Ils ne sont jamais bien loin. Même lorsque le pays se rassemble sous les couleurs de la Roja, les deux poids lourds madrilènes et barcelonais font irruption sur la scène nationale. A la veille de la rencontre face à la Biélorussie, plusieurs sujets sont venus détourner l'attention de la sélection espagnole. "Je ne crois pas qu'il y a des joueurs qui font du théâtre", a dû expliquer le sélectionneur Vicente del Bosque en conférence de presse. L'ancien joueur et entraîneur du Real Madrid rejette les accusations du défenseur merengue Pepe, qui juge certaines chutes des joueurs du FC Barcelone, et notamment Andrés Iniesta, trop belles pour être vraies.
Entre Catalans et Madrilènes, il faudra pourtant se comprendre vendredi sur le terrain. Peut-être même en défense centrale, où Sergio Busquets tient la corde pour être associé à Sergio Ramos. En l'absence de Piqué et Puyol, le milieu défensif du Barça et le défenseur du Real ont été associés lors du dernier entraînement de la sélection espagnole avant le match de Minsk. Ils devraient être entourés d'Alvaro Arbeloa et Jordi Alba sur les côtés. Busquets désertant l'entrejeu, Xabi Alonso a évolué seul devant la défense, avec Xavi et Cazorla un peu plus haut sur le terrain. Del Bosque a laissé entendre qu'Iniesta serait préservé.
Iniesta se partage entre Valdés et Casillas
Reste la question des titulaires aux avants-postes. Et cette éternelle rengaine : avec ou sans avant-centre ? "Nous allons jouer avec des hommes capables de marquer", a indiqué le sélectionneur de l'Espagne. La presse ibérique s'attend à voir une véritable pointe contre la Biélorussie mais pas contre la France. Pourtant, Fabregas s'est retrouvé en "faux-neuf" lors de l'entraînement sur la pelouse du Stade Dinamo de Minsk. A ses côtés, Pedro et Silva. La veille, Del Bosque avait au contraire associé Villa, Torres et Silva sur le front offensif.
Tout derrière, Iker Casillas reste indiscutable, malgré les critiques subies après le match nul face entre le Real Madrid et Barcelone. Mais Andrés Iniesta est venu jeter une pierre catalane dans le jardin de son coéquipier de la Roja. "Pour moi, Victor (Valdés) est le numéro un", explique-t-il dans un entretien vidéo relayé par la Ligue espagnole. "Il a gagné cinq Zamoras (trophée décerné au gardien de but ayant encaissé le moins de but lors de la saison de Liga) dans le meilleur championnat", argumente le milieu de Barcelone. Qui se joint tout de même à la cause nationale au moment de défendre Iker Casillas dans la course au Ballon d'Or. Même si "Xavi en mériterait aussi".
LA DECLA :
Les Espagnols espèrent bien pouvoir observer les derniers choix tactiques de leur sélectionneur. Mais toujours rien ne leur est garanti ! A 24 heures du coup d'envoi, aucune chaîne de télévision n'a encore acheté les drotis pour la diffusion du match, évalués à 1,5 million d'euros. Les négociations sont enlisées. La chaîne Telecinco, du groupe Mediaset España, est annoncée en pole position. Mais dans l'après-midi, le directeur des sports de Mediaset a prévenu sur twitter : "A cette heure, je crois que les radios seront nos yeux demain en Biélorussie".
L'ANECDOTE
Privé de rassemblement pour cause de luxation du coude gauche, Carles Puyol avance sur le chemin de la guérison. Jeudi, le défenseur catalan s'est fendu sur les réseaux sociaux de deux photos "avant/après". Sur la première, il exhibe un plâtre, qui laisse ensuite la place à une attelle. "Un autre petit pas dans la récupération", explique Puyol.



AFP
























