McLaren - Hamilton Pole, Kovalainen 7e
Lewis Hamilton avait signé sa première pole à Montréal, en 2007, sur un circuit qu'il ne connaissait pas. Le jeune anglais en est donc à sa 8e distinction du genre en 12 mois. Sa faculté d'adaptation a encore fait la différence. Sur une piste dégradée, il a réalisé le meilleur temps en Q1, Q2 et Q3, avec des pneus et des quantités d'essence variables. "J'ai essayé d'éviter les zones dégradées et j'y suis parvenu dans mon dernier tour. J'ai trouvé 6 ou 7 dixièmes sur ce tour", a-t-il dit. Sa trajectoire tout à l'intérieur de l'épingle, une roue sur la bordure, a fait la différenre. L''image du Hamiltion qui ne sait pas régler sa machine en a donc pris un coup, d'autant que Kovalainen n'a rien fait d'exceptionnel. Le Finlandais avait avoué vendredi n'avoir pu se lâcher sur un circuit qu'il ne dominait pas. Il n'a pu trouver un tour clair en Q3.
BMW - Kubica 2e, Heidfeld 8e
Le style agressif du Polonais a encore fait la différence. Mais généralement, un pilotage "dur" s'accompagne de fautes. "Kub" a cette énorme qualité de n'en commettre aucune dans le money time. "Ce fût une séance très difficile avec cette piste qui partait en morceaux dans deux virages ; un désastre. A partir du moment où on rate une corde de 10 ou 20 centimètres, on se retrouve sur des débris. Ici, c'est très glissant, très facile de se louper" , a déclaré le pilote de Cracovie, qualifié avec les gommes les plus dures. Sa lucidité a encore mis Heidfeld dans une position délicate. Eclipsé par son jeune coéquipier, l'Allemand s'est curieusement fourvoyé. "C'était très dur de choisir entre les deux types de gommes ("tendre" et "tendre"). Au premier abord, j'ai pensé que le plus dur serait plus rapide, mais au bout du compte c'était le plus tendre" , a constaté le natif de Moenchengladbach. Ce dernier s'est manifestement fourvoyé à chercher le contre-pied.
Ferrari - Räikkönen 3e, Massa 6e
Les Ferrari ont énormément souffert des conditions de piste, qui partait en morceaux. Mais peut-être doit-on avancer l'hypothèse d'un manque de clairevoyance des pilotes. Kimi Räikkönen n'est en particulier pas très à l'aise dès que la piste évoule beaucoup. On l'avait constaté à Sepang, déjà. Le champion 2007 a incriminé le virage 10 (l'épingle), comme son coéquipier. "La voiture a été bien tout le week-end. Ce matin, c'était bien mais en attaquant la qualif, ce fût un choc en voyant le circuit ! La piste partait en morceaux ! On ratait des virages à cause du sable. J'ai perdu tellement de temps dans le virage 10 ! Je n'arrivais pas à tourner, la voiture tirait tout droit et je n'avais pas traction" , a-t-il dit.
Renault - Alonso 4e, Piquet 15e
Les techniciens du Losange se sont répandus en louanges à l'endroit de leur double champion du monde espagnol. "Le résultat de Fernando repose sur sa capacité d'adaptation tant à la voiture, qu'au niveau de grip de la piste", a synthétisé le motoriste Denis Chevrier. Piquet encore transparent, a avancé une excuse qui sonne faux : "Je suis toujours en train de découvrir ce circuit".
Williams - Rosberg 5e, Nakajima 12e
Qualifé 6e à Monaco, Nico Rosberg a été encore été exacte au rendez-vous qu'il avait fixé. Le plus rapide des libres 3, il était content d'être passé à travers les ennuis et d'avoir fait évoluer son matériel. "Je suis spécialement content car c'était très difficile, pas seulement parce que les conditions ont beaucoup changé entre vendredi et samedi, mais aussi parce que la piste s'est désagrégée. Le grip a chuté, le but était donc de ne faire aucune erreur sous peine d'être sévèrement puni si on mettait une roue 5 ou 10 centimètres hors trajectoire", a-t-il dit. Doucement, son coéquipier japonais progresse.
Honda - Barrichello 9e, Button 19e
"Par forte chaleur, l'asphalte se désagrège et il faut rester sur la bonne trajectoire sinon ça glisse. Ça m'a donné la chance d'utiliser toute mon expérience pour faire de bons tours" , a commenté le Brésilien, qui va s'emparer seul du record de départs en F1 (257), dimanche. "J'ai eu un problème avec la 3e vitesse au départ de la Q1, ce qui m'a privé de toute traction" , a expliqué Button, qui n'a produit aucun chrono. "JB" partira 18e grâce aux rétrogradations des Toro Rosso.
Red Bull - Webber 10e, Coulthard 13e
Mark Webber a tout gâché en tapant. "La piste se désagrégeait et il y en avait partout sur la trajectoire. J'ai fait un léger écart dans mon tour de rentrée après la Q2, j'ai roulé sur les débris et je n'ai pu revenir sur la bonne ligne", a expliqué tout penaud l'Australien, qui n'a pu tourner en Q3. "Nous avions le rythme pour aller en Q3 mais j'ai eu du trafic dans le dernier run de la Q1 et de la Q2. En Q1 j'étais derrière Bourdais, et en Q2 derrière Piquet", a protesté David Coulthard.
Toyota - Glock 11e, Trulli 14e
Un fiasco total. La TF108 n'évolue pas aussi vite que la concurrence depuis le début de la campagne européenne et Trulli était complètement perdu. Il a rajouté cinq tête-à-queue à sa collection de deux, vendredi. Au volant d'une voiture déséquilibrée, Glock est passé en force mais il n'a toujours pas vu la Q3 cette saison.
Toro Rosso - Bourdais 16e, Vettel 20e
Les deux Seb ont pris une pénalité de 5 places sur la grille en fin d'essais libres 3 après avoir tapé au virage 9. "Ce n'était pas difficile, c'était injouable!", s'est exclamé le français. "La piste s'en allait en morceaux à trois endroits. Il y avait des débris de bitume partout sur la piste, c'était la roulette. Je n'avais jamais vu ça. On fera une course d'attente avec Sebastian [Vettel] en espérant qu'il se passe des choses devant".
Force India - Sutil 17e, Fisichella 18e
Adrian Sutil et Giancarlo Fisichella ont fait le constat d'une auto au comportement dégradé par rapport au fragile équilibre péniblement obtenu le matin.



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