L'équipe de France était-elle trop tendre face à l'expérience des champions olympiques russes?
J.R : C'est bien beau de prendre le mental comme excuse. A part Michaël Guigou dont c'est la première compétition, la plupart des joueurs ont participé à des Championnats du monde ou d'Europe. Il vaut mieux se dire qu'on n'a pas été bons que de mettre en cause l'expérience. On a raté ce match, on n'a pas été présents au bon moment. C'est bien beau de gagner les phases qualificatives, mais le plus important c'est les phases finales.
Etiez-vous trop confiants après la victoire sur les champions d'Europe allemands?
J.R : Au moment où on a joué l'Allemagne on avait des doutes sur notre façon de jouer. Peut-être que le fait de rencontrer une grosse équipe comme elle a fait monter notre envie de retrouver le vrai visage de l'équipe de France. Peut-être aussi que contre la Russie on était encore sur notre nuage de la victoire contre l'Allemagne.
Aviez-vous les armes nécessaires pour aller plus loin?
J.R : Depuis le début de la préparation il y avait une très grosse ambiance, on avait tout pour bien faire. On a tout fait toujours ensemble. Si on avait quelque chose à se reprocher, on se dirait qu'on n'a pas fait les choses comme il fallait. C'est en cela que la déception est plus douloureuse. Nous, les anciens, sommes peut-être encore plus frustrés parce que ce sont nos derniers Jeux. On avait tellement envie de terminer sur quelque chose de très beau.
Est-ce votre souvenir le plus douloureux en sélection?
J.R : Je ne pense pas. C'est une déception sportive mais pas une déception par rapport au groupe. Dans le passé j'ai déjà été déçu à ces deux niveaux en même temps. Le jour où je prendrai la décision d'arrêter en équipe de France, je dirai que mon parcours a été correct, j'ai eu des bons souvenirs, des déceptions, mais tous les bons souvenirs vont gommer les mauvais.
A ce sujet, avez-vous pris une décision sur votre avenir en sélection?
J.R : Je n'ai pas pris de décision. Je suis venu ici sans me dire si j'allais continuer ou finir, sans arrière-pensée. Là, je suis encore dans la compétition. J'ai envie de vivre ces derniers moments des jeux Olympiques avec le groupe. C'est une décision personnelle, je prendrai plus de recul pour réfléchir et avoir une bonne réponse.
Sans être fixé, avez-vous déjà envisagé votre retraite internationale?
J.R : J'annoncerai d'abord ma décision à mes partenaires. Non, d'abord à ma femme puis à mes partenaires... C'est sûr qu'à 35 ans je ne pourrai plus m'investir pour une préparation comme celle-ci. Je ne veux pas être le mec qu'on gère. La préparation, la séparation de la famille (Jackson Richardson est père de deux enfants), ce sont des sacrifices qui font qu'à un moment on puisse vouloir arrêter. Je ne veux pas qu'on m'impose cette décision, je veux qu'elle vienne de moi. Terminer sur un bon résultat n'est pas le plus important, je veux partir la tête haute vis-à-vis de mes partenaires.
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