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Les notes de la saison : Lewis Hamilton (Mercedes) au presque parfait

Les notes de la saison : Hamilton au presque parfait

Le 27/11/2017 à 16:35Mis à jour Le 27/11/2017 à 18:12

FORMULE 1 - Lewis Hamilton (Mercedes) n'a fait qu'une faute cette saison et mérite bien un 9/10 pour l'ensemble de son oeuvre. De son côté, Esteban Ocon (Force India) a surpassé les attentes en se mettant au niveau de Sergio Pérez. Voici nos notes.

Lewis Hamilton (Mercedes) : 9

Excepté son non-Grand Prix à Monaco et une grosse faute en qualification au Brésil, il a fait une saison exemplaire (9 victoires, 11 pole positions) en montrant une motivation sans faille jusqu'à son titre ; un peu moins après. Cette saison ne fut pas facile avec une W08 au comportement de "diva". Son 4e titre le met à une longueur de Juan Manuel Fangio et trois de Michael Schumacher, dont les 91 victoires ne lui paraissent plus inaccessibles. Car pour ce qui est du record de pole positions, c'est réglé.

Valtteri Bottas (Mercedes) : 6

Après la petite vie tranquille chez Williams avec Felipe Massa, il a découvert le haut niveau et s'est montré bien trop inconstant pour faire un candidat crédible au titre. Il a été terne en qualification face à Lewis Hamilton à Melbourne, Spa et Monza et a même explosé à Sepang. Il a fait quatre poles mais ses trois victoires forment un maigre bilan dont il a conscience.

Valtteri Bottas (Mercedes) au Grand Prix du Japon 2017

Sebastian Vettel (Ferrari) : 8

Il a maximisé le potentiel de sa Ferrari en qualification en faisant mieux que Valtteri Bottas (4 pole positions, 9 autres présences en 1re ligne). Il a démarré pied au plancher avec trois succès en six courses, avant un trou d'air marqué par une victoire en 12 meetings. Il a mené le championnat jusqu'à Spa et Ferrari a ensuite perdu la bataille du développement. L'histoire de la consommation d'huile n'étant qu'une partie du problème, le manque de fiabilité a fini de le plomber.

Il a accepté la responsabilité de l'accident du départ à Singapour, a qui marqué le tournant du championnat. Dans tout ça, il n'a pas fait toujours preuve d'une grande sérénité, comme son coup de sang à Bakou l'a montré.

Kimi Räikkönen (Ferrari) : 6

Il a eu la confirmation à Monaco que Ferrari n'avait rien d'autre à lui proposer qu'un statut de n°2 de Sebastian Vettel. Mais avait-il une réelle marge de manœuvre en s'inclinant régulièrement en qualification (15 fois) face l'Allemand ? Son année a quand même été décevante (P2x2, P3x5), jusqu'au jugement lapidaire de Daniel Ricciardo (Red Bull), auquel il a arraché la 4e place du championnat à Abou Dabi.

Max Verstappen (Red Bull) : 8

Il n'a jamais baissé les bras au milieu de huit abandons en saisissant deux occasions de gagner, en toute logique en Malaisie et avec un peu de chance au Mexique. Le meilleur de son clan en qualification (15-3), il a convaincu RBR de parier sur lui comme successeur de Vettel en signant un beau contrat de trois ans. Bref, une année qui l'a blindé.

Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix de Italie 2017

Daniel Ricciardo (Red Bull) : 7

L'Australien a été d'une régularité implacable en course derrière les Mercedes et les Ferrari mais il s'est incliné trop souvent face à Max Verstappen en qualification (3-15). Il a profité des ennuis de Lewis Hamilton pour gagner à Bakou mais le contrat offert dans son dos à son coéquipier a cassé sa confiance en Red Bull.

Sergio Pérez (Force India) : 6

"Checo" fait un solide 7e au championnat avec 100 points une 4e place à Montmelo comme meilleur résultat de Force India. Son expérience lui a permis de garder la main en qualification (13-7) mais il a vu Esteban Ocon le challenger de plus en plus régulièrement en fin de saison. Spécialiste de la gestion des pneus, il s'est retrouvé de plus en plus en difficulté au point d'adopter des stratégies douteuses. Une saison qui lui a sans doute collé définitivement l'étiquette de bon pilote - payant - pour une bonne écurie comme Force India, mais pas pour un top team.

