Quand on danse la samba en hiver sur les pelouses gelées de France, Belgique, Allemagne ou Ukraine, il est normal de vouloir goûter de nouveau aux préparations d’avant saison à Copacabana.
L’Aller/retour en claquettes sur la plage pour faire du gringue aux déesses en bikini fluo sous la bénédiction du Christ Rédempteur, ou les défilés du Carnaval, seraient partie intégrante de l’entraînement faisant des Brésiliens des joueurs de foot relativement endurants. Reste à savoir s’en servir à bon escient.
Chaque année, le nombre de rapatriements de joueurs brésiliens est important, à en faire saliver les fans des reconduites à la frontière qui prolifèrent ces temps-ci en Europe.
Les clubs européens mettent le grappin sur des jeunes joueurs prétendument talentueux et les renvoient chez eux, continuer à prendre de la valeur. On ne sait jamais. Parfois, il s’agit de les renvoyer se ressourcer parce qu’ils ne sont pas devenus Il Fenomeno. Comme par hasard…
Puis, il y a les Luis Fabiano, Ronaldinho, Mancini, Adriano, ou même l’ancien lyonnais Fred, rentrés très tôt au pays alors qu’ils demeurent de bons joueurs susceptibles d’intéresser de bons clubs sur le vieux continent.
Mal du pays, vraiment ? Le Brésil est en train de devenir la cinquième puissance économique mondiale. L’avenir du football ne se trouve-t-il pas dans les pays émergents ? On devrait moins sourire lorsque Samuel Eto’o ou Nicolas Anelka partent pour des endroits « exotiques ».
Flamengo a fait revenir Vágner Love, l’Atlético Mineiro veut Matías Fernández (Sporting Lisbonne), Neymar et Ganso (Santos) tardent à arriver en Europe.
Aujourd’hui, les clubs brésiliens ne sont plus voués à être l’antichambre des clubs européens.
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