Casse-tête à venir pour Didier Deschamps. Lui qui se voyait déjà installer une charnière Rami-Koscielny à son arrivée doit aujourd'hui prendre en considération l'éclosion de Mamadou Sakho et de Mapou Yanga-Mbiwa. Surtout du Montpelliérain d'ailleurs, un ton au-dessus du Parisien en Finlande vendredi (0-1), moins en danger sur son statut de titulaire en club et qui, rappelons-le, figurait dans la liste élargie de Laurent Blanc avant l'Euro 2012. A 23 ans, celui qui a été ardemment courtisé par le Milan AC durant l'été peut légitimement s'estimer comme un partant certain à chaque liste.
Ce problème de riche pour Deschamps ("Je ne vais pas m'en plaindre") n'en est pas un non plus pour Yanga-Mbiwa. Dans sa tête, le Montpelliérain ne se voit pas encore comme un titulaire en puissance chez les Bleus. "On est là pour essayer de tirer le groupe vers le haut, a-t-il confié. C’est bien pour nous [...] et c’est bien pour le coach qui a plus de choix à faire, qui a plus de possibilités". Tout juste admet-il que sa performance a été bonne. "Oui, c’est vrai que beaucoup de monde m’a envoyé un message pour me féliciter. Cela fait plaisir, c’est bien, mais rien n’est acquis".
Yanga-Mbiwa a même recadré Mavuba
Yanga-Mbiwa a pourtant fait preuve d'une maturité et d'une sérénité étonnantes vendredi pour sa deuxième sélection. Comme si l'enjeu de ce premier match de qualification n'existait pas. "Lui et Sakho sont à l'aise dans le groupe et ont une grande confiance en eux, a reconnu Deschamps samedi. On peut reprocher beaucoup de choses à la jeunesse mais ils n'ont peur de rien. Malgré des situations chaudes, ils n'ont jamais paniqué." Preuve de son assurance sur le terrain, le Montpelliérain s'est même permis, selon ses mots, "d'engueuler un peu" Rio Mavuba qui évoluait trop haut à son goût. "Mais ce n'était pas méchant. On a réglé ça sans problème", dit-il.
La question qui se pose est celle de sa reconduction face à la Biélorussie. Et, à terme, face à l'Espagne en octobre. "Il faut que je fasse le point, a reconnu le sélectionneur. Ce qu’ils ont vécu (avec Sakho) va leur permettre de grandir. Ceux qui n'ont pas joué, ça doit les booster." Rami et Koscielny, à court de forme pour ce premier match officiel de l'ère Deschamps (et encore incertain pour mardi), ne devront pas s'endormir sur leurs lauriers. Même si l'expérience parle pour eux et que la vérité de septembre n'est pas celle de l'hiver, du printemps ou de l'été 2014. Yanga-Mbiwa le sait aussi. "Je sais qu’il ne faut pas que je me repose sur mes acquis", conclut-il.



AFP

















