Le Grand Prix du Canada a évidemment été bon pour vous...
Robert kubica : Oui, j'ai gagné ma première course en F1 et la première course de BMW, assortie d'un doublé avec Nick [Heidfeld]. Nous avons eu un peu de chance avec ce qui s'est passé au bout de la pit lane (ndlr : accident de Hamilton avec Räikkönen) mais c'est la course. Et puis, nous avions été un peu malchanceux à Monaco, alors que Lewis [Hamilton] avait été plus chanceux. Au Canada, c'était à mon tour de l'être.
Vous étiez quatrième sur la grille ici l'an passé, et vous aviez terminé quatrième en course...
R.K. : L'année dernière avait été un bon week-end. J'effectuais mon retour après mon accident au Canada et quatrième était le maximum que je pouvais faire. J'aime piloter ici : c'est une piste qui réunie tous les types de virages avec des chicanes à haute et basse vitesses, des épingles et des courbes rapides. C'est une bonne piste.
Quelle a été la réaction dans l'équipe après ce doublé ?
R.K. : Il faut garder les pieds sur terre et continuer de travailler car il subsiste un écart avec Ferrari et McLaren et il faut faire une avancée plus importante pour se rapprocher.
Pensez-vous pouvoir rivaliser avec Ferrari et McLaren ici ?
R.K. : Dernièrement, cela a été assez difficile. Au Canada, je pense que nous avons été aidés par les conditions de piste en qualification ; le bitume partait en morceaux et c'était radicalement différent des essais libres. Je suis parvenu à faire un tour rapide, propre, et à mettre la voiture en 1ère ligne. Mais aux essais à Monaco et en Turquie, l'écart était assez grand. Nous devrons faire de notre mieux et tirer parti de la pénalité de dix places de Lewis pour marquer un maximum de points.
Le magazine Auto Motor und Sport a écrit que seuls dix pilotes gagnent plus de 10 millions de dollars (6,4 millions d'euros). Etes-vous vraiment sous-payés comparé à d'autres sportifs ?
R.K. : En fait, je ne fais pas ça pour l'argent. Bien sûr, j'ai besoin de quelque chose pour manger et vivre mais au final mon approche est la même qu'en karting.
Après Montréal, Kimi Räikkönen a dit sur son site officiel qu'il était content que vous ayez gagné. Cela semble suggérer qu'il ne vous considère pas vraiment comme un rival pour le titre. Vous sentez-vous sous-estimé ?
R.K. : Pas du tout. Pour être réaliste, je ne me place pas au rang des prétendants. A la fin, c'est normalement la voiture la plus rapide et le pilote le plus rapide qui gagnent le titre, mais parfois c'est le pilote le plus régulier, et la seule façon pour nous n'accéder à la position de leader du championnat a été de ne commettre aucune erreur. Ça signifie avoir une très bonne stratégie, une bonne fiabilité. Nous avons beaucoup amélioré la voiture là-dessus. La fiabilité est à présent 100 pour cent parfaite car les gars à l'usine ont fait un grand pas en avant par rapport à 2007. Pour en revenir à la situation au championnat, si j'étais dans le cas de Kimi, je m'inquiéterais plus de Felipe [Massa] et de Lewis [Hamilton] que de moi.
Le poids du pilote est très important cette année mais il le sera encore plus l'an prochain en regard des changements de règlement technique. Le GPDA (association des pilotes) fait-il pression pour relever le poids minimum de la voiture ?
R.K. : Effectivement, la voiture sera plus lourde d'environ 35 kilos avec le KERS (ndlr : système de récupération d'énergie). Cette saison, chez BMW nous avons tiré avantage d'être plus légers sur la voiture, et en ce qui me concerne aussi (ndlr : il a perdu sept kilos par rapport à 2007). L'an prochain il ce sera donc très, très important d'être léger ou d'avoir une voiture légère. Mais ça coûtera très cher aux écuries de réduire le poids.



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continue comme cela.
Bientôt dans une écurie de pointe (d ici 2 ou 3 ans?)
et si un polonais devient Championde monde F1 dans quelques années? ce n'est pas beau cela?Le 20/06/2008 à 16:16