Sebastian Vettel (Red Bull, vainqueur) : "C'était la bonne décision de démarrer derrière la safety car : il y avait pas mal de flaques d'eau et, même si ça allait à certains endroits, j'avais pas mal d'aquaplanage à chaque tour, plus ou moins selon l'intensité de la pluie. Ce fut très dur pendant toute la course. Moi et Mark Webber savions être sur une stratégie à un premier relais court (seule la Renault d'Alonso était plus légère au départ), il fallait donc attaquer au départ pour se détacher du peloton. Nous y sommes parvenus. Ce fut une course très difficile, je le répète, avec beaucoup d'aquaplanage. Parfois je ne faisais juste que rattraper la voiture pour la maintenir sur le circuit, tout en essayant de m'enfuir, tour après tour. Mais j'étais dans les meilleures conditions possibles, sans voiture devant moi. Ce fut confortable de ce point de vue pendant à peu près toute la course. L'aquaplanage était un problème, spécialement dans le dernier virage. Il est en légère montée et l'eau ruisselait. A certains endroits, je ne contrôlais rien. Je tentais de ne pas rétrograder ou freiner trop violemment. Il fallait être très prudent à chaque tour. Je suis très content d'avoir gagné une deuxième fois sous la pluie. La voiture était fantastique. Il faut vraiment souligner le très bon travail accompli par toute l'équipe pour préparer hier, en qualification, où nous avons rencontré des problèmes de fiabilité. Nous avons pu les résoudre dans la nuit. Ça témoigne de la qualité du team. Les deux voitures ont fini, signant un doublé. J'en suis ravi".
Mark Webber (Red Bull, 2e) : "Ce doublé arrive après le résultat manqué de peu par Sebastian en Australie (accident avec Kubica) et moi en Malaisie. C'était dur de suivre les voitures au début en raison des projections d'eau, mais ça c'est stabilisé par la suite. Après la seconde safety car, j'ai eu une bonne bagarre avec Jenson [Button]. Lors de mon tour officiel comme leader, je n'arrivais pas à croire à quel point c'était dégagé. Je me suis dit : 'Mon Dieu, que c'est beau !' Puis j'ai attaqué comme un fou pour gagner le plus de temps possible. C'était fantastique. Quand Jenson m'a repassé, j'essayais vraiment de gagner, je l'ai donc repassé à l'extérieur dans le virage N.7, et je savais qu'il ne se douterait pas que je serai là. Ce fut l'une des plus belles manouvres de ma carrière".
Jenson Button (Brawn, 3e) : "Nous avons marqué autant de points qu'il nous était possible. Les conditions étaient assez folles avec des rivières partout sur le circuit qui changeaient à chaque fois qu'on y revenait. Le dernier virage, en particulier, était comme un lac et il était impossible de freiner. Je me débattais avec l'aquaplanage et les pneus se tordaient dans tous les sens car je ne pouvais les monter correctement en température. J'ai eu une bonne bagarre, de plusieurs tours, avec Mark Webber mais je n'ai pu rester avec lui. Nous ne pouvions battre les Red Bull et félicitations à Sebastian et Mark pour ce super résultat".
Rubens Barrichello (Brawn, 4e) : "Ce fut une course éprouvante dans des conditions changeantes. Je n'avais que trois disques de freins qui marchaient dans les 19 premiers tours, ce qui a rendu les choses encore plus difficiles pour garder la voiture sur la piste. Le problème s'est résolu de lui-même à mon premier pit stop".
Ross Brawn (Brawn, P-DG et directeur technique) : "Nous avons une bonne stratégie : nos pilotes avaient des réservoirs bien remplis pour leurs premiers relais, ce qui leur a permis de tenir l'écart avec les leaders. Cependant, avec une charge de carburant comparable, Vettel et Webber se sont échappés. Felicitations à Red Bull pour leur doublé".
Heikki Kovalainen (McLaren, 5e) : "La visibilité était incroyablement faible, surtout dans les premiers tours après la rentrée de la safety car. Mais notre vitesse était correcte, et dans les derniers tours j'ai pu me rapprocher de Rubens [Barrichello], pas suffisamment cependant pour tenter une attaque. Notre stratégie était adaptée : finir dans le top cinq n'était pas possible".
