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Formule 1 - GP d'Australie

Melbourne team par team

Le comportement des pilotes et des voitures passé au crible pour tirer les enseignements de la 1ère manche du Mondial 2008.

 
Melbourne team par team - Formule 1 - GP d'AustralieFrom Official Website
 

McLaren - Hamilton P1, Kovalainen P5

Melbourne team par team - Formule 1 - GP d'Australie 10-1 pour Hamilton face à Räikkönen, 14-1 pour Woking face à Maranello : McLaren repart d'Australie avec l'étiquette de grand vainqueur. Pourtant, aux essais, Hamilton n'avait du sa pole position qu'à une faute de Kubica (BMW). Passé l'angoisse d'un léger patinage sur l'aire de départ, l'Anglais a filé vers une impressionnante victoire, sa première à Melbourne. "La voiture était phénoménale. Elle était un rêve absolu à piloter, comparé à la voiture que nous avions l'année dernière" , a commenté l'Anglais. Neuvième victoire-record pour McLaren en Australie, et 19e course d'affilée sur le podium.

Heikki Kovalainen a fait du bon boulot pour sa première en Gris. 3e sur la grille, il est resté un tour de plus en piste pour essayer de revenir sur Heidfeld (BMW) avant de rentrer. Malheureusement, le plan de McLaren a échoué car Glock (Toyota) a motivé à cet instant la deuxième période de safety car. Pas de chance encore dans le final : il venait de passer Alonso (Renault) pour la 4e place lorsqu'il appuya malencontreusement sur le limiteur de régime spécial pit lane en enlevant un tear-off sali par l'huile de Bourdais. La hargne jusqu'au bout : il a surpassé Hamilton pour s'offrir son premier meilleur tour en course.

BMW - Heidfeld P2, Kubica Ab

Melbourne team par team - Formule 1 - GP d'Australie Une occasion manquée lorsque Kubica laisse la pole dans un grand travers au virage N.12, mais une autre saisie par l'équipe au service de Heidfeld, passé en force devant Rosberg au stand. Les libres 3 n'avaient pas menti en installant les deux F1.08 en haut de la feuille de chronométrage. Kubica a eu la malchance d'avoir l'excité Nakajima (Williams) derrière lui en fin de deuxième période de safety car.

Williams - Rosberg P3, Nakajima P6

Boîte de vitesses HS sur les deux FW30 en libres 1 et différentiel déréglé en libres 2 pour Rosberg. La suite est un sursaut mais la sortie de piste de Webber en Q2 pousse Rosberg à utiliser son train "tendre" réservé pour la Q3. Qualifié 7e en "medium", l'Allemand prend un sensationnel départ, virant 4e derrière Hamilton, Kubica et Kovalainen. Ces deux derniers pas vernis, il aurait fini 2e sans la meilleure réactivité de BMW et la hargne de Heidfeld à la sortie des stands, au 21e tour. Premier podium de Williams en Australie depuis 2003.

Nouvelle stupidité de Nakajima, qui percute Kubica juste avant le dernier restart. Pénalité de dix places sur la grille en Malaisie pour le Japonais qui déjà cassé son museau une première fois au départ.

Renault - Alonso P4, Piquet Ab

Melbourne team par team - Formule 1 - GP d'Australie Un trop plein de confiance de l'équipe qui pousse à n'user qu'un set à la fin de la Q2 et caler au 12e rang, même si le différentiel était mal luné. Mais l'Ibère est un "killer" et passe Kovalainen ET Raïkkönen en course, au tour 50. Enorme. Repassé par la McLaren, le double champion du monde a saisi en un éclair l'occasion donnée lorsque son remplaçant a appuyé par mégarde sur le limiteur de régime.

La cote d'alerte atteinte par Piquet. Pas ébouriffant comme N.3 en 2007, discret cet hiver, accidenté en libres 2 et 21e en qualif et fautif au N.1 : le Brésilien a tout fait à l'envers. Le problème est que les place seront chères cette année pour accéder en Q2.

Toro Rosso - Bourdais Ab P7, Vettel Ab

Juste une toute petite faute dans le final de son second run en Q1, qui remet ses espoirs de Q2 à un bon tour dans le money time. Malheureusement, Sutil fait sortir les drapeaux jaunes à cet instant et le débutant français se contente d'un 18e temps. L'instant clé de sa belle course est le tour 28, neutralisé : son équipe lui crie de prendre la zone des stands. Une fraction de seconde plus tard, la pit lane est effectivement accessible. Lumineux ! La remontée fantastique commence (6e), jusqu'à la 4e place, sur laquelle Alonso et Kovalainen lorgnent, impuissants. A moins de trois tours du damier, on croit à un bris du V8 Ferrari mais c'est la boîte qui a lâché. 8e puis finalement 7e par la disqualification de Barrichello. Impressionnant ! Le samedi, Vettel accède à la Q3 fort d'un 6e chrono mais un problème technique l'empêche de défendre ses chances. Pas plus chanceux dimanche : victime collatérale du virage N.1.

