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En Serie A, le mercato hivernal servira à rompre l'équilibre... et aller chercher le titre

En Serie A, le mercato hivernal servira à rompre l'équilibre... et aller chercher le titre

Le 05/01/2016 à 12:22

L'Inter, la Fiorentina, le Napoli, la Juventus et la Roma sont groupées en quatre points, en tête de la Serie A. Du coup, chacun va devoir la jouer fine pour se renforcer au mercato.

Des entrées d'argent pour l'Inter afin de s'offrir Lavezzi

Roberto Mancini a fait le plus dur, associer la dizaine de recrues du mercato estival et en faire une équipe compétitive. En temps normal, et vue d'où revient l'Inter, il pourrait légitimement se contenter de cet effectif pour finir dans le Top 3. Impossible cependant de se reposer sur ses lauriers puisque cela revient fort derrière. De fait, pour éviter de se faire éjecter des places qualificatives de la prochaine Ligue des Champions, les nerazzurri vont devoir effectuer quelques opérations le tout sous l'œil averti du fair-play financier de l'UEFA.

Avant d'acheter, il va donc falloir forcément vendre ces éléments superflus et un minimum "bankables" tels que Santon, Ranocchia, Vidic, Dodo voire Guarin. Puis, restera à réinvestir cette somme d'argent sur un ou deux éléments. L'objectif numéro un s'appelle Lavezzi, l'attaquant du PSG amènerait cette touche de folie dans une animation offensive en manque de mordant malgré les nombreuses solutions à disposition. Si sa valeur marchande est faible car en fin de contrat, la requête salariale reste élevée : 5 millions l'année. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas si sûr.

Ezequiel Lavezzi lors de PSG - Toulouse en Ligue 1 2015-2016

Ezequiel Lavezzi lors de PSG - Toulouse en Ligue 1 2015-2016AFP

Une défense plus solide pour la Fiorentina

Contrairement à la saison 1998-99, lorsqu'elle fut sacrée championne d'hiver, la Fiorentina ne compte pas laisser passer l'opportunité d'aller chercher son troisième scudetto. Les frangins Della Valle ont annoncé quelques renforts pour rester dans la course au titre le plus longtemps possible, suivant les directives d'un Paulo Sousa de plus en plus ambitieux. Ce dernier a trouvé son équipe et un schéma type (3-4-2-1), mais il a aussi remarqué qu'un élément de qualité en défense était nécessaire. Depuis des mois, on parle du défenseur argentin Lisandro Lopez au CV pourtant moyen mais évoluant au Benfica où travaille Rui Costa, ex-symbole de la Viola et ancien coéquipier de Sousa. La solution de repli s'appelle Mexès déjà tout proche cet été. Là aussi, ce n'est pas le haut du panier. Il s'agira également de renforcer un banc de touche fourni mais considéré qualitativement insuffisant et qui devrait perdre Pepito Rossi peu satisfait de son temps de jeu. D'où la piste Ocampos. Décidément, les actes doivent encore suivre les paroles.

Comment le Napoli peut renforcer une équipe impeccable ?

Telle est la question. C'est pour le moment un sans-faute pour Maurizio Sarri qui a viré sur un 4-3-3 après avoir tenté de greffer son incontournable 4-3-1-2. Les titulaires en championnat, les remplaçants en Ligue Europa (6 victoires sur 6) et un onze-type intouchable et épargné par les blessures : Reina, Hysaj, Albiol, Koulibaly, Ghoulam, Allan, Jorginho, Hamsik, Callejon, Higuain, Insigne. L'idée est d'intervenir sur les solutions de rechange assez satisfaisantes et occupant ce rôle sans sautes d'humeur apparentes.

Mais voilà, si le Napoli veut passer un dernier cap, il doit compter sur des doublures au niveau des titulaires, du genre Makismovic (défenseur du Toro) et Soriano (milieu de la Samp). A De Laurentiis de faire un effort financier (ils sont évalués aux alentours de 15 millions) qui mettrait cependant Sarri en difficulté puisque sa gestion du groupe est justement facilitée par l'écart abyssal entre le onze-type et les autres, hormis l'exception Mertens.

De la qualité pour la Juve

Relancée dans la course au titre après sept victoires consécutives (série en cours), la Vieille Dame compte sur ce mercato pour frapper fort. C'est de notoriété publique, les départs de Vidal et Pirlo ont affaibli le milieu de terrain d'un point de vue qualitatif et Hernanes ne s'est pas montré à la hauteur (c'était à prévoir). Rappelons qu'il n'était qu'une solution de repli après les échecs Draxler et Götze.

Et c'est encore vers l'Allemagne que le regard des dirigeants bianconeri se tourne afin de recruter un élément pouvant faire aussi la différence en 8èmes de Ligue des Champions contre le Bayern. Ils auraient jeté leur dévolu sur Gundogan, le maitre à jouer du Borussia Dortmund, évalué à 25 millions. Il s'agirait de le caler devant la défense afin de réutiliser Marchisio en relayeur dans un 352 « made in Conte » remis au gout du jour. D'autres noms moins "sexys" sont cités, mais la Juve ne bougera que si cela en vaut la peine. Le cas contraire, Allegri se satisfera volontiers des hommes avec qui il est revenu à trois points de la tête.

Ilkay Gundogan (Dortmund) en Coupe d'Allemagne 2015-2016

Un entraineur pour la Roma ?

On change les ailiers et on prie pour que cela fonctionne mieux, un peu comme l'an passé en fait lorsqu'Ibarbo avait été recruté sans laisser de traces. Cette fois, c'est l'Argentin Perotti qui vient remplacer son compatriote Iturbe parti à Bournemouth. Et El Shaarawy pourrait lui aussi débarquer rejoignant Gervinho, Salah, Falqué et Florenzi déjà présents. On commence vraiment à manquer d'idées du côté de la Roma, surtout tactiquement avec Garcia figé sur son 4-3-3. Gentiment, son directeur sportif Sabatini continue d'accéder à ses requêtes, peut-être les dernières. En effet, si la situation continue de stagner, le technicien français risque fort de prendre la porte, Spalletti et Lippi attendant (im)patiemment. A vue de nez, la Roma a surtout besoin de certitudes en défense avec un axial à associer à Manolas et un vrai latéral droit de métier, mais non, des ailiers et encore des ailiers, pour mieux se brûler les ailes.

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