Face à la Biélorussie (0-4), vendredi soir à Minsk, Vicente del Bosque et ses hommes ont répété leurs gammes à quatre jours du choc du groupe I face à la France. Sauf si le technicien espagnol décide de changer tous ses plans et ses acquis, la Furia Roja devrait se présenter avec son classique 4-3-3 face aux Bleus dans le bouillant Vicente Calderon. La rencontre face à la Biélorussie, dominée et contrôlée de bout en bout, a en tous cas donné une idée claire sur le système offensif qui devrait être utilisé face aux Bleus mardi prochain : l'option Cesc Fabregas, convaincant lors de son entrée en Géorgie (0-1) et face à la Biélorussie donc, en position de neuf et demi semble la plus indiquée pour brouiller les cartes.
Dans le frigorifique (5°) et austère stade du Dynamo de Minsk, le système offensif espagnol, avec Fabregas comme point d'ancrage parfaitement soutenu par Xavi et Cazorla à la création, a séduit et s'est surtout montré très perturbateur pour la défense biélorusse, qui a eu le mérite de vouloir jouer au football malgré la qualité de l'adversaire. Ce qu'il faut réellement retenir de la performance offensive des champions d'Europe et du monde, vainqueurs de leur deuxième déplacement de ces éliminatoires du Mondial 2014, c'est que le trio offensif Pedro-Cesc-Silva a dynamité la rencontre par ses interminables permutations. Bouger pour mieux régner en somme et l'Espagne a appliqué la consigne dès le début de la rencontre. "Nous avons fait un bon match, très complet. Les joueurs se sont sentis à l'aise dès le début, ils se sont bien trouvés et ont joué avec de la profondeur, en récupérant bien le ballon. Le talent de nos joueurs a fait le reste", a précisé Vicente del Bosque après la rencontre.
Del Bosque : "Face à la France ce sera un duel exigeant"
Si la titularisation de Fabregas - laissant Villa, Soldado et Torres sur le banc de touche au coup d'envoi - a occupé tous les esprits, la performance de Pedro Rodriguez doit être prise très au sérieux. L'ailier du FC Barcelone, auteur du premier triplé de sa carrière, le 31e d'un international espagnol sous le maillot de la Roja, a confirmé sa bonne passe débutée en fin de saison dernière. Sans cesse en mouvement et disponible dans la profondeur, le Catalan a indéniablement pris date avec une titularisation mardi prochain. C'était déjà lui, avec Fabregas à la passe décisive, qui avait perforé la défense géorgienne à Tbilissi. La bonne passe du joueur catalan n'a pas échappé à son sélectionneur. "Il joue très bien actuellement avec son club. Il est frais, dynamique, avec une bonne agressivité offensive. Il donne un peu de variété à notre modèle de jeu habituel qui est de jouer dans les pieds".
Si l'Espagne a su éviter le même scénario que face à la Géorgie, c'est également grâce au pressing très haut imposé par le trio Xavi, Alonso et Cazorla. Très recentré par rapport à son poste de départ, Xavi, auteur de deux passes décisives, a posé sa patte sur tout l'entrejeu. Sa bonne forme du moment arrive à point nommé pour la Roja qui s'est payée le luxe de laisser Andrès Iniesta (entré en jeu à la 56e) sur le banc de touche. Prévenant avec son effectif, del Bosque a même voulu préserver Ramos, touché physiquement en seconde période. "Il avait un petit quelque chose, et j'ai préféré le remplacer (par Albiol à la 68e) alors que lui voulait continuer", a glissé le sélectionneur espagnol. Le secteur défensif, pas mis à mal par la Biélorussie auteur de quatre tirs en 90 minutes, c'est finalement le seul secteur - avec le forfait de Piqué - qui laisse à réflexion avant les retrouvailles avec la France. Pas pédant pour un sou, le sélectionneur de la Roja se méfie tout particulièrement des Bleus. "Ce sera un adversaire compliqué (...). Ils ont de très bons joueurs, avec des attaquants qui jouent dans la profondeur. De plus, ils possèdent aussi des joueurs très forts physiquement. Ce sera un duel exigeant".



AFP
























