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France – Norvège : L’antisèche : Les Bleus regretteront longtemps de s’être manqué contre la Pologne

L’antisèche : Les Bleus regretteront longtemps de s’être manqué contre la Pologne

Le 27/01/2016 à 23:44

EURO 2016 – La France avait une mission, et elle a échoué. La défaite contre la Norvège envoie les Bleus en matches de classement. Plus encore que cette défaite contre une Norvège décidément surprenante, c’est le passage à vide contre la Pologne en fin de de première phase qui cristallisera les déceptions.

Le match : Deux périodes, deux actes, et à chaque fois, la France derrière

Cette rencontre, déjà grande en dramaturgie avant même le coup de sifflet final, aura connu deux périodes bien différentes. La première était placée sous le signe de la défense. Le jeu restait cadenassé, la France offrant une défense 1-5 inhabituelle pour refroidir les arrières norvégiens. L’effet de surprise aura duré un quart d’heure, pendant lequel les Experts n’ont encaissé que trois buts.

Puis la Norvège a montré pourquoi elle était en tête du groupe 1, toujours invaincue durant le tour principal. Un 4-0 plus tard, et les joueurs scandinaves prenaient la main pour ne plus la lâcher. Omeyer sauvait les meubles dans ses cages et Daniel Narcisse tenait la baraque offensivement, pour n’être mené que d’un but au repos sur un score XXS (11-12).

En deuxième période, la Norvège, arcboutée sur sa défense impériale, a laissé venir les Experts qui n’ont pas su trouver les solutions. Surtout, un coup de mou défensif de l’équipe de France permettait à la Norvège de prendre définitivement les devants. Le score final est logique, la Norvège était plus constante et surtout plus solide : 24-29.

Le joueur : Thierry Omeyer

A lui seul, il symbolise la rencontre et ses deux phases. En première période, c’était le grand Omeyer, le mur, à presque 50% d’arrêts, limitant la Norvège à 12 buts marqués. Et au retour des vestiaires, Super Titi est revenu à l’image de toute l’équipe de France, peu inspiré. Son pourcentage d’arrêt est tombé en chute libre (un faible 29% au final), au point de pousser Claude Onesta à lancer Vincent Gérard à un quart d’heure de la fin. Une baisse de régime au pire moment.

La stat : +2

La France est finalement éliminée, au point average particulier, et termine même devant la Pologne qui était pourtant l’adversaire numéro un du jour. Mais la Croatie est passée (à la surprise totale) par là et a fait exploser un groupe déjà très tendu. Dire que les Bleus les avait battus logiquement 32-24 …

Le tweet qui résume bien cette soirée de dingos

La décla : Claude Onesta

" Quand certains cadres sont en difficulté, on n’a pas les ressources pour rivaliser à ce niveau-là."

La question : Est-ce que les Experts peuvent nourrir des regrets?

Bien sûr, on se souviendra longtemps de l’exploit croate, et on se dira que s’il avait été un tout petit peu moins large, la logique aurait été moins bafouée et la France encore en lice. On pourra ruminer cette défaite contre la Norvège, qui était certes très bien en place ce mercredi mais qui avait été battue par l’Islande en poules, ou même accroché par la Macédoine pas plus tard que lundi. Mais en réalité, les vrais regrets devront se porter sur le premier tour, et la petite déroute contre la Pologne.

Ce soir-là, les Bleus n’avaient rien eu d’Experts, ils n’avaient quasiment pas proposé de jeu, tout juste été menaçant quelque temps. On les avait sentis impuissants, bloqués dans la stérilité de leur jeu offensif et pris de vitesse défensivement quand leur adversaire avait proposé un peu de variation (comme contre la Norvège d’ailleurs). C’est sur ce match-là que les Français ont perdu gros, en grillant un joker pour le tour principal, mais aussi en manquant une occasion de faire trembler une équipe polonaise qui s’est montrée fébrile une fois mise au pied du mur par la Croatie. On se consolera en se disant qu’en 2012 aussi, les Bleus n’avaient pas atteint le dernier carré, cela ne les avaient pas empêché de décrocher l’or olympique quelques mois plus tard. L'année est encore loin d'être terminée.

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