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Je suis candidat
La fin de son capitanat est un moment difficile pour Guy. Il a été un beau capitaine, fonction qu'il a remplie avec passion. Maintenant, c'est fini, il va devoir tourner la page. Cela ne va pas être simple après treize années remplies essentiellement de Coupe Davis. Cette aventure l'a énormément marqué, comme lui aura marqué aussi cette compétition. Une page se tourne avec son départ et de nouvelles choses vont se mettre en place. J'ai envie de lui tirer mon chapeau, de lui dire 'bravo Guy pour ce que tu as entrepris'.
Beaucoup d'images me parlent. En tant que spectateur de l'ère Forget, les images qui me reviennent sont d'abord cette joie immense lorsqu'il remporte la Coupe Davis en Australie en 2001 lors de sa deuxième finale en trois ans d'exercice - ce qui est, au passage, une sacrée performance. Et ensuite cette défaite cruelle l'année suivante à Bercy face aux Russes alors que Paulo menait deux sets à rien dans le dernier simple de la finale... Ce sont des moments durs, et fantastiques à la fois, à vivre.
Je pense avoir ma chance
Maintenant que la succession est ouverte, je suis candidat pour reprendre le flambeau. Les gens le savent à la Fédération. Je sais que c'est une lourde responsabilité. Cette décision sera prise par la FFT et les joueurs, et non simplement par une seule personne. En tant que vainqueur de la Coupe Davis en 1991, cette passion brûle en moi depuis longtemps. Si on m'en donnait la possibilité, ce serait avec joie et honneur que je reprendrais l'héritage laissé par Guy pour transmettre les valeurs chères à cette équipe et apporter quelque chose de supplémentaire pour essayer de gagner à nouveau cette compétition.
Je vais avoir un entretien avec Patrice Hagelauer, Directeur technique national, avec le président de la Fédération, Jean Gachassin, pour leur exposer mon projet et leur montrer que cette passion est en moi et que je peux être celui qui porte au mieux les valeurs qui sont si chères à l'équipe de France. Je sais qu'il y a d'autres personnes sans doute mieux placées que moi pour devenir capitaine, mais je pense avoir aussi ma chance. Et l'une des choses que je tâcherai de faire si j'étais nommé, c'est de rassembler les meilleurs joueurs et d'essayer de garder une équipe au complet tout au long de la saison en les préparant au mieux physiquement et mentalement à jouer quatre rencontres de Coupe Davis de mars à décembre. Car gagner une Coupe Davis, c'est gagner tous ensemble. C'est cela qui nous manque aujourd'hui.






















