L'info sport en direct et en video - Eurosport
Suivez Eurosport sur FacebookRecevez toutes les dernières infos sport directement sur votre mur 
Sur Eurosport Player
 Finale Ligue des Champions FéminineRegarder 
 Tournoi ATP DüsseldorfRegarder 
En ce moment sur Eurosport
  •  15:45 TENNIS
    TENNIS: Tournoi ATP à Dusseldorf...
  • 16:15 RUGBY
    RUGBY: Championnat, France
 
 
 
Football - Qualif. Coupe du monde 2014

Et l'Espagne a plongé...

Maîtrisant son sujet pendant près d'une heure, l'Espagne a complètement déjoué ensuite. Si le changement tactique des Bleus a posé problème, les hommes de Vicente del Bosque, handicapés par les blessures de Silva et Arbeloa, ont également plongé physiquement et donc techniquement.

 
Espagne - France (1-1) : Et l'Espagne a plongé... - Football - Qualif. Coupe du monde 2014AFP
 

A voir la tête des supporters espagnols à la fin de la rencontre, l'air hagard et perdu dans l'immense Vicente Calderon, le nul concédé mardi par la Furia Roja face aux Bleus (1-1), dans les derniers instant de la partie, a pris des allures de défaite. Ce but de la tête d'Olivier Giroud (90e+3) a notamment mis fin à quelques séries que l'Espagne trimbalait dans sa besace depuis un bout de temps. Ainsi, l'équipe de France a stoppé l'incroyable série espagnole de vingt-quatre succès en éliminatoires qui n'avait plus concédé de nul à domicile depuis septembre 2005 (1-1 face à la Serbie). Pour le clin d'oeil, l'Espagne avait été accrochée dans le même Vicente Calderon. Revenons à Giroud, son coup de tête à mis fin à 817 minutes - soit près de treize heures - d'invincibilité pour Iker Casillas en compétition. Tout a une fin.

Il est arrivé à l'Espagne - invaincue à domicile en éliminatoires depuis juin 2003 - ce qui arrive aux équipes qui ne concrétisent pas leur domination et leurs occasions (62% de possession sur l'ensemble du match). Pour Vicente del Bosque, dont le système avec un faux numéro neuf n'a pas marché, la façon de jouer n'a pas été bonne : "Nous nous sommes trop exposés en voulant resserrer le jeu. Mais il ne faut surtout pas minimiser le résultat". Pour Jésus Navas (qui n'est pas entré en jeu), la France a eu un brin de chance : "En première période, nous avons été meilleurs qu'eux. Après la pause, ils ont haussé le rythme. Mais leur égalisation est un peu chanceuse parce qu'elle arrive sur le coup de gong, à un moment où nous étions déjà démobilisés. Le penalty manqué ? C'est vrai que cela aurait été plus confortable pour nous d'arriver à 2-0 à la mi-temps, mais nous ne nous en servons pas comme excuse. Le niveau de la France ne m'a pas surpris. Nous savions que c'était une équipe puissante, surtout au milieu de terrain".

Juanfran : "Voir la France à ce niveau ne m'a pas surpris"

Comment expliquer que cette équipe si dominatrice, si chirurgicale dans sa façon de jouer et contrôler ses matches ait pu autant déjouer après l'heure de jeu ? Si la Roja avait subi quelques déconvenues en amical, avec des équipes mixtes, après son succès au Mondial sud-africain (Argentine, Portugal notamment), ses résultats et son implication durant les matches à enjeux n'avait pas été mise à mal depuis des lustres. Le premier facteur de cette baisse de régime est celui du physique. Si ce dernier n'a pas tenu, le match, complet, disputé et remporté à Minsk (0-4) vendredi dernier face à la Biélorussie, peut être un début d'explication même s'il n'excuse rien. Il faut le souligner, les hommes de del Bosque - où le seul Iniesta était au repos au coup d'envoi - avaient effectué une rencontre pleine du début à la fin. En conférence de presse, Vicente del Bosque semblait convaincu que les blessures ont handicapé son équipe dans tous les secteurs : "Nous avons été plus lourds physiquement et plus empruntés psychologiquement. Logiquement, les blessures (de Silva et Arbeloa) ont contrarié nos plans".

Le milieu de terrain, le moteur principal de cette sélection, s'est lui éteint en deux temps. La sortie d'Andrès Iniesta l'a considérablement affaibli au niveau de l'organisation et de la transmission de balle. Symbole du déclin, Xabi Alonso, peu aidé défensivement par ses partenaires, s'est notamment retrouvé trop seul à la récupération en fin de match. Enfin, la France, il faut lui reconnaitre, a parfaitement su utiliser les points faibles de son adversaire en utilisant les propres armes de l'Espagne contre elle.

Défensivement, la blessure d'Alvaro Arbeloa (à la 50e), qui avait parfaitement bloqué les chevauchées de Ribéry jusque-là, a été l'autre facteur d'un déclin devenu inévitable. Pour résumer, l'Espagne a terminé la partie avec un milieu fatigué et une défense trop offensive où Juanfran, auteur de la mauvaise relance sur le but tricolore, s'est révélé être un jouet pour Ribéry et Benzema qui n'en demandait pas tant. Le secteur défensif de la Seleccion restait un mystère avant d'affronter un adversaire de calibre et le test n'a donc pas été concluant. Décrié pour sa mauvaise performance, le latéral de l'Atletico s'est tout de même exprimé après la rencontre. "Voir la France à ce niveau ne m'a pas surpris. C'est une grande sélection, nous le savions. Ils ont su faire une deuxième période bien meilleure que la nôtre, après une première mi-temps qui a été plutôt sous notre emprise. Valbuena, Benzema, Ribéry, les attaquants et les milieux français ont très bien fini le match. Maintenant, nous devons nous servir de ce match pour nous améliorer. Il faudra notamment aller gagner là-bas en France".

 
 
 
À ne pas manquer
  • Découvrez Le Mag Eurosport

    Parce que sport rime aussi avec Lifestyle, Culture et High-tech, Eurosport vous garde au top des tendances avec son nouveau site LeMag.

  • Le BUZZ Eurosport

    Vivez le sport autrement. Toute l'actu musique, cinéma, high-tech, mode et tendances pour les passionnés de sport.

  • Grand Jeu Concours F1 Challenge

    Participez au Jeu Concours F1 Challenge et tentez de gagner un chèque de 1 000€, une TV 3D, une tablette tactile et pleins d’autres lots High-tech !

Suivre Eurosport.com
 
Sur Facebook
 
Sur Twitter
 
Sur Mobile