Effacée le vendredi à Melbourne, BMW avait réalisé le doublé lors du dernier entraînement du Grand Prix d'Australie. Une semaine après la manche d'ouverture du Mondial 2008, Stuttgart et Hinwil nous refont le coup. Ou presque, car seule la F1.08 de Nick Heidfeld s'est montrée à son avantage lors des essais libres 3 du Grand Prix de Malaisie, samedi près de Kuala Lumpur. Alors qu'on l'avait un peu oubliée, l'équipe allemande a surgi à quatre minutes de la fin des travaux pour fixer ce qui reste pour l'instant le meilleur temps à 1:35.262.
Sans grande signification, l'Allemand, 2e à Melbourne dimanche dernier, avait pointé en tête à la 17e minute de l'heure de tests, en 1:37.053, avant de passer le relais aux Jarno Trulli (Toyota), Nico Rosberg (Williams), Kimi Räikkönen (Ferrari) et autres Felipe Massa (Ferrari).
De cette séance, il faudra surtout retenir la belle santé des F2008 en gommes "dur", qui paraissent avoir la faveur des pilotes et des techniciens pour dimanche, si les conditions de compétition restent les mêmes (39°C en piste). Dans les dernières minutes, les montes "medium", le mélange le plus tendre à Sepang, se sont généralisées sur les voitures, redistribuant un peu les cartes.
Vendredi, à la fin des libres 2, Lewis Hamilton avait coiffé les deux Ferrari, à la faveur d'une ultime tentative avortée de Felipe Massa, gêné par… l'Anglais, mais on demande encore à être convaincu que la vitesse des McLaren, suivies par Ron Dennis, finalement présent ce week-end, est équivalente à celles des machines de Maranello, couvées par Jean Todt, qui n'occupe plus de poste opérationnel sur les sites de grands prix. En effet, on a vu le vice-champion du monde embarqué dans quelques hors piste sans dommage qui ont traduit un inconfort à bord.
Par ailleurs, Toyota a prouvé à travers la 4e place de Jarno Trulli que Sepang est taillé pour sa TF108, déjà en verve à Melbourne, tout comme Red Bull, qui a rangé Mark Webber et David Coulthard juste derrière. L'Australien et l'Ecossais ont tourné l'esprit plus libre que la veille, après l'information diffusée par Adrian Newey, directeur technique de Red Bull, selon laquelle un poussoir mal monté avait été à l'origine de la casse de la suspension de la RB4 de DC en libres 2. Cependant, la Fédération internationale de l'automobile (FIA) reste vigilante.
On retiendra aussi le 7e chrono encouragent de Nelson Piquet (Renault), à 0.74 sec de Nick Heidfeld, ce qui semble bien correspondre au différentiel actuel entre les autos française et allemande. Enfin, Sébastien Bourdais a eu 15 tours pour reprendre son programme de travail là où il l'avait laissé la veille en matinée, après l'impossibilité de rouler dans l'après-midi suite à une erreur de montage de sa boîte de vitesses. Malheureusement, les 0.8 sec qui le séparent de son coéquipier Sebastian Vettel traduisent un énorme déficit de roulage impossible à combler. Une place en Q2, en qualification, serait une belle satisfaction pour le Français, alors que l'Allemand pourra peut-être viser la Q3.
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