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FORMULE 1 - Valtteri Bottas (Mercedes), pneus, chaleur, deux arrêts : les clés de la course à Sakhir

Bottas, pneus, chaleur, deux arrêts : les clés de la course à Sakhir

Le 16/04/2017 à 09:40

GRAND PRIX DE BAHREÏN - A Sakhir, Valtteri Bottas (Mercedes) s'élancera pour la première fois de sa carrière en pole position. La surchauffe des pneumatiques pourrait redistribuer les cartes et chambouler les stratégies. Voici les enjeux de la course.

L'homme de la pole position : Valtteri Bottas (Mercedes)

Lewis Hamilton (Mercedes) est passé tout proche d'empocher une 7e pole d'affilée. Mais dans un élan de rébellion, un dernier tour lancé remarquable et un troisième secteur de folie, Valtteri Bottas a enfin "tué" le coéquipier. Pour une broutille - 23 millièmes exactement -, le pilote de 27 ans s'est offert la première position de pointe de sa carrière. Le Finlandais n'en a pas fanfaronné pour autant. Il sait pertinemment que son voisin de box lui mènera la vie dure dès l'extinction des feux. Les deux équipiers ont d'ailleurs un contentieux classé sans suite. Il y a un an, l'ex-titulaire Williams avait harponné le triple champion du monde au premier virage.

Le battu : Sebastian Vettel (Ferrari)

L'Allemand a montré les muscles aux essais libres, il a finalement joué petit bras en qualification. Repoussé en deuxième ligne, le quadruple champion du monde a surtout concédé une marge de 0"478 difficilement justifiable et jamais aperçue depuis le début de la saison. Pour chasser les Flèches d'Argent, il devra aussi jeter quelques coups d'oeil dans le rétroviseur, son coéquipier et garde du corps Kimi Räikkönen (Ferrari) ayant laissé Daniel Ricciardo (Red Bull) s'installer au quatrième rang.

Sebastian Vettel (Ferrari) après la qualification du Grand Prix de Bahreïn 2017

Sebastian Vettel (Ferrari) après la qualification du Grand Prix de Bahreïn 2017Getty Images

L'incrédule : Kimi Räikkönen (Ferrari)

Les week-ends se suivent et se ressemblent pour "Iceman". Le Finlandais reste spectacteur de la bataille à trois et peine toujours à trouver les bons réglages sur sa SF70-H. Le champion du monde 2007 ne cesse de se plaindre de sous-virage mais il estime "qu'il n'y a rien que Ferrari puisse changer". Ce dimanche, pour la première fois de la saison, il devra se débarrasser assez tôt de Ricciardo pour ne pas s'embourber dans une course anonyme.

Le regret de la qualification : La panne de Carlos Sainz (Toro Rosso)

Dès la Q1, L'Espagnol a été stoppé par une panne dont l'origine est encore inconnue. Le pilote de 22 ans estime qu'il aurait pu s'inviter en Q3 et on a envie de le croire. Le jeune Madrilène venait de réussir un premier secteur impeccable et son coéquipier Daniil Kvyat (Toro Rosso) a échoué aux portes du Top 10.

Le performer : Nico Hülkenberg (Renault)

Au micro de Canal +, Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport, a vanté la faculté de Nico Hülkenberg à tirer le meilleur de sa monoplace. L'Allemand a illustré les propos de son dirigeant en accrochant le septième chrono. "Hulk" a été le meilleur des autres et sa performance, couplée à la dixième place de Jolyon Palmer, a permis à la firme au Losange d'enregistrer sa meilleure performance en qualification depuis son retour en 2016.

La mauvaise habitude : Nouvelle casse moteur pour McLaren

Il n'y a plus rien de surprenant à voir Fernando Alonso et Stoffel Vandoorne pénalisés par les casses mécaniques. Ce samedi, l'Espagnol a encore surnagé pour atteindre la Q2. La superstar d'Oviedo espérait viser plus haut mais une nouvelle fois, l'unité de puissance de sa MCL32 a volé en éclats. Le double champion du monde ne pèse même plus ses mots. "J'avais une demi-seconde d'avance sur la Q1 au dernier virage. J'ai ensuite appuyé sur l'accélérateur, et plus rien. Le moteur a explosé", a-t-il expliqué. Et pendant ce temps-là, le mariage McLaren - Honda perdure. Tant bien que mal.

Ce que la qualification nous a appris : La nuit favorable à Mercedes

Dimanche, le coucher de soleil accompagnera l'extinction des feux et Mercedes peut s'en réjouir. Sous les températures caniculaires, la W08 consume ses pneumatiques bien plus vite que la Ferrari. Avec la tombée de la nuit et du thermomètre, ce déficit sera certainement moins pénalisant, sur un tour comme sur les longs relais.

La stat : 49

La première pole de Bottas est la 49e pour la Finlande, qui intègre ainsi le Top 5 des nations les mieux représentées au classement des positions de pointe. Le classement : 1- Grande-Bretagne ; 248 pole, 2- Allemagne ; 155, 3- Brésil ; 126, 4- France ; 79, 5- Finlande ; 49, 6- Italie ; 48.

Ce qu'il faut savoir avant la course

Pour la course, le panel de stratégies est ouvert. Pirelli estime que les pilotes pourront passer une ou deux fois par les stands, en fonction des conditions de piste. "Il y a suffisamment de différences, en termes de performance, entre les tendres et les super-tendres, pour décider de privilégier l’une ou l’autre solution. Les écarts de rythme de course sont tellement faibles que cela peut faire toute la différence !", a déclaré Mario Isola, responsable de la compétition du manufacturier. Max Verstappen (Red Bull), auteur d'une fantastique remontée à Shanghai, s'en frotte déjà les mains.

Max Verstappen (Red Bull) dans son box au Grand Prix de Bahreïn 2017

Max Verstappen (Red Bull) dans son box au Grand Prix de Bahreïn 2017Getty Images

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