Le Conseil fédéral de la FIGC a adopté avec 22 voix pour, une seule voix contre et deux abstentions, une motion déclarant "l'absence de bases juridiques pour révoquer" le Scudetto attribué à l'Inter, selon les médias italiens. Le scandale du Calciopoli, il y a cinq ans, avait coûté à la Juventus Turin ses titres 2005 et 2006 pour avoir influencé les arbitres. Elle avait été condamnée (rétrogradation en Serie B et 9 points de pénalité), comme la Fiorentina (maintenue en Serie A avec -15 points), l'AC Milan (-8 points) et la Lazio Rome (-3 pts).
Ces pénalités avaient profité à l'Inter Milan qui a obtenu ainsi son titre de champion d'Italie pour 2006. Mais selon un compte-rendu du procureur fédéral Stefano Palazzi, divulgué le 4 juillet, l'Inter "avait (aussi) un réseau de rapports non-réglementaires" avec les arbitres et aurait pu être condamné au même titre si les écoutes téléphoniques avaient toutes été examinées à l'époque par la justice.
Ces conversations entre dirigeants de clubs et responsables de la désignation des arbitres sur les matches avaient précipité la chute de la Juve et de son directeur sportif Luciano Moggi, radié depuis.
La Juventus Turin, dont les "lourdes responsabilités" dans le Calciopoli ont à nouveau été soulignées par le rapport du procureur Palazzi, avait envoyé en mai 2010 une requête à la FIGC en lui demandant de laisser le titre vacant, et avait moqué en mai 2011 "l'immobilisme" de la fédération, qui n'avait toujours pas pris de décision.

























