Le site internet de l'événement proposait toujours jeudi des billets dans plusieurs tribunes, tandis que le président de Octane Racing Group, le promoteur de l'événement, François Dumontier, attribuait la baisse d'affluence au mouvement étudiant contre la hausse des frais de scolarité. "Ils ont dit qu'ils voulaient perturber le Grand Prix. Ils l'ont déjà fait", a déclaré M. Dumontier dans le quotidien anglophone montréalais The Gazette. Selon lui, les ventes de billets ont fléchi quand les violences émaillant les manifestations dans les rues de Montréal ont commencé à être rapportées dans les médias internationaux. "Je ne me rappelle pas la dernière fois que nous n'avons pas tout vendu", a-t-il souligné.
Une manifestation de personnes nues était attendue jeudi soir dans le centre de Montréal. Ses organisateurs, une association étudiante faisant partie de la Classe, le syndicat étudiant québécois le plus radical, entendait protester contre la hausse des frais de scolarité, au centre du conflit vieux de près de quatre mois, mais en même temps dénoncer le Grand Prix de F1.
"Les valeurs sexistes, non-environnementales, élitistes et économiques qui sont véhiculées par ce type d'événement entrent hautement et directement en confrontation avec celles défendues par le mouvement étudiant", ont affirmé les organisateurs de la manifestation sur le site de la Classe.




























