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Formule 1 - Grand Prix d'Allemagne

24/07/2010 - 19:27 - Mis à jour le 24/07/2010 - 19:32

Vettel : "Ce fut très serré"


Sebastian Vettel (Red Bull) savait que la bagarre pour la pole serait rude, mais pas au point de la remporter pour deux millièmes. Le résultat d'un gros travail de réglages depuis vendredi, d'un excellent timing en Q3 malgré un tour pas parfait.

C'est votre troisième pole de suite, votre première à la maison, d'un souffle ...

Sebastian Vettel : Ça serait intéressant de calculer combien représente sur la piste un écart de deux millièmes de seconde (15 centimètres). Ce fut très serré, Fernando [Alonso] a été très fort dans toutes les sessions, et les Ferrari sont dans l'ensemble très compétitives ici. Nous avons poussé très fort et ce fut très excitant, spécialement en Q3, où je savais que je n'avais qu'un tour chrono dans chacune de mes deux tentatives. Ici, il y avait des endroits où on pouvait facilement se tromper. Si on attaque trop, on sort du pic de performance des pneus et là on sent que l'on perd du temps. Mon dernier tour n'a pas été parfait à 100%, je suis allé un peu au-delà des limites (de la piste) mais au bout du compte ce fut suffisant. Je suis resté en tête d'un rien. Je suis très heureux d'être en pole pour la première fois chez moi. Mais tout va se passer dimanche et ça va être une rude bagarre contre les voitures rouges.

Vous avez été le premier pilote de pointe à attaquer votre tour final. Aurait-ce pu être une erreur, car la piste d'améliorait ?

S.V. : Effectivement, la piste était un peu mieux en fin de session, mais pas énormément. Nous voulons y aller en premier pour faire un tour de lancement propre, sans trafic, pour fixer mon rythme et monter les pneus en température comme je voulais. Ça a marché. Nous avons tout fait bien mais ce n'est pas une super sensation de couper la ligne, de voir sur le tableau de bord qu'on est en pole puis d'attendre, d'attendre, en priant pour que ça suffise. Puis on m'a appelé pour me dire que j'étais en pole, puis que c'était pour deux millièmes. Ça soulage encore plus ! Je me disais que ça serait serré mais je ne pensais pas autant. C'était excitant pour les gens et c'est bon de l'avoir fait ici.

Vous avez souligné vendredi combien la voiture était bonne dans le dernier secteur. Comment était-ce dans les deux premiers ?

S.V. : Je n'ai pas dit qu'elle était bonne dans le dernier secteur. Je ne m'en souviens pas. Elle était bien vendredi mais j'avais du mal au freinage. Je n'étais à l'aise à 100% et je n'en avais pas encore le contrôle comme d'habitude. J'ai donc lutté pour trouver le bon équilibre de freinage et pour la placer comme il fallait en entrée de virage. C'était bien mieux en Libres 3, j'étais bien plus confiant et j'ai une très bonne qualification. Nous avons amélioré, amélioré, amélioré. Cepandant, j'aurais pu avoir une meilleure traction dans mon ultime tour en Q3 et me ménager une plus grosse marge sur Fernando.

Vous êtes premier, Nico Rosberg et Nico Hülkenberg se classent 9e et 10e, et Michael Schumacher 11e. Tout un symbole.. .

S.V. : Les grands champions comme Michael savent ce qu'ils font. En ce moment, il ne vit pas les meilleurs moments avec sa voiture. Il faut lui demander pourquoi. Il est aussi bon que les jeunes pilotes progressent et que l'Allemagne en ait autant en F1 cette saison. Mais cette qualification n'est pas pour autant un jour symbolique dont on va se souvenir à jamais. A un moment, il y aura bien quatre ou cinq Français dans la discipline, alors qu'il y en a zéro en ce moment. Cela change. Parfois on appelle ça "du bon travail dans les catégories inférieures", parfois ce n'est que de la chance. Quand j'ai commencé le karting, Michael était déjà champion du monde de F1. Beaucoup de portes se sont ouvertes grâce à ses succès. Et pour sûr les chances d'avoir un vrai talent sont plus importantes si vous avez 1000 jeunes pilotes que si vous en avez 100 ou 10. Plus le sport est populaire, plus ça aide.

Eurosport
 
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