Formule 1 - GP d'Allemagne
24/06/2009 - 14:30Glock : "Etre meilleur en qualification"

Il ne manque pas grand chose à Toyota pour franchir le dernier échelon qui sépare de la victoire. De son côté, Timo Glock sait ce qu'il doit faire pour tirer 100% de la TF109 en qualif.
Quel a été le temps fort de votre début de saison avec Toyota ?

Timo Glock : Le podium en Malaisie, où j'ai terminé 3e. La saison a été faite de hauts et de bas mais nous avons démarré sur un rythme élevé, nous avons été régulièrement dans les points. Et puis, pour la première fois, Toyota a placé ses deux voitures en 1ère ligne, à Bahreïn. Ce début de saison est plutôt réussi.
Tout le monde a eu le sentiment que vous n'avez pas été assez agressif en course à Bahreïn...
T.G. : En fait, nous avons été un peu trop agressifs en qualification, mais pas assez en course, en effectuant un premier relais un peu court. Nous avons perdu des positions et eu du mal dans le deuxième relais. J'ajouterai que nous avons un peu joué de malchance.
Quels est le point fort et le point de la TF109 ?
T.G. : Nous avons, dans l'ensemble, un solide package. La voiture est parfois inconstante sur la durée du week-end. Personnellement, j'ai du mal à tirer 100% de ma voiture en qualification. C'est un peu le problème que nous avons en ce moment. Autrement, nous pourrions être plus haut sur la grille.
Récemment, vous avez dit que Toyota avait changé de philosophie par rapport à l'année dernière…
T.G. : Nous étions déjà très soudés, en 2008. Nous avons bien progressé, le team était très motivé et l'est resté cet hiver et en début de saison. En fait, une équipe change automatiquement avec le succès et des podiums.

Il vous arrive de bien performer le samedi matin et de rétrograder au classement en qualification. Est-ce que cela signifie que votre set-up fonctionne sur une fenêtre plus étroite que celle de Jarno Trulli ?
T.G. : Je ne suis pas trop mal en Q1 ou en Q2 mais j'ai effectivement du mal, comparé à Jarno, entre la Q2 et Q3, lorsque l'on rajoute de l'essence. Oui, cela a parfois été difficile pour moi.
Jarno est très fort pour trouver le dixième qui fait la différence en Q3...
T.G. : Oui. Je pense qu'il est l'un des meilleurs en qualification sur un tour et il ne commet jamais de faute sur un tour de Q3. Il est vraiment, vraiment dur à battre en qualification.
Vous avez eu des problèmes l'an dernier avec le sous-virage de la TF108. Avez-vous des difficultés comparables cette année ?

T.G. : La TF109 est bien meilleure pour moi mais j'ai encore parfois des difficultés à chauffer les pneus sur un tour. Du reste, beaucoup d'autres équipes éprouvent des difficultés à tirer la quintessence des pneus. Je dois donc me pencher sur ce problème, m'améliorer personnellement, toujours et encore.
Le KERS ne s'est pas imposé. Vous aviez un "push to pass" en ChampCar, en 2005, qui offrait 50 chevaux pendant 60 secondes sur une course, grâce à une pression supplémentaire du turbo. Surpasser la limite de régime occasionnellement ne serait-il pas plus intéressant ?
T.G. : Ce système aidait bien et était moins onéreux que celui que nous avons développé (ndlr : mais jamais mis en œuvre). Ça marchait bien en ChampCar mais c'est un point d'interrogation pour la Formule 1 (ndlr : de surcroit avec un moteur atmosphérique). Est-ce qu'un système comme ça marcherait en F1 ? Je ne sais pas.
Qui remportera le titre selon vous ?
T.G. : Button tient pour l'instant la corde, mais la façon dont Red Bull développe sa voiture en ce moment met en évidence leurs énormes progrès. Ils ont gagné à Silverstone avec une avance confortable sur Barrichello (3e). Quand on voit la vitesse à laquelle ils reviennent sur Brawn, ça promet une grosse bagarre en fin de saison entre the Mark Webber, Sebastian Vettel et Jenson Button.
Les équipes et les pilotes doivent consacrer plus de temps aux medias et aux supporters cette année. Est-ce que quelque chose a vraiment changé dans le paddock ?

T.G. : Non, pour moi rien. J'avais déjà un planning rempli l'an passé de 8h00 à 18h00 ou 19h00 les week-ends Grands Prix. Plein, rempli à ras bord... Cette année, nous passons simplement plus de temps avec les medias, mais au bon du compte ça ne fait pas une grande différence.
Est-ce difficile de trouver sa place en tant que pilote allemand, au moment où Vettel et Rosberg se mettent en évidence ?
T.G. : La vie est effectivement un peu plus dure avec cinq pilotes allemands, mais au bout du compte ça m'est égal : il faut donner le meilleur de soi. Jenson Button en est un bon exemple : on peut être dans le creux de la vague à un moment et devant tout le monde la saison. En ce moment, Vettel est dans une période faste, il est dans une bonne équipe, au volant d'une bonne voiture.
US Grand prix Engineering a l'intention d'entrer en F1 en 2010, peut-être avec Danica Patrick... Quel serait son plus gros challenge ?
T.G. : Difficile à dire. Il n'y a eu aucune femme en Formule 1 depuis un moment (Giovanna amati, en 1992) et ce serait sympa de revoir ça. Danica Patrick a du succès aux Etats-Unis et je pense qu'une femme peut réussir en Formule 1. Autrement, c'est dur de savoir ce qui serait son plus gros challenge, car jJe ne vois aucune différence avec nous.
Comment voyez-vous votre Grand Prix national, les 10, 11 et 12 juillet, au Nürburgring ?
T.G. : Mon programme sera chargé, comme tout pilote allemand, mais je ne ferai rien de spécial. J'essaierai juste de consacrer plus de temps à mes supporters. Question résultat, je vise un top 5.
Tout le monde attend une victoire de Toyota. Quel circuit convient le mieux à la TF109 ?
T.G. : Les circuits rapides. Spa par exemple.
















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