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Euro 2016 : La France s'impose dans la douleur face à la Macédoine (30-23)

Ce fut compliqué mais les Bleus ont finalement bien réussi leur entrée

Mis à jourLe 15/01/2016 à 20:33

Publiéle 15/01/2016 à 19:39

Mis à jourLe 15/01/2016 à 20:33

Publiéle 15/01/2016 à 19:39

Article de Loris Belin
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EURO 2016 - Au terme d'un match particulièrement disputé, les Bleus ont fini par s'imposer (30-23) en serrant le jeu dans les dernières minutes contre une équipe macédonienne séduisante et très solide défensivement. La France a bien lancé son Euro.

La France aura pris son temps. Les Experts ont eu bien du mal à se débarrasser d’une vaillante Macédoine pour son premier match du championnat d’Europe en Pologne. 30-23, score final, un résultat flatteur tant les joueurs de Claude Onesta n’ont pris la mesure de leur adversaire que dans les dernières minutes. Grâce à un très bon Thierry Omeyer, les Français ont tout d’abord tenu alors que la Macédoine insistait et profitait des exclusions temporaires encore trop nombreuses. L’accélération en fin de match avec Daniel Narcisse et Valentin Porte fut salvatrice, mais que ce fut difficile. Les Bleus devront hausser leur niveau de jeu sur l'ensemble de la rencontre contre la Serbie dimanche (18h15) pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

La France était pourtant prévenue, une ouverture de tournoi tient toujours du piège, même si la Macédoine était annoncée comme l’adversaire le plus "faible" du groupe. Tenaces, les Macédoniens ont joué crânement leur chance en imposant un faux rythme qui a visiblement perturbé les champions olympiques en titre. En jouant la montre sur jeu placé, Lazarov (meilleur buteur macédonien avec 9 buts) et ses coéquipiers ont presque réussi à endormir les Bleus pour mieux gicler sur des contre-attaques assassines. Les Français se sont montrés laborieux en attaque et parfois indisciplinés en défense, à l’image d’un Luka Karabatic pris par la patrouille deux fois en première mi-temps. Un grand Thierry Omeyer tenait heureusement la baraque en arrêtant près de la moitié des tirs adverses à la pause.

Les Bleus à l'expérience dans le "money time"

A 12 partout à la mi-temps, il n’y avait clairement pas de quoi fanfaronner. Et puis, les Bleus ont mis en route offensivement alors que la première période avait connu sept minutes sans le moindre but. Sur un ballon volé et transformé en but par Abalo, la France creusait une première fois l’écart, enfin, juste un peu (20-17, 43’). Mais la Macédoine revenait à nouveau, profitant des sautes de concentration défensives et de la précipitation des Experts à vouloir enfoncer le clou. La performance du gardien macédonien Ristovski - élu joueur du match - n’y était pas étrangère non plus, de quoi ajouter un peu plus de frissons.

Les dix dernières minutes de l’angoisse devenaient finalement les plus abouties des coéquipiers de Daniel Narcisse qui, en patron, mettait le nez à la fenêtre au moment opportun (deux buts dans les cinq dernières minutes). Les rotations de Claude Onesta lui donnaient raison en contraste au manque de lucidité des attaquants macédoniens qui trouvaient les poteaux comme relais à Thierry Omeyer. Un coup d’accélérateur dans les trois dernières minutes permettait même aux Bleus de donner du relief à un écart qui ne reflète pas la vraie dynamique du match. A défaut d’être brillantes, les grandes équipes, à l'expérience, savent être solides : un 8-1 dans le money time et la France l’emportait 30-23.

Les Français devront faire mieux contre la Serbie dimanche pour ne pas se mettre en péril comme ce vendredi soir. Aussi Experts soient-ils, un tel scénario pourrait ne pas leur être profitable à chaque fois.

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