Ferrari - Massa Ab , Räikkönen Ab P8

Melbourne team par team - Formule 1 - GP d'Australie L'ère post-Todt débute mal. Pour sa première comme directeur de la Gestion sportive, Stefano Domenicali n'empêche curieusement pas ses hommes d'aller chercher Räikkönen hors pit lane (pompe à essence défaillante), à la fin de la Q1. C'est interdit et le Finlandais n'est pas admis à tourner en Q2. Course catastrophique : trop agressif dans les roues de Kovalainen au deuxième restart, il file dans le gravier rouge (pour se cacher ?) puis il s'égare comme aux essais en mordant dans l'herbe, ce qui vaut un tête-à-queue. Lâché par son moteur (tour 56) mais finalement dans les points grâce à la disqualification de Barrichello. Il restait sur sept podiums de suite.

Massa a tout fait de travers : il plante sa F2008 dès le premier virage, passe deux fois au stand, et gâche la course de Coulthard sur une attaque tardive dont il a refusé d'assumer la responsabilité (tour 25). Son moteur l'arrête cinq boucles plus tard. Pour ne rien arranger, Michael Schumacher révèlera que l'origine de la casse est humaine : le Pauliste a descendu un rapport au lieu de le monter. Aucune Ferrari à l'arrivée depuis Melbourne 2006. Gestion sportive, technique, pilotes : tout est à revoir. "C'est une grande leçon d'humilité, qui servira à tous" , lance Luca di Montezemolo, le président de Ferrari.

Toyota - Trulli Ab, Glock, Ab

Trulli qualifié 6e et solide 5e lors des 20 premiers tours : la déception est forcément cruelle lorsque la batterie surchauffée cède. Septième abandon en douze participations en Australie. Dès les essais, Glock était plutôt au Rallye d'Australie... Rétrogradé de cinq places après un changement de boîte de vitesses avant la qualif, puis de cinq positions encore pour obstruction en qualif, il part 19e et croise la route de Piquet au N.1. Au tour 44, au virage N.12, il livre une nouvelle figure qui rappelle Sainz et la Corolla. Mais une F1 n'est pas faite pour ça.

Red Bull - Coulthard Ab, Webber Ab

Melbourne team par team - Formule 1 - GP d'Australie Le local Webber, excellent 5e en libres 1 et 2e en libres 2, sort de la piste sur une défaillance des freins en Q1 et abandonne dans la cohue du premier tour. Coulthard pas plus verni : au tour 26 Massa lui rappelle tout aussi coupablement ce qu'il avait fait à Würz un an plus tôt.

Honda - Button Ab, Barrichello Disq

Barrichello rate la Q3 pour 0.009 sec et Button pour 0.095 sec. La déception vire au cauchemar en course : JB est éliminé dès le départ et le Brésilien au 253 gp brave les interdits. Lors de la neutralisation provoquée par Glock (tour 44), il entre ravitailler alors que la pit lane est fermé. Il repasse pour un stop and go de 10 secondes. Lors de la dernière neutralisation, la faute est rédhibitoire puisqu'il brûle le feu rouge à la sortie de la pit lane. Arrivé 6e, il est exclu et encaisse une pénalité de 10 places sur la grille à Sepang. Pour Honda, il ya aussi du travail côté organisation car Barrichello avait bien reçu le feu vert du "lollipopman" lorsqu'il a arraché le tuyau d'essence en repartant des stands.

Force India - Fisichella Ab, Sutil Ab

Après 9 tours, la nouvelle écurie n'avait plus de voitures valides. Accident pour Fisichella, victime en bout de chaîne de Piquet, et hydraulique pour Sutil, qui avait ruiné les dernières chances de certains la veille en partant à la faute en Q1. Le Néerlandais avait été relégué dans la pit lane au départ suite à un changement de voiture et de moteur pour réparer ses frasques de la veille.

Super Aguri - Sato Ab, Davidson Ab

L'écurie sauvée in extremis par Magma Group a fait de la présence à Melbourne, en économisant ses tours en essais malgré le manque hivernal : 429 tours en tout et pour tout en guise de préparation pour Davidson, et 354 pour Sato. Davidson se retire sur accident au tour 1, et Sato explose sa transmission au tour 33.

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