BMW - Kubica P1, Heidfeld P2
Agressif et précis sur une piste dégradée qui ne pardonnait aucun écart en qualif, attentif et discipliné au feu rouge, flamboyant pendant "sept tours de qualif" pour se constituer une avance suffisante -au moins 21 secondes- dimanche, afin de ressortir de son dernier arrêt juste devant Nick Heiddeld : "Kub" avait tout bon. Et puis, BMW a été bien éclairée de le faire passer de un à deux arrêts. Assez chanceux, il a profité de l'accident Hamilton/Räikkönen pour devenir le premier Polonais vainqueur en F1, après 29 gp seulement. Il bondit aussi de la 4e à la 1ère place du Mondial. Malin, il a aussi réclamé un statut de N.1 : "Nous menons le championnat Pilotes, j'espère donc que l'équipe va me soutenir à 100 pour cent pour essayer de la défendre pourquoi pas jusqu'à la dernière course".
Transparent vendredi, Nick Heidfeld a refait un peu surface en qualification. Un peu seulement car il a pris la 8e place sur la grille, contre la 2e à son alter ego. Débordé par Barrichello au départ, il a vite repris sa position puis a couvert les risques pour son équipe, qui l'a gardé en piste lorsque les sept qui roulaient devant lui sont rentrés au 19e tour. Tous les incidents ont joué en sa faveur. Il offre à BMW le premier de l'histoire. Une satisfaction de façade cependant pour ce pilote qui attend toujours sa première victoire en F1.
Red Bull - Coulthard P2, Webber P12
Sans point cette saison, en ballotage chez Red Bull, "Uncle David" a usé de 15 ans d'expérience pour se hisser jusqu'à la 3e place. "Je suis aussi content que lors de mon 1er podium en 1994", a-t-il dit. 62e podium, record des pilotes en activité. Bévue de Mark Webber samedi : l'Australien avait son ticket en poche pour la Q3 lorsqu'il a tapé dans son tour de rentrée une fois terminée la Q2. "J'étais sur deux arrêts, et David sur un. Nous étions un peu hors jeu après ce qui s'est passé en qualification (ndlr : accident après la Q2) et ce fût dur de s'en remettre", a-t-il dit.
Toyota - Glock P4, Trulli P6
Timo Glock n'avait plus marqué en F1 depuis le GP du Canada 2004, avec Jordan, à l'époque sa toute première course en élite. Il avait terminé 2e en ChampCar en 2007 à Montréal, bref le Québec réussi à l'Allemand, qui a survécu à bord d'une voiture totalement déséquilibrée (pendant trois jours) pour faire un Top 4. Il a aussi résisté à Felipe Massa, ce que son coéquipier Jarno Trulli n'est pas parvenu à faire. L'Italien a piloté comme un survivant pendant trois jours. "Nous savions que ce serait une course difficile et je voulais juste ramener la voiture à la maison", a déclaré le Pescaran, dont les pneus étaient morts à l'arrivée. Pour Toyota, c'est le pactole : 8 points. 4e au Mondial Constructeurs, à seulement 4 longueurs de Red Bull.
Ferrari - Massa P5, Räikkönen Ab
Il patienté au stand derrière Räikkönen au pit 1 et a dû revenir illico à cause d'un coup de la pompe à essence. Tombé 17e, il finit 5e après de jolis dépassements avec sa b… et son couteau. 4 points qui peuvent valoir très cher en fin de saison...
Ce pauvre Kimi Räikkönen stationnait à la sortie de la pit lane quand Lewis Hamiltion a grimpé sur sa Ferrari, détruisant l'aileron et la suspensions arrière. "Bien sûr, tout le monde peut faire des erreurs, comme moi il y a deux semaines à Monaco, mais c'est une chose de faire une faute à 200 km/h et une autre de percuter une voiture arrêtée à un feu rouge. Je ne suis pas en colère car ça ne mène à rien et ça ne changera pas mon résultat !" Grand seigneur, comme d'habitude.
Honda - Barrichello P7, Button P11
257e départ (enfin le vrai record !) récompensé par une deuxième arrivée de suite dans les points, après sa seconde Q3 en 2008, dont il a pu profiter car il n'avait pas tourné à Melbourne. Le Brésilien se démène pour rester chez Honda en 2009 car Sato rôde... Button était condamné depuis samedi. Le 3e rapport de boîte s'était bloqué dans son premier tour, en Q1.
Toro Rosso - Vettel P8, Bourdais P13
Sebastian Vettel a commis la même erreur que son coéquipier en fracassant sa STR3 comme le mur du virage 9. Le bitume en lambeau lui a offert la course de galérien capable de le transcender, comme à Monaco. 8e en étant parti des stands !
"La pire course, le pire week-end de toute ma carrière" , a résumé Sébastien Bourdais. Obligé d'oublier ses repères du ChampCar (il avait gagné à Montréal en 2007), il a tapé en libres 3 et galéré en qualif. Opération survie dimanche. Sa 13e place l'a fragilisé pour rapport à Vettel.
McLaren - Kovalainen P9, Hamilton Ab
Une bourde monumentale pour Lewis Hamilton après un pit stop à gaver la MP4-22, qui l'avait pourtant informé que le feu était rouge à la sortie de la pit lane au 19e tour ! Il a au moins fait un heureux, Kubica, mais Räikkönen ne voulait pas être mêlé à ça ! Les commissaires l'ont logiquement jugé responsable. Moins 10 places à Magny-Cours.
Chat noir depuis quelques courses, Heikki Kovalainen n'a pas attaqué vendredi car il n'était pas en confiance avec son auto alors que Hamilton avait un missile dans les mains. Il ne "trouvait pas le circuit", a-t-il dit. Il a été gêné en Q3 et un grainage endémique l'a enfermé dans une course banale. 9e et un point en 4e gp...
Williams - Rosberg P10, Nakajima Ab
Plus rien ou presque depuis la 3e place de Melbourne pour Nico Rosberg. Puni par une faute d'inattention à Monaco, l'Allemand n'aura encore une fois brillé qu'aux essais. C'est bien dommage car le podium était plus que jouable. On croyait Kazuki Nakajima apaisé. Il a rechuté en cassant son aileron sur la Honda de Button à l'épingle et a fait le mur en roulant dessus à l'entrée de la pit lane.
Force India - Sutil Ab, Fisichella Ab
Adrian Sutil a semé une sacrée pagaille en partant en tête à queue au 16e tour : la neutralisation qu'il a provoqué a privé la course de Hamilton (mais c'est moins grave que les autres), Räikkönen et Rosberg. Giancarlo Fisichella a aussi fini dans le décor.
- Sur ce sujet



From Official Website





















