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Guigou : "J'ai tout donné et apporté tout ce que je pouvais"

Guigou : "J'ai tout donné et apporté tout ce que je pouvais"

Le 30/01/2017 à 08:06

MONDIAL 2017 – Tout frais quadruple champion du monde, Michaël Guigou a-t-il disputé sa dernière compétition sous le maillot bleu ? L'ailier de Montpellier, auteur d'un début de seconde période tonitruant, a montré, qu'à 35 ans, il en avait encore sous le capot.

"Je vais savourer. Après, le reste, on aura le temps d'y penser." A l'instar de Thierry Omeyer et Daniel Narcisse, Michaël Guigou n'a pas voulu en dire plus sur l'histoire d'amour qui le lie à cette équipe de France. A-t-il prévu de la conclure à l'issue de ce nouveau triomphe planétaire, son quatrième à titre personnel après ceux de 2009, 2011 et 2015 ? Va-t-il la prolonger jusqu'à l'Euro croate dans onze mois ? Lui seul le sait.

"C’est mon neuvième titre, les médailles s’ajoutent les unes aux autres… Ce soir (dimanche), tout s’additionne", savoure le héros de la seconde période. Très peu utilisé lors des 30 premières minutes, le Montpellier de 35 ans (il les a eus le 28 janvier) a fait la différence au retour des vestiaires. "Je savais depuis hier (samedi) que je n’allais pas commencer, je me suis donc préparé comme si j’allais rentrer sur le terrain au bout de quelques minutes, explique-t-il. C’est pour ça que j’ai mis mes penalties au début : j’étais prêt, quoi qu’il arrive."

"J'ai moins joué mais peu importe, ajoute-t-il. J'ai eu une fin d'année compliquée (en club). J'ai chopé la grippe en préparation, précise celui qui a marqué 5 buts en finale. J'ai essayé de me redynamiser avant le Championnat du monde. Je suis sorti au bout de vingt minutes contre le Brésil parce que j'avais des douleurs... Mais ce soir (dimanche), j'ai mis toute l'énergie que j'avais."

La rage de Michaël Guigou.

La rage de Michaël Guigou.AFP

" Nous sommes restés solides dans nos têtes"

C'est peu de dire que Guigou a remis les Bleus dans le droit chemin. "J'ai tout donné et apporté tout ce que je pouvais, explque Guigou. Quand on est compétiteur, on a envie de gagner et d'aller chercher des titres. C'est mon cas. Et j'arrive à me transcender souvent." Lui aussi a vécu une aventure de trois semaines grandiose. Un engouement de tous les instants : "C'est assez irréel ce qu'on a vécu depuis le début de la compétition. On a été supportés, encouragés quand on a été en difficulté. Malgré tout, on n'a pas chaviré."

Même quand les Bleus ont accusé trois buts de retard en finale, le natif d'Apt ne s'est jamais désuni : "Nous sommes restés solides dans nos têtes avec un plan de jeu que nous avons respecté. Et on a fini par gagner. Ce titre s'ajoute à tout ce que l'on a fait." Jusque-là, Guigou avait levé les bras, à chaque fois, loin de chez lui. Neuf sacres olympiques (2), mondiaux (4) et continentaux (3) depuis 2004. Ce titre à domicile est donc une nouveauté : "On avait été titré à l'extérieur, dans des endroits très compliqués, à Londres (JO 2012) où on était presque entre amis, avec nos familles, mais sans la pression d'être en France. Là, ce soir (dimanche), on était chez nous. Ce qu'on a vécu est très, très fort." Assez pour poursuivre l'aventure chez les Bleus débutée il y a 12 ans et demi lors des JO d'Athènes ?

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