RENE GIRARD, que retenez-vous de la victoire (3-1) en Ecosse vendredi dernier?
RG. : On avait envie de savoir ce que ce groupe-là, remanié, chamboulé après le Championnat d'Europe, pouvait faire. Quelques cadres avaient quitté l'équipe, on sait qu'il y a du talent dans les quatre générations qui composent ce groupe. On avait fait un premier match contre la Belgique (défaite 1-0 le 15 août à Bayeux) un peu tronqué, on avait joué à dix, on s'était réunis le lundi pour le mardi... Là, avec le rassemblement de dix jours, on a pu bosser, on a pu échanger, on a pu partager. Ils ont pu se souder.
Et sur le terrain?
R.G. : J'ai été agréablement surpris par ce match en Ecosse, parce qu'on était prêts, on a répondu au combat qui nous a été imposé et sur le plan technique, il y a eu beaucoup d'application, notamment de la part de jeunes garçons pour lesquels je pensais que ce serait peut-être un peu plus long à venir. Tout le monde s'est mis au diapason. Collectivement, on a joué le même football avec le même état d'esprit, et ce n'est pas évident quand on construit un groupe. Ce match a été joué sur un tempo plus qu'intéressant, tout le monde y a mis du sien. Les "vieux briscards" ont pris les choses en mains.
Comment voyez-vous ce match contre la Slovénie?
R.G. : On va jouer la deuxième mi-temps de ce championnat à trois, une à l'extérieur, une à la maison. La Slovénie est une équipe solide, digne de ces équipes qui viennent de l'ancienne Yougoslavie. On a joué la Croatie et la Bosnie, c'est un jeu bien organisé avec des garçons athlétiques, de bons techniciens. C'est un football qui se rapproche davantage du nôtre par rapport à l'Ecosse où on est plus confronté à un combat physique, où on a plus d'espaces. Là, ça va être beaucoup plus serré, il y aura beaucoup plus de trucages, j'en suis persuadé. Je ne pense pas que ce soit le genre d'équipe qui parte à l'abordage et fasse n'importe quoi. Si on considère que ce match est une simple affaire, on se met le doigt dans l'oeil. Ce serait jouer avec le feu que d'essayer de gérer un nul, et ce serait une grave erreur que de partir sur cette base-là.
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