Lewis Hamilton (McLaren, 6e) : "J'avais une bonne vitesse dans les premiers tours mais j'ai assez vite détruit mes pneus. J'ai commis un peu trop d'erreurs. C'était glissant et mon pneu avant gauche était fichu avant la fin mais j'ai donné le meilleur de moi-même. Cet après-midi a été une vraie lutte".
Norbert Haug (Mercedes-Benz Motorsport, vice-président) : "Mieux que 5e et 6e n'est pas possible pour nous en ce moment et ça doit changer".
Timo Glock (Toyota, 7e) : "J'ai été surpris au départ de la course. Quand on est dans le peloton, on ne voit rien et c'est comme piloter en aveugle. J'ai gagné du terrain mais j'ai endommagé mon aileron avant et j'ai touché Nick [Heidfeld]. C'était si difficile de voir quelque chose, j'ai mal jugé mon point de freinage et je l'ai percuté à l'arrière. Il a fallu rentrer plus tôt que prévu pour réparer. Plus tard, j'ai eu une bonne séquence de cinq-six tours. J'étais assez rapide, mais j'ai ensuite été bloqué derrière Kimi [Räikkönen]. Je ne voyais pas les flaques et j'ai du ralentir, particulièrement à des endroits où je pouvais le passer. J'y suis finalement parvenu".
Jarno Trulli (Toyota, abandon - accident) : "Ce ne fut pas une bonne journée pour moi. Les conditions étaient très difficiles, il y avait beaucoup de flaques et beaucoup d'aquaplanage. Lorsque la safety car s'est effacée, j'ai pris un bon départ et mon allure était correcte dans les premiers tours. Puis j'ai commencé à lutter pour avoir du grip, ma vitesse a chuté et plus ça allait plus je perdais du terrain. Au tour 17, j'ai senti un énorme choc à l'arrière (ndlr, la BMW de Kubica, qui l'avait déjà escaladé au Canada en 2007) et j'ai perdu mon aileron arrière. Je suis rentré au stand mais il n'y avait rien à faire".
Tadashi Yamashina (Toyota Motorsport, président) : "Timo [Glock] ne s'est pas très bien débrouillé dans son dernier tour de qualification mais il ne renonce jamais. Aujourd'hui, il s'est retrouvé deux fois en queue de peloton mais il a fait preuve d'un super esprit combatif en passant plusieurs voitures pour ramener deux points. Jarno [Trulli] a lutté pour fructifier sa bonne position sur la grille (6e) et nous devons y regarder de plus près pour comprendre se qui s'est passé".
Sebastien Buemi (Toro Rosso, 8e) : "Peut-être aurais-je pu faire un peu mieux, mais dans l'ensemble je suis content. Nous étions très compétitifs et dans les premiers tours j'ai passé Räikkönen et Hamilton. Mais après, j'ai eu un peu de mal. Je pense que c'est la course la plus dure que j'ai faite. Concernant l'incident avec Vettel, sous régime de safety car : je ne l'ai pas vu et j'ai essayé de me déporter sur la droite mais ce ne fut pas suffisant pour l'éviter".
Sebastien Bourdais (Toro Rosso, 11e) : "J'ai débuté 15e et fini 11e, même avec deux tête-à-queue. Je suis partagé car je pense que nous n'aurions pas du courir car il y avait trop d'aquaplanage. Le fait que les voitures ont moins d'appuis cette année aggrave la situation et c'est dur de garder la voiture sur la piste. J'aurais pu faire 15 ou 20 tête-à-queue et le crash de Sutil illustre ce qui aurait pu arriver. La seule chose probablement positive est que c'était un bon spectacle pour les fans".
