L'enfant du pays est de retour. Cinq ans après son exil vers l'Angleterre et Liverpool, Fernando Torres repasse dans le coin. L'ancien de l'Atletico Madrid, formé au club dont il a fait les beaux jours jusqu'en 2007, n'a plus joué à Vicente-Calderon depuis cette date. Face à la France, il ne devrait pas être titularisé par Vicente del Bosque, qui lui préférera une nouvelle fois - sauf surprise - un "faux 9" nommé Cesc Fabregas. Alors, El Niño attendra son heure sur le banc. En espérant qu'elle vienne.
Interviewé dans les colonnes du quotidien El Pais, Fernando Torres rappelle combien ce club compte pour lui. Revenir, "c'est spécial", lance l'attaquant de Chelsea, récent vainqueur de la Ligue des Champions. "Je suis de l'Atleti ! Au final, tu es d'un club. Tu peux en apprécier plusieurs, mais celui que tu as choisi enfant est unique. J'ai beaucoup appris à l'Atletico." Et pas seulement à jouer au football. La dimension sociale du club populaire de la capitale espagnole est aussi présente et le suit pas à pas. De Liverpool à Londres. "Je continue à défendre les valeurs que l'on m'a inculquées, pas de victimisation ni de sentiment d'infériorité. (...) Même à Chelsea, un club plus stable et d'un niveau social plus élevé", assure celui qui a inscrit le but de la victoire espagnole à l'Euro 2008.
"Qui sait, peut-être qu'un jour on jouera sans latéraux ?"
Ne pas se plaindre lorsqu'on est sur le banc, relégué par un "faux 9", Fernando Torres applique à lui-même ce qu'il a appris à l'Atletico Madrid. "C'est une alternative supplémentaire. Quand tout le monde connait ton jeu, il faut trouver d'autres solutions. Qui sait, peut-être qu'un jour on jouera sans latéraux ?", s'interroge l'attaquant aux cent capes en équipe d'Espagne. Mardi soir, il y aura bien deux latéraux dans la composition de départ de la Furia Roja. Mais pas de Fernando Torres. Vicente-Calderon patientera. En espérant le voir jouer à un moment ou à un autre. Avec Liverpool, il avait eu deux occasions de repasser par la maison, en Ligue des Champions et en Ligue Europa. A chaque fois, des blessures l'avaient privé des retrouvailles. Cette fois, il sera bel et bien là. En coup de vent, malheureusement.



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