Esteban Ocon (Force India) : 7

Il a livré une guerre sans merci à Perez pour se hisser à son niveau au bout de sa première saison complète. Devancé en qualification 10 fois lors des 12 premiers samedis de 2017, il a fini par prendre la main sur le tour chrono. En course, il n'a jamais eu peur des manœuvres d'intimidation du Mexicain et a fini par lui en remontrer en termes de gestion des pneus. Après 9 Grands Prix chez Manor, il était là pour remplacer Nico Hülkenberg et a rempli sa mission au-delà de toutes espérances.

Esteban Ocon et Sergio Pérez (Force India)  au Grand Prix de Belgique 2017

Carlos Sainz (Toro Rosso et Renault) : 6

Il a porté Toro Rosso à bout de bras en ramenant 46 points mais on ne saura jamais s'il y avait mieux à faire. Sa régularité lui a valu un transfert anticipé chez Renault mais il a vite déchanté face à Nico Hülkenberg. Pas un crack en qualification et d'une mauvaise foi hallucinante quand il s'agit d'établir les responsabilités d'un incident en piste. C'est pour ça que le Losange le considère comme un pilote de transition.

Daniil Kvyat (Toro Rosso) : 4

Un ton en dessous de Carlos Sainz en qualification sans être ridicule, mais tellement inconstant le dimanche ! Débarqué au soir d'Austin. S'il revient en F1, c'est comme pilote payant.

Felipe Massa (Williams) : 4

La Williams était-elle si mauvaise que ça ? 10e du championnat avec 43 unités, le Brésilien en pré-retraite était là pour apprendre le métier à Lance Stroll.

Nico Hülkenberg (Renault) : 6

Il ronronnait au gré de la forme de sa RS17 et de sa fiabilité (7 abandons), et Carlos Sainz l'a réveillé juste à temps. Il a fait le job à Abou Dabi pour la 6e place Constructeurs.

Nico Hülkenberg (Renault) au Grand Prix de Hongrie 2017

Jolyon Palmer (Renault) : 3

Champion au bout de quatre saisons en GP2, le pilote-payant britannique n'aurait jamais été au niveau de son job en F1.

Lance Stroll (Williams) : 4

40 points dont 15 à Bakou et surtout 12 sorties sans gloire dès la Q1. Le Canadien surentraîné en douce à coup de millions de dollars s'est limité par son pilotage trop brutal. Pas de progrès tangibles.

Romain Grosjean (Haas) : 5

La deuxième année d'une nouvelle écurie est la plus difficile et il a souffert d'incessants problèmes de freins qui lui ont donné l'image d'un pilote en mode "on/off". Mais il a gardé une force de caractère à toute épreuve : après un vendredi et un samedi transparents, il restait capable de faire un beau dimanche.

Kevin Magnussen (Haas) : 3

Une agressivité en permanence mal placée, quand ce n'était pas une vulgarité répugnante. Aucune classe et pas de talent particulier.

Fernando Alonso (McLaren) : 7

Il a entretenu sa motivation par tous les moyens même s'il il a concédé quelques abandons (10) de confort. 17 points marqués dont 8 rien qu'en Hongrie et une implication technique qui a maintenu le châssis à un haut niveau. Un investissement pour 2018.

Stoffel Vandoorne (McLaren) : 6

Un bilan positif : il a renoncé à son pilotage façon GP2 et s'est rapproché de son illustre coéquipier en qualification.

Pascal Wehrlein (Sauber) : 3

La déception de l'année. Le grand espoir de Mercedes s'est peu à peu éteint en acceptant la comparaison avec Marcus Ericsson. 17 éliminations en Q1, une stat qui dit tout sur ses limites.

Marcus Ericsson (Sauber) : 3

18 sorties dès la Q1, zéro point au compteur : échec total pour ce pilote payant.

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