Ferrari - Massa P1, Räikkönen P2
Felipe Massa est le quatrième leader différent du Mondial en quatre courses après une victoire assez chanceuse, comme il l'a reconnu lui-même. Au Brésil, le retentissement est énorme puisqu'aucun enfant du pays n'avait été N.1 mondial depuis Ayrton Senna, en 1993. Puis rapide en Q1 et en Q2, le pauliste a déchanté lorsqu'il a fallu remplir le réservoir et en a trop fait en surconduisant. Car Kimi Räikkönen avait sérieusement bossé le sujet et a rendu une copie aussi instantanée que parfaite pour signer la 200e pole de la Scuderia. Le champion du monde en titre s'est baladé lors de la première moitié de course jusqu'à ce qu'un embout d'échappement ne se détache de son ponton. La boîte à l'air en dépression, le V8 ne fonctionnait plus correctement et il a ouvert la porte à son coéquipier. Cependant, on se demande encore pourquoi la FIA ne l'a pas enjoint de rentrer au stand pour sécuriser sa machine vis-à-vis de ses collègues et du public. Le tube de métal chauffé à quelques 500°C -voire plus- a volé en l'air sans heureusement toucher personne.
Toyota - Trulli P3, Glock P11
"Toy" est montée progressivement en puissance du vendredi au dimanche ("la voiture était bien équilibrée et tout s'est bien passé") et a profité de quelques circonstances : la rétrogradation de Hamilton et les tâtonnements de BMW. Total, Trulli s'est élancé 4e sur la grille et, malgré 5 tours d'essence de plus qu'Alonso, a superbement passé l'Espagnol au départ. Dans les derniers tours, il a aussi brillamment éconduit Kovalainen, non sans avoir été un peu vulnérable à trop vouloir jauger une piste rendue piégeuse par l'averse de fin de course. L'Italien n'aimera jamais la pluie... A l'arrivée, il offre à la régulière au constructeur japonais son premier podium depuis le Grand Prix d'Australie 2006. Un résultat qui arrive après le beau tir groupé du Canada (Glock 4e, Trulli 6e) et qui sonne comme un bel hommage à l'inspirateur de la marque en WRC et en F1, feu Ove Andersson. A l'arrivée, Timo Glock a mis en cause le grainage et un gros sous-virage après le premier pit stop.
McLaren - Kovalainen P4, Hamilton P10
Expliquant son retrait en qualif (0.25 sec) par rapport à son coéquipier par "une somme de petites choses", Heikki Kovalainen a encaissé de surcroît sans broncher une pénalité de cinq places pour avoir gêné Webber en Q2. Avant une course parfaite qui l'a presque mené sur le podium. "La voiture a été fantastique et les Bridgestone ont super bien marché. Dans les derniers tours, j'ai fait tout ce que je pouvais derrière Jarno [Trulli], qui a bien défendu sa 3e place. Bien joué de sa part !" , a-t-il dit.
La double peine pour Lewis Hamilton, qui a payé ses frasques québécoises par un recul du 3 e au 13 e emplacement de la grille. Assez nerveux en Q3 -deux fois la même erreur-, il a trop voulu tailler dans le peloton dans le 1er tour. Résultat : un contact avec son coéquipier et un assaut très très risqué sur Vettel à la chicane Nürburgring, sur laquelle il est arrivé un peu en catastrophe. Les commissaires l'ont trouvé bien trop impétueux et l'ont fait passer à vide par la voie des stands. "Mon drive-through est une décision sujette à débat : je pense avoir passé Vettel de façon régulière et j'étais devant lui dans le virage", a-t-il dit. L'argument est recevable, sachant qu'une man&oeliguvre de dépassement comporte une part d'inconnue et qu'on se plaint trop souvent de ne pas en voir à Magny-Cours. "Je suis déterminé à me refaire à Silverstone", a-t-il conclu.
BMW - Kubica P5, Heidfeld P13
Robert Kubica a défendu sans succès sa place de leader du championnat du monde en parvenant à garantir une prestation minimale à BMW alors que Nick Heidfeld a complètement sombré. Le Polonais s'est quand même fait battre par deux Ferrari, une McLaren, une Renault et une Toyota aux essais. 5e à l'issue d'un week-end couru avec deux handicaps majeurs : une F1.08 déséquilibrée et des pneus mal exploités faute d'avoir pu en cerner les avantages et inconvénients. "Nous sommes sans cesse passé d'un train à l'autre sans être satisfaits ni de l'un ni de l'autre" , a avoué Willy Rampf, directeur technique. Nick Heidfeld coule. Une inquiétante salve de 18e temps a précédé la délivrance (passagère) en Q1. Dépassé en mise au point, perdu dans le choix de pneus... 12e chrono en qualif, 13e au damier derrière Sebastian Vettel. Et très loin de Robert Kubica donc.
