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Serbie – France, l’antisèche : Un petit pas vers les sommets, un grand pas dans le jeu

L’antisèche : Un petit pas vers les sommets, un grand pas dans le jeu

Mis à jourLe 17/01/2016 à 22:44

Publiéle 17/01/2016 à 22:30

Mis à jourLe 17/01/2016 à 22:44

Publiéle 17/01/2016 à 22:30

Article de Loris Belin
Dans cet article

EURO 2016 - L’équipe de France s’est tranquillement imposée contre la Serbie (36-26), dimanche. Les Experts ont fait parler la poudre offensivement, tout en faisant tourner l’effectif. La qualification pour le tour principal est acquise. Avec maitrise.

Le match : La qualification, la maitrise en plus

La France a montré un meilleur visage que vendredi. En première période, les défenses étaient restées aux vestiaires, exactement ce qu’il fallait pour que les Experts retrouvent leurs sensations offensives : transmission vers les ailes, contre-attaques (8 au total)... tout y est passé. Plus limités, les Serbes ont fini par craquer par fatigue et à trop forcer individuellement (20-24 à la 36e puis 21-29 à la 47e). Claude Onesta donc a pu faire tourner à tous les postes, sans que l’écart ne cesse de gonfler pour atteindre les dix buts à la sirène (36-26). De quoi aborder la seconde phase l’esprit tranquille.

Le joueur : Nyokas en a bien profité

Habituel joueur de banc, Olivier Nyokas a su profiter au maximum du temps de jeu offert par Claude Onesta. L’arrière a apporté beaucoup de rythme et fait parler ses qualités athlétiques. Son 8/8 au tir est aussi rare que précieux. Dans un registre "à la Daniel Narcisse", très aérien, Nyokas a peut-être officiellement gagné sa place dans cet effectif comme joker offensif. "C’est un match clé pour moi, je l’espère", a-t-il déclaré après la rencontre. Le staff français l’espère tout autant.

Olivier Nyokas (France) contre la Serbie à l'Euro 2016
Olivier Nyokas (France) contre la Serbie à l'Euro 2016 - AFP

La stat : 4

Comme le nombre de buts de Nikola Karabatic, tous inscrits en seconde période. L’équipe de France avait marqué 19 buts en première période, avec un Karabatic dans un rôle de meneur de jeu, à l’initiative plus qu’à la finition. Et puis, le leader des Experts a su prendre les choses en main, ouvrant son compteur alors que le but serbe était vide à la 34e minute avant d’enchaîner trois réalisations en quatre minutes (de la 42e à la 46e) pour porter le coup fatal aux Serbes. En un mot : patron.

Le tweet (officiel) qui remet en cause les qualités du gardien serbe

La décla : Claude Onesta

" Sur le plan offensif, c'était presque d'une qualité extrême.""

La question : Les Bleus ont-ils fait le match parfait ?

L’attaque a retrouvé des couleurs avec un jeu bien plus léché que contre la Macédoine. 36 buts marqués, des mouvements de qualité, proches de ceux qui ont fait des Experts un rouleau compresseur irrésistible ces dernières années. Mais tout n’est pas encore idéal. Parce que la prestation est à mettre en perspective avec l’adversité, plutôt faiblarde proposée par la Serbie.

La défense, elle, n’affiche toujours pas les meilleures garanties durant 60 minutes. En première période, les Français ont trop laissé venir les Serbes, ne répondant encore que trop mollement au défi physique. Il faudra être plus constant et plus concentré à l’image d’un Luka Karabatic, à nouveau exclu temporairement à deux reprises avant la mi-temps. La Pologne, qui sera soutenue par toute la salle, devrait être un tout autre défi. Surtout qu’une victoire contre le pays hôte permettrait aux Bleus d’aborder la deuxième phase avec quatre points. De quoi se mettre un peu plus à l’abri.

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