Fernando Alonso (Renault, 9e) : "Ce fut une fin de week-end décevante décevant alors que nous avions montré un bon potentiel. L"équipe a fait du bon travail en apportant des améliorations à la voiture et nous avons certainement prouvés que nous étions compétitifs hier en prenant la seconde place sur la ligne de départ. C'était une de ces journées durant lesquelles vous faites les mauvais choix au mauvais moment. Nous pensions que la voiture de sécurité serait déployée pendant 10 à 15 tours, nous avons donc choisi de ravitailler avant. Malheureusement, la safety car est rentrée au même moment. Nous avons donc repris la piste bon derniers. Nous étions sur la première ligne de la grille et, tout d'un coup, nous étions en queue de peloton. Nous devons améliorer notre rythme et nous montrer plus rapides".
Nelson Piquet (Renault, 16e) : "Les conditions étaient tellement difficiles aujourd'hui, avec une visibilité inexistante et un aquaplaning permanent, que rester sur la piste était un défi. J'ai connu quelques frayeurs pendant la course, mais je suis arrivé à poursuivre mon chemin. Malheureusement, j'avais alors perdu beaucoup de terrain et j'étais en bas du classement".
Flavio Briatore (Renault F1 Team, directeur général) : "La course ne s'est pas déroulée dans des conditions normales et c'est vraiment dommage de ne pas avoir pu exploiter pleinement notre potentiel. A part pour les trois premiers, la course a été très difficile pour tout le monde. Fernando a montré avec sa position de départ que nos performances s'améliorent, mais malheureusement, nous avons été handicapés par la météo. La voiture est à présent meilleure et plus compétitive et, quand nous serons à Bahreïn, nous aurons de nouvelles pièces sur les deux voitures. Le championnat est encore long et je suis confiant qu'à partir de Bahreïn les choses vont s'améliorer pour nous".
Pat Symonds (Renault, directeur exécutif de l'Ingénierie) : "Un résultat décevant. Nous avons adopté une stratégie agressive en espérant que la pluie fasse son apparition plus tard dans l'après-midi. L'arrivée de l'averse avant le départ et le début de course derrière la voiture de sécurité ont compromis nos chances. Nous n'avons malheureusement pas fait l'usage optimal de notre potentiel".
Remi Taffin (Renault F1 Team, coordinateur piste) : "Notre classement n'est pas conforme à nos ambitions de départ et notre niveau de performance était meilleur hier. Avec la pluie, il est difficile de prévoir quoi que ce soit, mais les plus rapides hier étaient finalement les plus rapides aujourd'hui. Nous aurions mérité de terminer en 5e position avec Fernando. Le résultat n'est pas satisfaisant, mais nous retenons les leçons du week-end".
Kimi Räikkönen (Ferrari, 10e) : "Dans les premiers tours, ce n'était pas mal, mais après mon arrêt, j'ai perdu du grip mécanique et je ne pouvais plus attaquer car autrement la voiture glissait. A plusieurs reprises, le moteur a perdu de sa puissance, surtout derrière d'autres concurrents. Puis le problème a disparu. Nous avons commis des erreurs et nous ne sommes pas assez rapides. A Montmelo, de nouvelles pièces aéro devraient nous permettre de récupérer le grip qui nous fait défaut".
Felipe Massa (Ferrari, abandon - électricité) : "Je suis un peu agacé mais ma motivation est intact. Nous devons travailler ensemble pour se sortir de cette situation. Nous devrions avoir bientôt des développements aérodynamiques significatifs, mais nous devons résoudre aussi vite que possible nos problèmes de fiabilité, parce que si nous voulons gagner, il faut d'abord finir. Aujourd'hui, j'avais une bonne chance de faire un podium. J'étais 3e, dans les chronos des leaders, bien que j'avais de l'essence pour un seul arrêt. La voiture était bien, à part derrière la safety car : là, la puissance a semblé chuter. Puis, sans prévenir, l'accélérateur n'a plus fonctionné (problème de logiciel) et la voiture s'est arrêtée. Nos fans ne doivent pas nous laisser tomber. Le championnat est encore long".
Chris Dyer (Ferrari, responsable de l'Activité piste) : "Nous avions placé nos pilotes sur des stratégies différentes et, avec la pluie et les neutralisations, nous sommes parvenus à nous mettre dans une bonne position, spécialement avec Felipe, qui était 3e avec pas mal d'essence. Malheureusement, un problème de gestion de logiciel a mis le moteur hors service et l'a poussé à l'abandon. Dès le départ, le moteur de Kimi a perdu de la puissance à plusieurs reprises à cause d'infiltration d'eau. Mais au-delà de ça, il a souffert d'un manque de grip après son pit stop. Nous avons changé sa stratégie sans qu'il puisse faire mieux que 10e".
