La sanction serait donc un non-sens, témoin même d'une incompétence zélée. Ce ne sont pas moins de onze titres de champions qui l'affirment. Tant Michael Schumacher qu'Alain Prost ont suggéré lundi que les commissaires du Grand Prix d'Australie n'avaient rien compris à l'accrochage Sebastian Vettel/Robert Kubica, qui rendit célèbre le 56e des 58 tours du Grand Prix d'Australie, dimanche. Rien compris sans doute aux choses du pilotage et à la psychologie du pilote. Les mêmes décideurs qui ont mis deux tours à sortir la safety car après l'accident de Kazuki Nakajima (Williams) estiment que l'Allemand aurait du, dans le feu de l'action, décider de rendre les armes et sa 2e place sans combattre. Pour la peine, donc, il reculera de dix places sur la grille en Malaisie
"Vettel était à l'intérieur et il ne pouvait pas faire disparaître sa voiture pour laisser passer Kubica. Je pense que la sanction est injuste", a jugé "Schumi", septuple champion du monde de son état et présent dimanche à Melbourne dans le rôle de conseiller de la Scuderia Ferrari. Bon, on ne peut pas exactement affranchir le « Baron rouge » de toute démarche désintéressée. Il tente depuis des mois de convaincre le jeune loup de Red Bull de rejoindre le cercle des pilotes estampillés Willi Weber, son manager en compétition, et milite aussi pour que le prodige un jour une Ferrari.
Et puis, lundi soir, dans Auto-Critiques sur Eurosport, Alain Prost en a rajouté une couche, à sa manière, subtilement, sans esprit de polémique. Mais le message est bien passé lorsqu'il a soufflé à propos de Kubica : "Je pense qu'il braque un peu tôt. C'est une petite erreur d'expérience". Pour le quadruple champion du monde, le Polonais commandait une BMW au dessus du lot dans les dernières minutes de la 1ère manche du championnat 2009, et ça l'a poussé à l'optimisme. Effectivement bien plus performante que la Red Bull agonisante de Vettel : 2.0 sec sur l'ensemble des tours 52, 53 et 54. Ce qui l'incita à se porter à la hauteur de la RB5 au freinage du virage N.3, puis à négocier la difficulté trop sans élargir sa trajectoire, en minimisant la présence de la machine rivale, dont la glissade provoqua le clash. Pour une bonne raison : le vainqueur du Grand Prix du Canada 2008 pensait déjà à sa prochaine proie, Jenson Button (Brawn), qu'il avait vu quelques secondes plus tôt à mi-distance de la ligne droite des stands. La perspective était tentante, elle l'a poussé à "tailler" la route, et le contraire lui aurait été reproché s'il avait attendu trois virages pour surprendre Vettel. Trois virages au rythme du germanique qui signifiaient le sacrifice de précieux dixièmes.
De son côté, Vettel a défendu sa position avec fermeté mais sans agressivité mal placée, ce qu'il faut lui créditer. Là encore, les commissaires n'ont pas compris qu'un pilote ne capitule jamais sans avoir combattu. Et ça vaut spécialement pour Vettel, capable de tous les miracles au volant d'une voiture déréglée, mal chaussée, presque tortionnaire. Il l'a montré trop de fois (Monaco, Montréal 2008, etc) pour que trois tours de sursitaire lui fassent peur. "Au moment où nous nous sommes rentrés dedans, il (Kubica) était devant, mais je n'avais nulle part où aller. Je n'ai pu arrêter la voiture, ou tourner à droite, et mes pneus étaient morts. C'est dommage car cela a signifié la fin de nos courses respectives. Aurais-je du le laisser passer ? On veut toujours se battre", a-t-il ajouté.
Visiblement furieux d'avoir perdu 8 points qui lui feront peut-être défaut en fin de saison, "Kub" a pointé du doigt son challenger, en déclarant : "Je pense que Sebastian a été un peu trop optimiste. Si ça avait été le dernier virage, OK. Mais là, il restait encore trois tours et il n'avait honnêtement aucune chance de défendre sa place, tellement j'étais rapide".
Vettel eut aussi le tort de la sincérité : "Je suis désolé les gars, je suis très désolé" , s'est-il exclamé à la radio sur le coup. Des excuses prestement converties en aveu. Il employa aussi le terme d'"accident stupide" , non pas pour signifier que l'un ou l'autre des protagonistes avaient agi avec légèreté mais simplement pour souligner le caractère évitable de l'accident, qui fait désormais partie de l'expérience des deux protagonistes. Cela supposait qu'il abandonne sa 2e place ou que Kubica sacrifie une possible victoire. "Peut-être aurais-je du me dire qu'il fallait le laisser passer et rentrer à la maison avec une 3e place, mais c'est la vie", s'est interrogé Vettel. "J'ai essayé de me défendre, jusqu'à la moitié du virage, et j'avais raison de le faire. Mais je me suis retrouvé sans le grip nécessaire pour éviter la collision. Je suis désolé pour l'équipe et aussi pour Robert", a-t-il conclu.



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Le polonais a voulu jouer les MSC et pensait que le jeunôt allait le laisser passer !Ce fit incorrect et puisque comme il le dit ,il restait 3 tours,il n' avait qu' à attendre !lui-même !Le 02/04/2009 à 12:51
il a été puni pour avoir roulé sous safety car avec une voiture dangereuse ( roue crevée )
et dans les 3 derniers tours le drapeau noir n'est pas presenté au pilote
mais il recoit plus tard sa punitionLe 01/04/2009 à 19:28
Schumi, champion des changements de cap et des coups de volants de tricheur (Jerez, Montréal,...) et le Professeur de mauvaise conduite (Suzuka). Ou alors on profite de leur expérience en matière de mauvaise conduite sur bon pilotage.Le 01/04/2009 à 09:45
Pourquoi contester l'avis de Vettel qui était DANS la voiture ? C'est sûr que sur un écran de télé on sait mieux ce qui se passe.
C'est trop rare un pilote qui reconnait une petite erreur...Le 01/04/2009 à 00:12
tabul
membre de la lutte anti hamiltonLe 31/03/2009 à 22:53
Parce que là ... y'a pas photo.
Et la punition, c'est pas pour avoir tapé Kubika, c'est pour avoir roulé avec une voiture dangereuse pour les autres ....
Est ce qu'ils ont bien regardé le grand prix au moins ????Le 31/03/2009 à 21:40
Q1 Q2 Alonso a fait 12 tours, en un seul Q1 Bourdeais a fait 19 tours et Button en Q1 Q2 Q3 plus de 30 tours. Faites le calcul !Le 31/03/2009 à 21:19