Primoz Prost, qui a laissé une caution de 8.000 euros, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer l'encadrement de l'équipe, ce qui équivaut à une interdiction de jouer, selon Me Franck Nicolleau, qui s'exprimait à la sortie du tribunal.
"La tricherie est impossible. Mon client s'est contenté de parier sur la deuxième mi-temps", a souligné l'avocat qui a toutefois reconnu qu'il s'agissait d'un geste "idiot". "Il n'est pas sûr qu'ils aient eu conscience de la gravité de leur acte, c'est cette insouciance collective qui les a amenés à ces paris d'une stupidité sans nom", a-t-il ajouté. Niant toute volonté de tricherie de la part des joueurs, Me Nicolleau a déploré qu'il n'y ait "que le procureur pour voir un match truqué".
Samuel Honrubia, champion olympique cet été, a également été placé sous contrôle judiciaire, une mesure qui lui interdit de rentrer en contact avec les autres personnes mises en cause sauf son co-équipier du PSG, le Serbe Mladen Bojinovic, a annoncé son avocat Me Patrick Maisonneuve. "Il reconnaît avoir été physiquement parieur mais il a une contestation absolument formelle du toute idée de match truqué, faussé. L'accusation d'escroquerie ne peut reposer que là-dessus", a estimé l'avocat.
Avant la fin des auditions, sept personnes ont pour l'instant été mises en examen.




























