Jenson Button (Brawn) : "Bahreïn est l'une de mes pistes favorites : le circuit a de grandes sections rapides qui conviennent bien à mon style de pilotage et qui permettent de pousser la voiture à ses limites. C'est un bien circuit pour dépasser, particulièrement au virage 1, sur un gros freinage à plus de 300 km/h, où il faut rétrograder de 7e en 1ère. Des gens ont tendance à surprendre en freinant tôt et ça permet de gagner une distance cruciale si on est courageux. La confiance au freinage est la clé pour faire un tour rapide".
Rubens Barrichello (Brawn) : "Bahreïn n'est pas une piste particulièrement rapide mais elle est intéressante pour un pilote. Le circuit peut devenir très venteux, particulièrement l'après-midi, ce qui affecte les niveaux de grip. Ça peut rendre la qualification difficile car tout le monde veut sortir faire sont tour à la dernière minute, lorsque la piste est la plus propre".
Adrian Newey (Red Bull, directeur technique) : "Un double diffuseur offre indéniablement de la performance. Tout dépend de la façon dont on interprète le règlement et qu'on l'adapte à la voiture. Certaines équipes en ont plus tiré parti mais pour chaque d'elles ça vaut le coût de l'avoir. Etant donné le design de la RB5, ce n'est pas la chose la plus facile de le greffer. Nous travaillons dessus en même temps que sur le développement général de l'auto et il faut veiller à ne pas régresser dans un autre domaine. La Red Bull a un élément unique avec sa suspension à tirants (les autres monoplaces ont un système classique de poussoirs), ce qui est une bonne solution lorsque l'on n'a pas de double diffuseur. La faire fonctionner avec un double diffuseur sera plus difficile. Ce sera un défi. Nous n'aurons pas de double diffuseur avant le Grand Prix de Monaco".
Nick Heidfeld (BMW) : "J'aime piloter à Bahreïn. La section entre le virage 5 et l'avant dernier virage est particulièrement bien dessinée".
Robert Kubica (BMW) : "Dans l'ensemble, j'aime la piste même si elle n'est pas très difficile. Le circuit a deux longues lignes droites et trois virages caractéristiques à basse vitesse qui réclame de gros freinage. Le vent peut jouer un grand rôle à Sakhir car il influence l'équilibre de la voiture. Et puis, il amène du sable sur la piste à certains endroits ce qui modifie le grip. Par chance, nous avons pu tester la F1.09 à Bahreïn en février dernier, par des conditions instables et venteuses".
Fernando Alonso (Renault) : "C'est un circuit atypique de par les vents de sable qui balaient la surface du tracé et les conditions peuvent changer à chaque tour. Il faut donc être prudent. Il offre des opportunités de dépassements, surtout dans les virages 1 et 4. C'est un circuit très éprouvant pour les freins car il y a beaucoup de zones de freinages. Dès les premiers essais de vendredi, ce sera un paramètre que nous garderons en tête et sur lequel nous nous appliquerons afin de nous assurer de ne pas rencontrer de problèmes durant la course. J'espère que nous pourrons répéter la performance démontrée en Chine, être en Q3 et nous battre pour marquer des points. Nous sommes encore dans les premières étapes du championnat et l'équipe a déjà fait d'énormes progrès. Je pense donc que nous pouvons toujours nous battre pour le championnat".
Nelson Piquet (Renault) : "Pour être honnête, ce n'est pas un de mes circuits préférés mais certains endroits sont intéressants comme les virages 5 et 6. Il y aura pas mal de poussière sur le circuit et il faut juste faire en sorte de rester sur le partie propre du circuit et essayer de ne pas commettre d'erreurs. Nous revenons dans un climat chaud qui sera éprouvant pour les pilotes. Par contre, la chaleur sera sèche contrairement à l'humidité constante de la Malaisie. Un bon résultat en qualifications est nécessaire afin de pouvoir choisir une bonne stratégie de course. Et si les nouvelles pièces sont mises à temps sur ma voiture, je pense pouvoir être en mesure d'atteindre Q3, me mettant en bonne position pour marquer mes premiers points de la saison".
Bob Bell (Renault, directeur technique) : "Nous avons fait un grand pas en avant avec le nouvel extracteur (introduit en Chine sur la R29 de Fernando Alonso). C'est un développement nouveau pour nous, nous faisons donc le maximum pour continuer à l'améliorer. La voiture de Nelson [Piquet] sera équipée du nouvel extracteur à Bahreïn. Il n'était simplement pas possible d'en fabriquer deux à temps pour la Chine. Comme nous l'avons déjà dit, nous évaluons le KERS à chaque course. Ce n'est pas un système qui est effectif partout, cela dépend de la nature du circuit".
Lewis Hamilton (McLaren) : "J'aime bien le circuit et il devrait nous convenir avec ses longues lignes droites et ses gros freinages qui signifient que c'est théoriquement un bon endroit pour le KERS. En fait, c'est le circuit le plus consommateur de garniture de frein".
Heikki Kovalainen (McLaren) : "C'est assez compliqué de trouver le bon set-up : c'est un tracé à appuis moyens qui réclame un compromis. Le vent est changeant ici. Il peut être fort, ce qui rend difficile l'exploitation de la voiture pendant le week-end. Et puis, c'est un circuit où il faut attaquer pour faire un chrono. J'adore les esses à la haute vitesse et la colline à la fin du tour".
Norbert Haug (Mercedes-Benz Motorsport, vice-président) : "Notre performance sur le sec a paru meilleure à Shanghai que lors des deux premières courses. Néanmoins, nous n'attendons pas de miracle ici. Chacun sait dans l'équipe qu'il va falloir bosser jour et nuit pour revenir au top. Nous avons perdu six points par notre faute en Australie et nous aurions du en marquer plus d'un en Malaisie. En Chine, nous avions pour la première fois atteint un résultat accessible mais 5e et 6e ne peut être l'objectif quand on a les numéros 1 et 2 sur nos voitures".
Nico Rosberg (Williams) : "C'est l'un de mes circuits préférés. L'année dernière, la voiture s'y était bien comportée et nous n'avions eu aucun problème pour monter les pneus en température".
Kazuki Nakajima (Williams) : "Je n'avais pas fait un super week-end ici l'an dernier. J'avais eu du mal à l'habituer à la piste. Les virage 9 et 10 sont un peu compliqués, il faut vraiment taper dans les freins et il y a beaucoup de force centrifuge".



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