Red Bull - Webber P6, Coulthard P9
Les RB4 exactement à leurs places en qualif. "Ça me convient car ça aurait pu être pire", a déclaré Mark Webber, gêné par Jarno Trulli en tête-à-queue. 6e arrivée primée en 8 gp : sans faire de bruit, l'Australien a déjà amassé 18 unités. Il a démarré avec une citerne et a rangé derrière les Renault et l'autre RB4 de Coulthard. Il tient bon son volant 2009...
Renault - Piquet P7, Alonso P8
Une stratégie agressive et donc peu d'essence pour Fernando Alonso, ce qui ne l'a pas exonéré d'un départ médiocre, dont a profité Trulli. S'il repassa le Polonais en piste, il s'inclina après ses ravitaillements face à Kovalainen, Kubica et Webber. Une petite erreur sur un bitume humide a même fait le bonheur de son coéquipier, Nelson Piquet. Le débutant Brésilien, qui score enfin!, a fait une faute de jeunesse après un ravitaillement en appuyant sur le bouton "neutral" au lieu de désactiver le limiteur. A la surprise puis la joie de Kovalainen.
Toro Rosso - Vettel P12, Bourdais P17
"Nous avons commencé et fini P12, mais nous étions dans un peloton qui comprenait McLaren et BMW. Je pense que nous avons fait un boulot fantastique en restant devant une BMW (ndlr : celle de Heidfeld), simplement parce que nous avions une meilleure vitesse. Ce ne fût pas une course facile et le grainage nous a rendu la vie difficile", a résumé Sebastian Vettel. "C'est vraiment un pas en avant en termes de performance comparé aux deux dernières course", a ajouté l'Allemand, qui a apprécié la livraison de nouvelles pièces aéro.
Sébastien Bourdais était un peu agacé de constater que la STR3 ne lui convenait toujours pas malgré un mieux. "Cette voiture est pour l'instant un peu "l'anti-Bourdais", c'est ça le problème. Il y a du travail en perspective, c'est sûr : elle survire en entrée de serré et sousvire dans les rapides, et ce sont les deux choses que je n'aime pas trop", a lancé le Français, samedi. 14e au départ, 17e au final. "Nakajima était sur un arrêt et m'a passé au départ, puis mon moteur a eu des ratés ; de là, m'a course était compromise. J'ai perdu le contact avec le paquet devant" , a-t-il synthétisé.
Honda - Barrichello P14, Button Ab
L'équipe japonaise n'avait fait que du set-up lors des derniers tests à Montmelo, faute de nouveauté technique, et le résultat s'est vu. Button 16e samedi après-midi, Barrichello 17e puis dernier suite à un changement de boîte de vitesses. Moins pire dimanche, "mais ça ne suffit pas", a concédé le bosse de la technique Ross Brawn, qui a promis un arrivage de pièces pour Silverstone.
Williams - Nakajima P15, Rosberg P16
C'est tout ou rien pour l'équipe de Grove cette saison. Et à Magny-Cours, Rosberg et Nakajima étaient à côté de la plaque ! Dans son travail, l'Allemand a tenu compte de ses dix places de recul suite à sa gaffe de Montréal, mais le correctif n'a joué selon lui que pour 0.1 sec dans son 15e chrono en Q2. L'énorme problème est que Williams a besoin de grands prix atypiques (Melbourne, Monaco) ou de conditions marginales (Montréal) pour réussir. Le pire est que le mal reste mystérieux. "On est sur un circuit normal et on va moins vite. C'est peut-être du à l'aéro", a lâché Rosberg, samedi. Le dimanche a confirmé la faillite technique.
Force India - Fisichella 18e, Sutil 19e
Les pilotes ont fait le tour des réglages sans succès aux essais. Fisichella a gardé le cap, on a vu Sutil un peu s'égarer à vouloir passer en force partout. "Notre but était de voir l'arrivée. Je suis donc content de ce point de vue. J'ai fini les trois dernières courses", s'est satisfait l'Italien. "Nous avons fait de meilleures courses cette année... Giancarlo et moi avions une stratégie très agressive pour gagner des places mais il nous fallait aussi de la chance. Malheureusement, il n'est rien arrivé aux autres" , a complété l'Allemand...



Imago






















Il est meilleur pour détruire les monoplace c'est tout.
Nioc je me demande si le gas connaît un truc en F1 ^^.Le 24/06/2008 à 19:41
Pour Hamilton les réglages son fait par les pilotes bon Hamilton l'année dernière c'est Alonso qui a fait les réglages lui il juste reprit les réglages cette année Kova lui a pas fait de cadeau^^.Le 24/06/2008 à 19:32
Quand on voit qu'il marque un point et que tout les Français le voit champion un jour mais faut arrêter.
C'(est un peu comme à l'époque avec Alesi ^^.Le 24/06/2008 à 19:12