Montpellier ne peut plus être rejoint par Chambéry en tête du Championnat. A deux journées de la fin, les Héraultais disposent de quatre points d'avance et du bénéfice de la différence de buts particulière sur les Savoyards.
C'est le quatrième titre de champion de rang pour Montpellier, le neuvième en dix ans. Sur cette période, seul Ivry s'est immiscé dans le palmarès, en 2007. Il permet aux Montpelliérains d'oublier la déception des éliminations en quart de finale de la Coupe de France et de la Ligue des champions. Chambéry est assuré de finir deuxième, pour la septième fois sur les dix dernières années. Le club savoyard a été titré une fois dans son histoire, en 2001.
"La semaine n'a pas été facile. Mais on a su trouver la force et le courage pour aller chercher cette victoire", a expliqué après le match l'ailier gauche montpelliérain Samuel Honrubia. "On ne s'est pas parlé (avant le match). Il y a une culture de la gagne dans ce club. La force est venue d'elle-même. On n'a pas fait le match parfait, mais on a été bon quand il a fallu", a-t-il ajouté.
Puissance bestiale
Disputée dans un contexte particulier, après le décès cette semaine de Branko Karabatic, le père de Nikola et Luka, et l'entraîneur des gardiens de Montpellier, cette rencontre décisive n'est restée indécise que l'espace d'une mi-temps. Handicapé par les absences de Bertrand Roiné, Grégoire Detrez et surtout celle de Xavier Barachet, qui avait obligé Karel Nocar à se déporter vers le poste d'arrière droit, Chambéry a courageusement lutté en première période.
Les arrêts de Cyril Dumoulin et les buts de Laurent Busselier sur son aile gauche ont permis aux Savoyards de limiter la casse à la pause (16-13). Mais ils paraissaient déjà évoluer sur le fil du rasoir. Emmené par la puissance bestiale de William Accambray, Montpellier n'a pas lâché sa proie, accélérant le rythme dès le retour des vestiaires.
Il était hors de question pour les Héraultais de connaître la même mésaventure qu'en quart de finale de la Coupe de France, lorsqu'ils avaient abandonné un avantage de sept buts en mars face aux mêmes Chambériens. Leur défense exemplaire et les arrêts de Richard Stochl ont permis à Montpellier de placer des contre-attaques, dont se sont goinfrés Michaël Guigou et William Accambray, pour très vite donner une ample proportion au score (26-18, 45e). Un écart dont Chambéry ne pouvait se remettre.



DPPI






















Qui dit mieux ?Le 15/05/2011 à 17:14
Bravo a Lille!Le 14/05/2011 à 23:42