La pole position d'une nouvelle écurie n'est pas une première en Formule 1. Parmi d'autres, Wolf avait réussi ce tour de force avec Jody Scheckter à Buenos Aires en 1977, avant de gagner le lendemain. A l'époque, l'écurie du milliardaire canadien Walter Wolf débarquait avec son auto, sans référence. Dérivée de Honda, Brawn n'est pas exactement dans ce cas. Mais l'équipe de Ross Brawn restera dans les annales pour avoir mis tout le monde d'accord au premier rendez-vous de la compétition après seulement sept jours de test avec machine, et des montagnes de questions sur la validité de ses performances à Montmelo et à Jerez de la Frontera.
Elles étaient régulières, comme l'a montré Jenson Button en battant tout le peloton en Q3, samedi à Melbourne. Et Rubens Barrichello, qui partagera avec lui la 1ère ligne, avait auparavant dominé la Q1 et la Q2, en configuration légère. Le Britannique, en position de pointe pour la 4e fois de sa carrière, a signé un chrono de 1:26.202, surpassant au tout dernier moment les 1:26.505 de son coéquipier brésilien.
"Les cinq-six derniers mois ont été si durs pour nous", a rappelé l'Anglais, qui avait indiqué fin 2008, après une nouvelle saison déprimante, qu'il quitterait la F1 si 2009 ne marquait pas un rebond. "Etre sans volant, sans avenir en F1 et se retrouver là, en pole, est tout simplement incroyable. Vraiment. Tout le mérite en revient à l'équipe, à Ross [Brawn] et à Nick [Fry], qui ont rendu ça possible. Ce matin, notre vitesse était plutôt bonne avec les deux types de pneus. J'étais assez content. Mais nous ne savions pas quelle allait être notre place avant d'aller en qualification. En Q1 et Q2, je me suis retrouvé 0.2 sec et 0.1 sec derrière, mais j'avais des difficultés avec une faible charge d'essence pour diverses raisons. Nous avons rajouté de l'essence et la voiture est devenue plus normal. Dans un sens, c'est pas mal. Ça ne peut qu'aider pour la course. Ça faisait longtemps que je n'avais pas piloté une voiture compétitive. Ça remontait à 2006, lorsque j'avais fait la pole ici. Si c'est un super moment, ce n'est pas le plus important du week-end. Mais c'est un bon début".
Arborant son premier sponsor -Virgin- depuis les essais libres du matin, Brawn GP a donc battu des équipes mieux référencées telles Red Bull et BMW, en 2e ligne avec Sebastian Vettel et Robert Kubica, ou Williams et Toyota, avec respectivement Nico Rosberg, invaincu en entraînements, et Timo Glock, associés sur la 3e rangée de zone de départ du circuit de l'Albert Park. De quoi raviver la polémique : à part la RB5 de Vettel et la F1.09, les bolides du top 6 sont équipés d'un diffuseur au design constesté, et dont l'avenir sera fixé le 14 mars à Paris, devant la Cour d'appel internationale de la FIA.
Chamboulée par des changements réglementaire d'une rare ampleur (aéro déséquilibré, slick et grip accru, KERS en option, etc…), la F1 a la tête à l'envers en Australie, comme le prouve les positions pas très avantageuses des grandes équipes. Ferrari a limité la casse en obtenant les 7e et 9e places, avec Felipe Massa et Kimi Räikkönen, mal en point en libres 3 suite à une panne hydraulique sur la F60 N.4.
Mais pour ce qui est de Renault et McLaren, ce n'est pas brillant : le champion du monde 2005-2006, Fernando Alonso, s'est fait éjecter en fin de Q2 à cause d'une sortie de piste alors que Nick Heidfeld (BMW) venait juste de le sortir du top 10, et Nelson Piquet a été d'une transparence totale, comme aux essais, crédité d'un 17e chrono indigne de son matériel. Quant à McLaren, ce fut pire encore : alors que le N.1 mondial Lewis Hamilton était consigné au stand, Heikki Kovalainen n'était pas capable d'aller plus vite qu'une 14e place. Et puis, la mauvaise nouvelle est arrivée : obligé de partir dimanche avec une nouvelle boîte de vitesses, le Britannique a perdu 5 places sur la grille, et partira donc dernier.
Pour refermer le chapitre des déceptions, on notera la dernière position de Sébastien Bourdais (Toro Rosso) en Q1. Le Français a expliqué avoir été gêné dans son tour de lancement, ce qui ne lui a pas permis de monter correctement ses gommes en température.
Quelques heures après la fin de la séance de qualification, les deux Toyota de Timo Glock et Jarno Trulli étaient déclassées à cause d'un aileron arrière non conforme. Les deux TF109 s'élanceront donc en fond de grille dimanche.



DPPI
























je pense que si mc laren ou ferrari avait utilisé le fameux diffuseur elles allaient etre tout simplement decasséLe 28/03/2009 à 16:37
Bravo aussi à RedBull, qui ont un diffuseur "légal", pas de Kers, et sont devant Williams, Toyota, Ferrari, McLaren...
Allez Vettel, allez Webber !Le 28/03/2009 à 12:43
les reglements ont eté negociés de 2006 a 2007
faut arreter de dire n'importe quoi !Le 28/03/2009 à 11:30