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Barthez, l'atypique

Barthez, l'atypique

Par Eurosport
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Par Eurosport - Le 06/10/2006 à 11:00
La carrière de Fabien Barthez aura été à l'image de son poste de gardien, à part. Quinze années professionnelles marquées par les exploits, la victoire en Coupe du monde,... mais aussi par les facéties et les crises d'humeur. Portrait d'un joueur qui n'a
 

9 juillet 2006. 22h41. Les filets de Fabien Barthez sont transpercés par le tir au but de Fabio Grosso. L'Italie est championne du monde. Le gardien des Bleus s'adosse à son poteau un long moment. Sait-il à ce moment qu'il vient de jouer les dernières minutes de sa carrière de footballeur? Sans doute pas. Avant la Coupe du monde, il a fait le choix de quitter Marseille, son deuxième club de coeur. Car le premier, c'est Toulouse et le "Divin chauve" rêve probablement déjà à un retour dans la ville rose. Pour être proche de Lavelanet, ville qui l'a vu grandir. Pour être auprès de ses proches, aussi. Pour boucler la boucle, laisser une trace. Comme à chacun de ses passages quelque part.

Fabien Barthez fait partie de cette catégorie de joueurs qui ne laissent pas indifférent. En bien ou en mal. Certains garderont l'image du pilier de l'équipe de France, champion du monde (1998), champion d'Europe (2000). Un gars sympa qui rigole quand la pression stresse toute une équipe et un pays. Un gars qui se laisse embrasser sur le crâne pour conjurer le sort et que tout le monde aimerait compter parmi ses "potes" pour boire un coup. Mais avant tout, un grand gardien, sûr dans ses prises de balle, dans ses relances, excellent dans ses sorties et dans le jeu au pied. Tout simplement le meilleur gardien de l'histoire du football français. Le recordman des sélections à son poste aussi (87).

Pause pipi plutôt qu'une médaille

D'autres préfèreront ne pas occulter l'autre facette de l'Arriégeois. Celle d'un homme impulsif, capable de cracher sur un arbitre lors d'un match amical à Casablanca. Et derrière, d'avouer, sans honte ni remords, que les travaux d'intérêt général ne lui ont "rien appris". Un joueur à part, sûr de lui et de son statut qui se dispense d'une ascension en cordée avec les autres Bleus, lors du stage de préparation à la Coupe du monde 2006 et qui, au lendemain de la défaite face à l'Italie lâche ses partenaires et ne se rend pas à l'Elysée. Son comportement agace. Face au PSG en finale de Coupe de France (1-2), il ne vient même pas chercher sa médaille ... pause pipi oblige.

Fabien Barthez est de toute façon à prendre avec tout ça. Ses qualités, ses défauts. Et dans le fond, même ses détracteurs ne peuvent nier qu'il a été un gardien exceptionnel, toujours présent dans les grandes compétitions. Même les Français - chez qui sa côte avait baissé pendant que celle de Grégory Coupet augmentait - lui ont pardonné ses écarts. Avant la Coupe du monde en Allemagne, ils l'avaient porté au 4e rang de leurs sportifs nationaux préférés. Fabien Barthez a marqué de ses gants son passage dans le football français. On l'aime. Ou pas. Mais on ressent forcément quelque chose, quand il dit qu'il s'en va.

 
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