Jeux olympiques - Londres 2012
27/07/2010 - 16:56 - Mis à jour le 27/07/2010 - 19:39Test grandeur nature

A deux ans jour pour jour du coup d'envoi des JO de Londres, des médaillés olympiques ont testé mardi en grandeur nature les installations qui sont achevées à plus de 70%.
Le chantier est tellement en avance que des JO "anticipés" devraient être tenus, a plaisanté le maire de Londres, Boris Johnson. "La chose intelligente que le pays devrait faire, c'est tenir des JO anticipés qui surprendraient nos adversaires en plein sommeil", a-t-il lancé à la presse. Le "Big Build" ("grand chantier") pourrait être livré dès juillet 2011 au lieu d'octobre, selon le comité organisateur. Un travail "impressionnant", avait récemment estimé lors d'une visite le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge. Paul Deighton, directeur général du comité organisateur, a souligné "le progrès" accompli. "Mais il y a encore beaucoup à faire", a-t-il averti dans une interview à l'AFP.
Comme pour confirmer l'avance prise par le chantier, le sprinteur américain Michael Johnson et le cycliste sur piste britannique Chris Hoy, quadruple champion olympique, ont étrenné certains des principaux sites de Londres. Michael Johnson, quadruple médaillé d'or entre 1992 et 2000, a couru quelques dizaines de mètres, avec une poignée d'enfants arborant le tee-shirt olympique, sur une petite piste provisoire du Stade olympique, une enceinte modulable de type Colisée capable de passer de 25.000 à 80.000 spectateurs.Avant lui, John Amaechi, ancienne gloire de la ligue américaine de basket-ball (NBA), a effectué quelques lancers francs dans le stade de 12.000 places réservé au basket et au handball. Quant à Hoy, ambassadeur des JO-2012, il a testé le parquet du Vélodrome.
Durabilité et héritage pour credo
Après le gigantisme des Jeux d'été de Pékin en 2008, Londres, sélectionné en 2005 aux dépens notamment de Paris, entend se placer sur un autre terrain: celui de la durabilité et de l'héritage. Le gouvernement britannique a ainsi saisi l'opportunité de l'immense chantier pour réhabiliter l'East-End de Londres: le site olympique est situé à Stratford, longtemps synonyme de misère et de criminalité galopante. "On ne voit pas cela seulement comme un site pour la compétition. On voit ce qui va rester après Londres", a déclaré Chris Hoy à la presse, peu après avoir essayé la piste du Vélodrome sous les hourrahs des travailleurs du bâtiment.
Contrairement à la Chine, qui avait semblé dépenser sans compter, Londres se retrouve de plus avec la délicate tâche d'organiser des Jeux au moment où les autorités serrent les cordons de la bourse. Le nouveau gouvernement, installé en mai, se fait fort de résorber d'ici début 2016 la quasi-totalité du déficit budgétaire (actuellement de 10,1% du produit intérieur brut).
Se lançant dans un sévère programme d'austérité tous azimuts, il a obtenu une réduction de 27 millions de livres (32 millions d'euros) du budget annuel des JO, ne se privant pas de rappeler que, sous l'ancien gouvernement travailliste, le budget des Jeux avait presque quadruplé. Entre le dossier de candidature qui l'avait emporté sur Paris en 2005 et maintenant, il est passé de 2,4 milliards de livres (2,9 milliards d'euros) à 9,3 milliards de livres (11 milliards d'euros). Le secrétaire d'Etat aux JO, Hugh Robertson, a déjà averti, dans une interview à l'AFP, que le budget pourrait subir de nouvelles coupes à l'automne quand seront annoncées les conclusions d'une révision en cours des dépenses de l'Etat.












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