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France - Biélorussie (34-23) : Réveillés, les Experts ont passé leurs nerfs sur la Biélorussie

Réveillés, les Experts ont passé leurs nerfs sur la Biélorussie

Mis à jourLe 21/01/2016 à 21:58

Publiéle 21/01/2016 à 19:39

Mis à jourLe 21/01/2016 à 21:58

Publiéle 21/01/2016 à 19:39

Article de Bruno Poussard
Dans cet article

EURO 2016 - L'équipe de France a bien rebondi après son revers face à la Pologne en signant une victoire nette contre la Biélorussie (34-23) pour attaquer le tour principal.

Ouf ! Les Bleus du hand n'ont rien perdu de leurs capacités de réaction. Victimes de la Pologne mardi soir (25-31) pour leur premier vrai test dans cet Euro, les hommes de Claude Onesta étaient énervés et les Biélorusses en ont fait les frais jeudi (34-23). Les Français se permettent même de soigner la différence de buts (34-23). Et encore, la grosse rotation a vu l'écart se réduire après la pause (20-5).

Derrière un Nikola Karabatic de feu (9/9 en première mi-temps) et un Thierry Omeyer des grands soirs (cinq buts encaissés seulement avant la pause), les Tricolores ont surtout livré une performance encourageante dans tous les secteurs de jeu. La référence enfin attendue dans la course aux demi-finales, autant pour l'efficacité offensive retrouvée que pour une défense en 5-1 en place.

Les handballeurs français ont démarré pied au plancher, à l'image d'un Nikola Karabatic auteur de trois buts et une passe décisive dans les cinq premières minutes. Epaulés par Kentin Mahé et Olivier Nyokas, choisis cette fois d'entrée, les cadres tricolores ont ainsi été les premiers à se rassurer, à l'image d'un portier Omeyer toujours décisif, d'un Narcisse de nouveau impressionnant dans les airs, ou d'un Sorhaindo moins cerné.

Les jeunes pousses ont répondu présent

Sérieux et appliqués, les Bleus n'ont pas laissé une miette à leurs adversaires au cours de la première demi-heure de jeu. Les Biélorusses ont même passé 13 minutes sans marquer. Preuve de l'efficacité de la défense en 5-1 des Bleus. Mais aussi de la variété du jeu offensif des Français, bien qu'aidés par la passivité de leurs puissants adversaires, dont on attendait un meilleur visage.

Après avoir progressivement alourdi l'écart (jusqu'à +15), les Bleus ont vu leur staff effectuer une intéressante rotation. Cette fois, tous les jeunes (critiqués pour "prendre des photos depuis le banc" en début de compétition) ont disposé d'un temps de jeu conséquent. Auteurs de choix forts d'entrée - à l'image de Mahé préféré à Guigou sur l'aile -, Claude Onesta et Didier Dinart ont fait souffler leur 7 majeur en deuxième mi-temps. L'occasion, aussi, de donner de la confiance aux Remili, Derot, Fabregas et Kounkoud qui n'ont pas manqué l'occasion, en assurant.

D'abord enflammée puis gérée, cette victoire sera positive sur l'état d'esprit. Les Bleus ont su retrouver de la confiance, notamment dans les secteurs plus faibles entrevus contre la Pologne. Mais rien n'est fait. Après la Biélorussie facilement écartée, deux autres défis les attendent dans la course aux demi-finales. Et pas des moindres. Avec la Croatie puis la Norvège, le tour principal a de quoi mettre en orbite les Français. Mais il peut aussi les renvoyer loin de leurs espoirs nés ce soir.

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