Stefano Domenicali (Scuderia Ferrari, directeur) : "Nous allons à Bahreïn dans une optique réaliste : la voiture sera la même là-bas qu'ici, même si nous envisageons de courir à nouveau avec le KERS".
Nick Heidfeld (BMW, 12e) : "Les conditions de visibilité et d'aquaplanage étaient désastreuses. Au départ, après la safety car, mes pressions de pneus étaient trop basses et j'ai eu beaucoup de mal. Au tour 13, Timo Glock m'a heurté, ce qui a endommagé ma voiture. J'ai quand même eu l'opportunité, près de la fin, de marquer, mais il y avait des débris sur la piste, roue compris, dus à l'accident de Adrian Sutil. J'ai cherché un passage et j'ai roulé dessus. Après, la voiture était bizarre et j'ai perdu 4 places".
Robert Kubica (BMW, 13e) : "Piloter était très dangereux. J'ai eu de l'aquaplanage quasiment partout et le manque de visibilité était désastre. A plusieurs reprises, je ne voyais rien. Tout ça a causé mon gros crash avec Jarno Trulli. Quand Jarno a tourné, je me suis retrouvé sur une flaque. J'ai pilé à mort et la voiture a accéléré. J'ai décollé après avoir heurté son pneu arriére, mais par chance personne n'a été blessé. Nous avons du changer l'aileron avant une seconde fois après des vibrations et une perte massive de grip. Ça a ruiné ma course".
Giancarlo Fisichella (Force India, 14e) : "Mon principal problème a été le grainage. Nous avons eu une grosse usure avec les deux trains de pneus et je glissais partout. Je me suis fait quelques grosses frayeurs".
Adrian Sutil (Force India, abandon - accident) : "J'avais parfois de l'aquaplanage en 4e ou 5e vitesse et j'ai eu de la chance de mener la voiture jusque là. A la fin, la voiture m'échappait. J'avais eu le même sentiment à Monaco : c'est dur de croire de tout perdre d'un seul coup quand on est dans une telle position. Mais il faut s'en remettre. Nous avons fait une super course".
Vijay Mallya (Force India, P-DG) : "Une course phénomenal et un crève coueur, une nouvelle fois. Nous pouvons être fiers de ce qu'a fait Adrian. Il a une nouvelle fois prouvé qu'il a un instinct inné sous la pluie".
Nico Rosberg (Williams, 15e) : "Le principal problème est que des gouttes de pluie restaient sur ma visière et je ne pouvais quasiment rien voir. C'est un problème relatif à mon système anti-buée que j'avais l'année dernière et qui n'a pas été résolu. A 15 tours de la fin, nous n'étions pas dans une bonne position et j'ai demandé à passer des intermédiaires car j'ai pensé qu'il fallait tenter quelque chose. Ils ont été bien pendant quelques tour, mais la pluie a redoublé et c'était fichu".
Kazuki Nakajima (Williams, abandon) : "J'ai eu un problème de transmission et je n'ai pu continuer. La visibilité était faible, il y avait beaucoup de flaques et c'était dur de garder la voiture sur la piste, particularlièrement à la sorti du denier virage. J'ai commis des erreurs, comme tour le monde".
Patrick Head (Williams, directeur de l'Ingénierie) : "Nous avons pensé que la safety car resterait encore un moment et nous avons avancé le premier pit de Nico [Rosberg]. Ce fut une mauvaise décision car la voiture de sécurité est rentrée au tour suivant. C'est apparemment une défaillance de boîte de vitesses qui a stoppé Kazuki [Nakajima]".
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DPPI
























on peut dire ce qu'on veut sur tout les pilotes, mais malheureusement, on est pas sous le casques ni dans la voiture pendant la course. il est vrai que ya des déceptions cette année, mais quand meme, quel début de saison !!!Le 20/04/2009 à 11:56