Valentino Rossi (Yamaha) est vraiment l'homme des records et reste un pilote à part. Troisième victoire consécutive de la saison, septième succès de suite sur le Mugello, 65e succès en 500cc/MotoGP et 91e victoire, toutes catégories confondues soit le deuxième palmarès dans l'histoire des championnats du monde de motocyclisme, derrière l'ogre Giacomo Agostini et ses 128 succès. Le prodige de Tavullia a rendu dimanche une copie presque parfaite. Presque car son départ depuis la position de pointe a été assez moyen, comme souvent.
En troisième position, Rossi prend son temps pour se débarrasser de Pedrosa, qui réalise pourtant le holeshot, puis de Stoner sur un superbe dépassement dans l'une des nombreuses et belles courbes du circuit toscan. Dès lors, le septuple champion du monde impose sa marque. Attaquer et ne plus jamais être revu jusqu'à la ligne d'arrivée comme lors de ses plus belles heures. "C'est fantastique" déclare tout simplement le pilote Yamaha chaussé en Bridgestone. C'est également grâce au facteur pneumatiques qu'il a su maintenir de bout en bout un rythme très élevé
La surprise de Angelis
Un rythme que n'a pu tenir deux de ses plus sérieux rivaux pour le titre, Casey Stoner (Ducati) et Dani Pedrosa (Honda). Le pilote australien a pourtant occupé, un temps, la tête de la course avant de se résigner à ne pourvoir suivre Rossi. Il parvient ensuite, dans la dernière partie de la course, à lâcher Pedrosa en difficulté et sous la menace du retour de l'étonnant Alex de Angelis (Honda). Le Saint-Marinais, critiqué en début de saison pour ses faiblesses mentales dans les catégories inférieures et notamment sa chute lors du tout premier grand prix de la saison au Qatar, a répondu de la meilleure des manières. Il décroche le meilleur résultat de la saison pour le team Gresini.
Parti de la dixième place, de Angelis a pourtant pris un mauvais départ avant de remonter en sept tours de la 14e à la 4e place en réussissant à plusieurs reprises le meilleur tour en course. Les Tech3 de Yamaha se sont, elles, bien comportées avec les 5e et 6e places de Colin Edwards et James Toseland. En revanche, Loris Capirossi a quelque peu déçu avec une huitième place loin de son bon début de course, où il a longtemps tenu la dragée haute au trio de tête. Nicky Hayden (Honda), rapide sur piste mouillée, ne finit que douzième juste derrière le solide Sylvain Guintoli (Ducati) qui accroche sa meilleure place de l'année.
En revanche, le Mugello est devenu le tombeau de Randy de Puniet (Honda) qui a fini sa course dans le bac à graviers, probablement poussé par Marco Melandri (Ducati), lui aussi contraint à l'abandon. Une nouvelle raison de s'inquiéter pour l'avenir des deux pilotes. Au classement, Rossi, lui, consolide son leadership avec douze points d'avance sur Dani Pedrosa et 28 sur Jorge Lorenzo (Yamaha), parti à la faute à mi-course.
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