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Mondial 2017 - France-Canada: un match de gala, et plus si possible

Un match de gala, et pourquoi pas plus ?
Par AFP

Le 10/05/2017 à 21:18

CHAMPIONNAT DU MONDE - Après ses deux succès de rang face à la Finlande et la Suise, l'équipe de France défie l'armada canadienne ce jeudi (20h15). Un match de prestige pour lequel les Bleus ont bien l'intention de jouer les troubles-fêtes.

Les hockeyeurs français s'apprêtent à jouer "un match de gala" contre le Canada, la nation de référence de leur sport, dans Paris-Bercy à guichets fermés, jeudi (20h15) dans leur troisième match du Mondial.

L'expression est de l'ailier Damien Fleury, qui n'oublie pas que le match du lendemain, contre le Bélarus, sera moins séduisant mais plus crucial pour les ambitions des Bleus: le maintien au moins, les quarts de finale dans l'idéal. Pourtant, l'époque où ils entraient sur la glace pour en prendre plein les mirettes et plein les filets est révolue. Ils savent, pour l'avoir déjà fait en 2014 (victoire aux tirs au but), que dans un grand soir, et avec un peu de réussite, ils peuvent grappiller des points contre les doubles tenants du titre, invaincus en trois matchs.

L'option de sacrifier la rencontre n'est pas envisagée. "Il y a quelques années peut-être", dit l'entraîneur, d'origine canadienne, Dave Henderson. "Cette fois-ci on y va dans l'idée de gagner". Et de défendre un standing après l'exploit contre la Finlande (5-1) et la belle victoire sur la Suisse (4-3 aux tirs au but). "On ne peut pas se permettre de ne pas jouer à fond, au risque d'être sévèrement malmenés", prévient le sélectionneur.

La joie des Bleus après leur exploit face à la Finlande

La joie des Bleus après leur exploit face à la FinlandeGetty Images

De forts joueurs de NHL

Car, s'il n'y a pas sous le maillot à la feuille d'érable les deux ou trois noms que le grand public pourrait connaître (Sydney Crosby, Carey Price), ce sont de forts joueurs de NHL qui représentent le Canada à Paris. S'ils devaient en choisir trois pour former l'ossature d'une équipe, Fleury prendrait Nate McKinnon, des Colorado Avalanche, le meilleur buteur du tournoi avec 5 buts en trois matchs, Matt Duchene, de la même franchise, et Claude Giroux, qui joue au Philadelphie Flyers avec le Français Pierre-Edouard Bellemare.

"Quand les grandes stars sont là, on en parle plus, mais quoi qu'il arrive ils ont un niveau extraordinaire. Ce sont des joueurs qui ont été éliminés en play-offs de la NHL et qui ont envie d'avoir un trophée", explique Pierre Pousse l'entraîneur-adjoint des Bleus. Le style des Canadiens, physique et direct comme le leur, convient mieux en général aux Français que celui, plus technique, des Européens de l'est ou du nord. Mais de là à dire que l'exploit est à portée de la main, il y a un pas que les Bleus se gardent bien de faire.

"Ce sont des joueurs qui pour la plupart n'ont jamais joué ensemble. Il leur faut un peu de temps pour mettre leur jeu en place. Or en 2014, nous les avions rencontrés au premier match. Là, ils en seront à leur quatrième", se méfie Henderson. En avance sur leur tableau de marche avec deux victoires et une défaite initiale (3-2 contre la Norvège), les Français refusent pour le moment de parler d'autre chose que de se maintenir en évitant la dernière place du groupe B. "Avec cinq points, l'Autriche a été reléguée il y a deux ans", souligne Pierre Pousse.

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