Ce serait un rêve pour vous d'offrir à Toyota sa première victoire en Formule 1 cette saison...
Timo Glock : Oui, c'est l'objectif de Jarno [Trulli], de moi-même et de toute l'équipe Toyota. Ce serait un rêve pour moi d'y parvenir. Cependant, gagner en Formule 1 n'est pas facile. On a la pression de le faire, tout le temps, mais c'est quelque chose de normal. La pression est aussi plus forte en cette conjoncture difficile pour l'ensemble des teams.
Vous avez évolué en tant que pilote l'an dernier. Pouvez-vous nous dire comment ?
T.G. : Au début de la saison, j'ai expliqué à toute l'équipe que ce serait difficile. La voiture était un peu difficile pour mon style de pilotage. De son côté, Jarno avait de l'expérience et la voiture était plus adaptée à lui. Nous avons pris une direction de travail pour moi et tout a bien marché. Les deux ou trois premières séances d'essais et Grands Prix ont été difficiles car il fallait que je comprenne comment les ingénieurs travaillaient avec les pilotes. Au fur et à mesure, mon ingénieur m'a donné des indications sur la bonne façon de m'améliorer, et ça a bien évolué à partir du Grand Prix du Canada. Nous avons fait une bonne première saison. En ce qui me concerne, l'objectif était de progresser course après course, et c'est ce qui s'est passé.
Pouvez-vous revenir sur ce qui s'est passé lors du dernier tour du dernier Grand Prix 2008, au Brésil, lorsque vous vous êtes fait passer par Lewis Hamilton ? Vous vous être retrouvé sous les feux des projecteurs...
T.G. : C'était l'objectif d'être devant lui. Ce ne fût pas une course facile, et les deux jours qui ont suivi non plus. Nous avons tout bien fait pendant la course, pris la bonne décision concernant les pneus (ndlr : ne pas rentrer prendre des pluie, contrairement aux autres équipes), car au bout du compte nous avons gagné une place (ndlr : il s'est finalement classé 6e). Mais après, ce ne fût pas facile car beaucoup de gens n'ont pas compris ce qui s'était passé (ses pneus sont devenus moins performants dans les 2e et 3e secteurs de l'ultime tour). En Allemagne, des commentateurs ont même dit en direct que j'avais laissé passer Lewis [Hamilton], et ce n'était pas vrai ! Ce ne fût peut-être pas non plus facile pour les fans, et il y a eu des réactions négatives. Mais l'objectif était bien d'être devant Lewis et devant McLaren.
Toyota a testé seul à Bahreïn cet hiver. A quel point avez-vous tiré avantage de rouler dans des conditions météo stables, sur une piste claire ?
T.G. : L'équipe a pris une bonne décision quand on voit le temps assez froid et parfois pluvieux qu'il a fait en Espagne (ndlr : où les teams ont fait la majorité de leurs tests). A Bahreïn, nous avons bénéficié de conditions très agréables, avec une température autour de 20°C. Nous avons couvert un gros kilométrage avec la voiture préfigurant 2009, aussi bien sur le moteur que la boîte de vitesses, et les pneus slick. Nous avons bien progressé sur le développement. Grâce à ça, nous avons appris deux-trois trucs vraiment intéressants à propos de 2009…
Vous aviez connu des difficultés dans la première moitié de 2008 avant d'avoir une voiture à votre goût. Avez-vous peur de perdre le feeling de la voiture à cause du règlement 2009 ?
T.G. : Le retour aux slick est quelque chose de bon pour moi. J'y suis habitué depuis que j'ai roulé en GP2 et dans d'autres catégories (ndlr : ChampCar) et en les testant, j'ai immédiatement eu de bonnes sensations et un meilleur feedback. Les pneus rainurés étaient difficiles à comprendre car leur fenêtre de fonctionnement était assez étroite. Les premières impressions des slicks sont bonnes mais il va évidemment falloir voir comment 2009 va se dérouler. Et puis, les ingénieurs à Cologne savent maintenant bien ce qu'il me faut sur la voiture, pour l'exploiter et mieux la développer selon mon feeling. Ce sera une grande aide pour 2009. J'espère aussi que les nouvelles règles vont faciliter les dépassements et offrir un meilleur spectacle aux fans.
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En Allemagne, des commentateurs ont même dit en direct que j'avais laissé passer Lewis [Hamilton], et ce n'était pas vrai ! Mais l'objectif était bien d'être devant Lewis et devant McLaren
"Quel menteur ça se voit sur son nez ? ."Le 18/01/2009 à 10:38