STAT
A 21 ans et 237 jours, Fernando Alonso avait été le plus jeune poleman de tous les temps, le 22 mars dernier, en Malaisie. A 22 ans et 27 jours, il est devenu le vainqueur le plus précoce de l'histoire de la F1, dimanche.
ILS ONT DIT
Fernando Alonso (Renault, vainqueur) : "Au bout de 9 tours, j'ai appelé mon équipe pour lui demander 'Où sont-ils ?' Je ne voyais plus mes poursuivants. Elle m'a dit qu'ils étaient 15 secondes derrière. Je n'y croyais pas. Je me suis dis 'Waoouh, je suis vraiment rapide !' Est-ce que ça m'a fait quelque chose de mettre un tour à Michael Schumacher ? Pas vraiment" .
Juan Pablo Montoya (Williams, 3e) : "Michael (Schumacher) s'est un peu jeté sur moi au premier virage et s'est carrément arrêté (...) Pour le championnat, on doit attaquer car Michael est très agressif en course. C'est comme ça qu'il roule et il ne faut pas lui en vouloir."
Les déclarations du Grand Prix de Hongrie
Michael Schumacher (Ferrari, 8e) : "Tout ce qui pouvait mal se passer s'est mal passé. Le départ a été difficile. J'ai perdu deux places. Puis, j'ai eu un problème au pit stop (panne d'essence en arrivant, ndlr) et une fois derrière Trulli, ce n'était pas possible de le dépasser. Il faut maintenant se remettre au travail. Nous devons tout améliorer : l'aérodynamique, le moteur et les pneus."
Résultat du Grand Prix de Hongrie
LA POLE POSITION D'ALONSO
Tout l'art de régler sa monoplace. L'Espagnol décroche la pole position en battant Ralf Schumacher (Williams) de 0.256 sec, à pneus égaux. En retard de 0.449 sec dans le secteur 1, il a repris 0.481 sec dans le 2 et 0.308 sec dans le 3. Enchantés, on est aussi surpris chez Renault car les projections de l'équipe donnait a priori un net avantage à l'Allemand, parti en 19e et avant-dernier position. 2e pole d'Alonso et 17e de Renault.
LA VICTOIRE D'ALONSO
Une course sans histoire pour le pilote de la R23B N.8. Sur la partie propre de la piste, il actionne l'efficace système de départ automatique pour s'envoler loin devant Mark Webber (Jaguar), Ralf Schumacher (Williams), qualifié 2e, ayant été piégé par la saleté du revêtement. Dans le premier relais, sa cadence est presque 2 secondes par boucle séprieure à Webber ! Symbole d'une extraordinaire domination, il se permer de reléguer le quintuple champion du monde Michael Schumacher (Ferrari) à un tour ! à dix boucles du damier. 1ère victoire en grand prix, 16e de Renault, qui signe son premier succès depuis son retour, en 2002, le premier aussi depuis celui d'Alain Prost en Autriche, le 14 août 1983.
EN TETE
Alonso (1er-13e tour), Räikkönen (14), Alonso (15e-70e tour)
MEILLEUR TOUR EN COURSE
Montoya (Williams) : 1:22.095 (192,114 km/h de moyenne), au 37e tour
ABANDONS
Villeneuve (BAR - hydraulique, 15e tour), Barrichello (Ferrari - roue arrachée et accident, 20e tour), Fisichella (Jordan - moteur, 29e tour), Panis (Toyota - boîte de vitesses, 34e tour), Baumgartner (Jordan - moteur, 35e tour), Wilson (Jaguar - moteur, 43e tour), Frentzen (Sauber - panne d'essence, 48e tour)
A FOND : WEBBER
L'Australien a décrit le Grand Prix de Hongrie comme "le meilleur de sa carrière". Il s'attendait à un week-end "sacrément difficile" , même s'il avait confiance dans les qualités aérodynamiques de sa Jaguar R4. Son talent a surmonté l'écueil. Le samedi, il a égalé sa meilleure qualification brésilienne (3e). Le dimanche, le premier ravitaillement lui a coûté sa 2e place, au profit de Räikkönen, et les deuxième suivants encore deux rangs, récupérés par Montoya et Coulthard. Il n'a cédé qu'à l'irrésistible Ralf pour finir 6e, à 14 secondes de Coulthard mais 20 secondes devant Trulli et Schumi.
AU RALENTI : SCHUMI
Le leader de Ferrari est de plus en plus méconnaissable. Sa pire qualification (8e) depuis cinq ans (Hockenheim 1998 : 9e) l'a laissé perplexe quant à la rupture d'équilibre de sa F2003-GA par rapport au warm-up. Son dimanche a été bien pire. Un dépassement radical sur Montoya au départ, une panne d'essence en arrivant à un pit stop, un trou béant offert à son frère Ralf, une fin derrière Trulli et un tour dans la vue de la part d'Alonso (10 ans que ça n'était pas arrivé à un pilote Ferrari), ça fait beaucoup pour un champion en titre. Cinq grands prix qu'il n'a pas gagné ni même mené !
LE TOP 5 DU MONDIAL PILOTES 2003
1-Schumacher (ALL/Ferrari) 72 pts, 2-Montoya (COL/Williams) 71 pts, 3-Räikkönen (FIN/McLaren) 70 pts, 4-Schumacher (ALL/Williams) 58 pts, 5-Alonso (ESP/Renault) 54 pts
LE TOP 5 DU MONDIAL CONSTRUCTEURS 2003
1-Williams 129 pts, 2-Ferrari 121 pts, 3-McLaren 115 pts, 4-Renault 78 pts, 5-BAR 15 pts
PROCHAIN GRAND PRIX : ITALIE (MONZA), 14-16 SEPTEMBRE 2003
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