On le sentait venir. Depuis plusieurs semaines, Bernie Ecclestone avait mis la pression sur les dirigeants du circuit d'Indianapolis. A sa manière. L'implacable businessman anglais répétait avec insistance que la F1 n'avait pas besoin d'un grand prix aux Etats-Unis. Que des courses à New York ou à Las Vegas pouvaient être une solution intéressante. Ses menaces ont donc été mise à exécution. Indianapolis n'accueillera pas de grand prix la saison prochaine.
Hôte du Grand Prix des Etats-Unis depuis 2000, le circuit des 500 miles ne verra plus de F1. Ou pas pour tout de suite. Ron Green, le porte-parole du circuit, et Bernie Ecclestone, n'ont pas réussi à s'entendre pour renouveler le contrat. Pas de nouveau bail donc. Malgré la forte affluence (125 000 spectateurs de moyenne lors des six dernières années), l'ovale américain restera donc sur le carreau. "Nous n'avons pas réussi à nous entendre. Voyons voir si les Etats-Unis nous manqueront", a expliqué le grand patron de la F1.
Si certaines écuries garderont cette décision en travers de la gorge (BMW ?), Bernie Ecclestone va maintenant pouvoir chercher des nouvelles destinations. A son grand bonheur ! Depuis qu'il s'est rendu compte que des courses en soirée dans le Sud-Est asiatique et l'Océanie seraient bien pratiques pour le spectateur européen et américain, le Britannique ambitionne de développer le marché asiatique. Il va maintenant pouvoir se mettre à réfléchir sur les solutions possibles.
De son côté, Indianapolis va maintenant tourner la page F1. Et restera dans les mémoires. Avec notamment, la course de 2005 où 14 des 20 pilotes avaient refusé de prendre le départ pour des raisons de sécurité évoquées par Michelin. Mais attention, la porte reste ouverte quant à un possible retour de la compétition reine des sports automobile: "J'espère que nous pourrons trouver une opportunité pour revoir la F1 à Indianapolis," annonce Tony Georges, le propriétaire de l'Indianapolis Motor Speedway.
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