Vous êtes un peu l'intermittent de la MotoGP cette saison, n'est-ce pas difficile à vivre ?
Olivier Jacque : C'est effectivement une heureuse surprise d'être ici. La semaine dernière, je regardais le GP du Japon en direct à la télévision, chez moi à Londres, et dès la fin de la course, Harald Eckl, le patron de l'écurie, m'a appelé au téléphone pour me demander de faire mes valises pour au moins deux grands prix. C'est à la fois génial et frustrant. J'ai l'impression d'arriver en caleçon et de redécouvrir la moto à chaque fois. J'ai toujours un peu d'inquiétude et je me demande, à chaque fois, si je vais retrouver mes sensations. C'est surtout l'habitude de l'oeil, le contrôle, le réflexe qui manquent.
Vous sentez-vous capable de monter sur le podium à Sepang ?
O.J. : Ça dépendra du temps. La Kawa marche mieux sous la pluie. Mais franchement je ne pense pas pouvoir monter sur le podium ici. Je vais mettre à profit la Malaisie pour être efficace au Qatar et tenter de marquer des points. Je ne sais pas trop comment la moto va réagir. J'ai toujours les sensations qui reviennent, mais je ne serai pas forcément au point".
Etes-vous satisfait de vos précédentes "piges" ?
O.J. : A Shanghai, tout le monde était bluffé et surpris par ma deuxième place. Mais c'est un monde éphémère. 'The show must go on' (le spectacle doit continuer), comme on dit. Au GP de France ce n'était pas mal. En Allemagne, je n'ai pas fait 100 mètres... J'ai peu d'expérience en GP avec Kawasaki, mais je me suis fait plaisir. La moto est bonne, l'équipe aussi, il n'y a pas la barrière de la langue comme chez Moriwaki en 2004, pour qui je n'ai couru que deux grands prix. Je manque juste un peu de roulage.
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