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Grand Prix d'Italie 2014 : on va en parler à Monza

On va en parler à Monza

Le 04/09/2014 à 17:10Mis à jour Le 04/09/2014 à 17:16

Entre l'utile et le futile, nous avons fait le tri pour vous dire de quoi sera fait le Grand Prix d'Italie. De l'actualité des transferts à la nouveauté Roberto Merhi (Caterham).

Les pneumatiques rapidement endommagés

La vitesse des monoplaces implique forcément une usure plus rapide des pneumatiques. Le groupe italien Pirelli a choisi d'emmener à Monza les pneumatiques "dur" et "medium". "Plus le circuit est rapide, plus le stress subi par les pneus est important, a expliqué Paul Hembery, directeur de Pirelli Motorsport. Ces contraintes ont tendance à surchauffer la bande de roulement. Les F1 sont également réglées avec de faibles appuis pour favoriser la vitesse de pointe, mais une réduction des appuis s’accompagne d’un grip moins important qui peut conduire à des blocages de roues dans les zones de freinages, particulièrement appuyés ici."

Alonso est la "clé des transferts"

Romain Grosjean, dans l'attente de l'offre d'une écurie pour la saison prochaine considère que le choix de Fernando Alonso va permettre l'ouverture du marché: "On peut toujours spéculer mais de ce que je sais tous les autres pilotes ont un contrat dans les gros teams. Alonso est donc la clé. Il faut attendre ce qu'il va faire chez Ferrari et ensuite le marché va bouger. Parce que pour l’instant, ça n’a pas beaucoup bougé, vous l’avez constaté comme moi." Mais Fernando Alonso a mis fin au suspense en début de semaine. Le pilote espagnol ne quittera pas Ferrari en fin de saison : "Je n’ai aucune intention d’aller voir ailleurs pour le moment a annoncé le double champion du monde.Je veux gagner ici et terminer le travail que nous avons entamé il y a quelques années." McLaren qui courtisait Fernando Alonso pourrait maintenant se rabattre sur Sebastian Vettel qui a, semble-t-il, demandé à Red Bull un temps de réflexion avant de prolonger son contrat.

La fin du grand prix en 2016 ?

Il y a un an, Bernie Ecclestone avait critiqué les organisateurs du Grand Prix d'Italie, coupable, selon lui, de ne pas moderniser les installations de Monza. Du coup, cette saison, le mythique virage de la Parabolica a été modifié. Les graviers ont été remplacés par une zone de dégagement en asphalte permettant plus de sécurité.

Le promoteur de la Formule 1 en a remis une couche, lundi, en mettant la pression sur les organisateurs du Grand Prix d'Italie. "Nous ne voulons pas perdre Monza a-t-il concédé à la Gazzetta dello Sport. Monza ne sera pas enlevé du calendrier, mais le contrat arrive à expiration et nous n'avons toujours pas d'accord. J'ai parlé aux organisateurs il y a quelques années pour leur expliquer quelles seraient les conditions. Ils doivent simplement accepter le contrat et le signer."

Le retour de Kobayashi

Tout le monde attendait la confirmation d’Andre Lotterer (Caterham) après son week-end plein de promesses à Spa lors du Grand Prix de Belgique. Elle n’aura finalement pas lieu, puisque l’Allemand a décidé de ne pas accepter la prolongation que lui a offert l’écurie britannique. C’est donc le Japonais, Kamui Kobayashi qui va retrouver sa monoplace. "Il me tarde d’être à nouveau en piste ! L’équipe a travaillé sans relâche et la voiture a gagné en performance depuis la dernière fois que je l’ai piloté en Hongrie avant la trêve estivale, je suis donc impatient de voir ce que cela va donner à Monza." Le Japonais n'était pourtant pas le premier choix de Caterham. L'écurie aurait voulu donner la place à l'Espagnol, Roberto Merhi, mais ce dernier ne dispose pas encore de la Licence F1, indispensable pour piloter durant tout un week-end.

La particularité du tracé

Monza est l’un des circuits les plus rapides de la saison. L’ancien pilote Jean Alesi, a confirmé les sensations que procurent la conduite au Grand Prix d’Italie. "J’ai toujours adoré ce tracé et à plusieurs reprises, je ne suis pas passé loin de m’y imposer (trois fois deuxième : 1993, 1996, 1997). A ces vitesses, vous avez la sensation que votre voiture va s’envoler. C’est spécifique à Monza, et il est parfois difficile de maintenir sa monoplace en ligne droite." Mais le temps où le pilote français pilotait des monoplaces avec des moteurs V12 est bien révolu. Aujourd'hui, les voitures dépassent difficilement les 350 km/h.

Fernando Alonso (Ferrari) au Grand Prix de Belgique 2014

Fernando Alonso (Ferrari) au Grand Prix de Belgique 2014AFP

Le point technique à surveiller

"Avec un tracé comportant seulement deux virages, le MGU-K (ndlr: successeur du KERS, il récupère l'énergie cinétique générée lors des freinages) sera très sollicité: chaque période de freinage dure un peu plus de deux secondes et il n’y a pas suffisamment de temps ou d’énergie créée pour recharger complètement la batterie. De plus, les pilotes montent sur les vibreurs pour réduire au maximum le rayon des virages, réduisant ainsi un peu plus les opportunités de création d’énergie. Pour compenser cette perte, le MGU-K récupèrera de l’énergie dès l’instant où la position de la pédale d’accélérateur sera à mi-course pour surcharger le moteur à combustion interne. Le MGU-H (ndlr: système hybrique récupérant l'énergie à partir de la chaleur des échappements) rechargera également le MGU-K sur les lignes droites" a déclaré Rémi Taffin, directeur des activités piste Renault Sport F1.

La declaration

L’Espagnol Roberto Merhi, 23 ans, qui prendra place dans la monoplace de Kamui Kobayashi (Caterham) pour la première séance d’essais libres du Grand Prix d’Italie: “Le circuit de Monza est l’un de ceux que je préfère, j’avais terminé sur le podium au début de cette année à l’occasion de la première manche du championnat de Formule Renault 3.5. Quelle année pour moi ! En décembre de l’année passée, je ne savais même pas si j’allais rouler cette saison et je vais maintenant piloter une monoplace de F1 ! Je vais bien sûr profiter au maximum de cette opportunité”

Le chiffre

0 : Nico Rosberg (Mercedes) n'a jamais remporté le Grand Prix d'Italie à Monza. Il n'y a même jamais réalisé de pole position.

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