Les Experts sont "au top"

Les Experts sont "au top" - Handball - Jeux OlympiquesAFP

Contre la Suède (29-26), les Français ont montré qu’ils étaient prêts à livrer une bataille physique. Les Espagnols, adversaires des Bleus en quart de finale, sont prévenus.

Les choses sérieuses commencent. Après cinq matches de poules soldés par quatre succès et un revers contre l’Islande (29-30), l’équipe de France entre enfin dans le vif du sujet. Mercredi (à 15h15), les hommes de Claude Onesta vont retrouver l’Espagne en quart de finale dans un match couperet. Et les tenants du titre semblent prêts à relever le défi.

"On a identifié cette étape depuis des mois et des mois. Le quart de finale, on savait que c’était le moment de bascule vers les médailles ou vers les pleurs", estime Onesta, ravi que ses ouailles aient pu faire le plein "de confiance pour mieux le vivre". Son capitaine Jérôme Fernandez a apprécié la performance de son équipe lors du succès convaincant contre la Suède (29-26), lundi : "On a été très bien en défense en première période. On a été efficaces et on a marqué beaucoup de buts, malgré mon échec personnel. En seconde période, le débat s’est équilibré. Mais on a toujours gardé un petit coussin d’avance qui nous a permis de ne pas douter".

"Tant que l’équipe gagne…"

Autre motif de satisfaction : le physique. "De ce côté-là, on est bien. Il n’y a pas de casse. Nos différents stages portent leurs fruits. Les garçons sont au top, alors qu’on vient de faire cinq matches en huit jours", se félicite Fernandez. Au niveau de la cohésion du groupe, les progrès sont visibles également : "On a démontré de vraies valeurs d’homogénéité, même dans les moments où on a un petit peu flanché. On a quand même tenu, et c’est important." Tous ne le disent pas, mais l’objectif des Experts est simple : aller jusqu’au bout. Pour cela, Onesta aura besoin de tout le monde. Fernandez n’est pas inquiet : "C’est bien parce qu’à chaque match, certains joueurs prennent le relais des autres qui sont en échec. Tant que l’équipe gagne et qu’on continue d’avancer, tout va bien."

Convaincants contre la Suède, les Bleus ont pris leur marque pour le prochain match. Pour Bertrand Gilles, "c’est une prise de température avant le quart de finale qui sera encore plus intense." Et de rajouter : "L’importance des matches se modifie. Le plus important, il arrive (contre l’Espagne). On ne peut pas avoir l’ambition qu’on a sans espérer gagner contre les grandes nations de hand." Le grand "Fernand" acquiesce. De toute façon, pour l’arrière de Toulouse, "il n’y a pas de petits adversaires en quart." Les anciens Bleus sont bien placés pour le savoir. Il y a huit ans à Athènes, ils avaient buté à ce stade de la compétition contre les Russes, défaits à trois reprises en poule : "Cela a été une bonne expérience, si je puis dire. C’est bien d’arriver avec un peu de crainte. Ça va nous mobiliser pour les 60 minutes du match de mercredi."

Samedi, Olivier Krumbholz s’est, lui, mouillé et a confié à notre confrère, Yves Michel, qu’en cas de victoire en quart contre le Monténégro (21h30), ses filles "iraient au bout". De son côté, Claude Onesta n’a pas voulu prendre autant de risques : "Chaque étape va être difficile, un vrai bras de fer. Cela va se jouer sur peu avec des équipes qui ont déroulé leur jeu avec beaucoup d’aisance jusqu’à maintenant. Peut-être n’ont-elles jamais encore été habituées à souffrir. Et d’autres qui se sont forgées dans la souffrance et qui seront capables d’aller au bout." L’équipe de France fait clairement partie de cette seconde catégorie. A en croire Onesta, elle peut donc espérer le meilleur à venir.