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FORMULE 1 - Lewis Hamilton (Mercedes) "comme à l'époque du karting"

Hamilton "comme à l'époque du karting"

Le 12/11/2017 à 20:38Mis à jour Le 12/11/2017 à 22:11

GRAND PRIX DU BRÉSIL - Auteur d'une course remarquable, Lewis Hamilton (Mercedes) a pris énormément de plaisir, ce dimanche, à Interlagos. Même en s'élançant depuis la voie des stands.

Lewis Hamilton (Mercedes) est toujours le grand gagnant. Même sans gagner. Deux semaines après avoir été sacré, au Mexique, en bouclant l'épreuve à une inhabituelle neuvième place, le Britannique a probablement été le vainqueur moral du Grand Prix du Brésil, ce dimanche. Parce qu'il l'a éclaboussé de son talent et de sa supériorité. Et même s'il a échoué au pied d'un podium qu'il aurait certainement mérité.

Le Britannique sait réparer ses erreurs. Élancé depuis la voie des stands - Mercedes ayant sorti sa monoplace du régime du parc fermé, d'abord pour corriger les dégâts, ensuite pour y insérer un nouveau moteur - "King Lewis" a offert un récital sur le circuit qui lui a offert tant de paradoxes. Interlagos, c'est le tracé de son idole, Ayrton Senna. C'est aussi l'un des rares où il n'a gagné qu'une seule fois. C'était il y a un an, à la fin d'une saison où le sacre lui a échappé.

"Il n'y a pas de place pour l'erreur quand on veut être le meilleur"

Par ses dévers et sa faible longueur, le circuit Carlos Pace est plus punitif que beaucoup d'autres. Comprenez : une erreur infime y provoque parfois de gigantesques conséquences. Et comme il n'est jamais trop tard pour s'instruire, Hamilton l'a appris à ses dépens, à 32 ans, samedi, aux abords d'un virage n°7 où tant d'autres ont été coupables avant lui. Oui mais voilà, "il n'y a pas de place pour l'erreur quand on veut être le meilleur", a-t-il lui même avoué.

Lewis Hamilton (Mercedes) à l'attaque lors du Grand Prix du Brésil 2017

Lewis Hamilton (Mercedes) à l'attaque lors du Grand Prix du Brésil 2017Getty Images

Certes. Mais la perfection n'existe pas, surtout pas pour un pilote de F1. Au fond, le plus important est peut-être de savoir rattraper ses ratés. "Ce matin, quand je me suis levé, mon but était de me racheter et de rendre l'équipe fière", a confié le quadruple champion du monde, après la course, dans le parc fermé. Et à voir le sourire de Toto Wolff, boss de l'écurie, après une course où Mercedes n'a pas trusté la plus haute marche du podium, le génie de Stevenage a rempli sa mission.

"J'ai vu Vettel et je me suis dit : 'ah, si seulement'" !

Cinquième après 21 tours, leader costaud avec des pneus cloqués après la vague de ravitaillement, quatrième dans les échappements de Kimi Räikkönen (Ferrari) et à 5"468 du vainqueur sur la ligne d'arrivée, le n°44 s'est bien amusé. "C'était fun ! Cela m'a rappelé l'époque du karting, quand je partais du fond de grille, a assuré l'Anglais. J'ai aimé cette course et les batailles. J'espère que cela continue de montrer à tout le monde que j'ai beaucoup d'ardeur."

A ses yeux, il y a probablement des places de quatrième bien plus excitantes que des podiums, surtout lorsque le principal enjeu a déjà été réglé. Celle de ce dimanche entre dans cette catégorie. Mais si elle lui a offert, aussi, une once de frustration : "Il m'a manqué des pneus à la fin. Je me suis donné à fond pour rattraper les gars devant. Et quand j'ai passé la ligne, j'ai vu Sebastian (Vettel) et je me suis dit 'ah, si seulement !'"

Lewis Hamilton (Mercedes) lors du Grand Prix du Brésil 2017

Lewis Hamilton (Mercedes) lors du Grand Prix du Brésil 2017Getty Images

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