Alex Barros (Honda, vainqueur) : "Je suis très heureux. Ce succès achève une fin de semaine parfaite. Nous avons remporté les essais libres, la qualification et la course. En début de course, avec la pluie, Sete Gibernau (ESP/Honda, chute au 17e des 28 tours), a pris un peu d'avance. Puis il a ralenti et je l'ai rattrapé. Je lui ai alors mis la pression jusqu'à ce que des gouttes réapparaissent. Il a perdu l'avant et a chuté. C'était limite. J'ai vu les drapeaux blancs (autorisation de changer de moto équipée de pneus adaptés) mais je n'ai pas pensé m'arrêter. Il ne pleuvait pas assez. La piste était toutefois piégeuse. Mais je ressentais une immense satisfaction. Sur la fin, Valentino Rossi a sprinté. J'ai perdu quelques secondes dans le dernier tour, mais seulement parce que je voulais savourer ma victoire".
Valentino Rossi (Yamaha, 2e) : "Ce fut vraiment une course difficile pour moi. Les conditions étaient si étranges, avec des plaques d'humidité par ci par là. Au début il tombait une légère pluie, puis ce fut de pire en pire, à tel point que la première partie du circuit était très humide. C'est horrible de rouler en pneus slicks sur le mouillé. Pourtant, je suis très content d'avoir terminé à la seconde place, car désormais nous avons 20 points d'avance et ce fut une course très importante pour nous par rapport au Championnat du monde. La moto a encore quelques problèmes et nous avons énormément de travail à effectuer. Aujourd'hui ça a tenu un peu du miracle, et la chance y était pour beaucoup. Je me suis peu à peu habitué aux conditions, mais ce n'est pas idéal de piloter comme cela. Les nouvelles règles (drapeau blanc) sont meilleures pour la télévision, mais ne sont pas complètement sûres, bien que ce soit plus clair pour tous les pilotes lorsque la course est déclarée humide. Je pense qu'il est impossible dans notre sport de trouver la règle idéale dans ces conditions".
Max Biaggi (Honda, 3e) : "On retiendra qu'aujourd'hui Max Biaggi était là, et bien là ! Je voudrais que ce soit le cas à chaque course. Il s'est trouvé qu'en outre, je disposais d'une bonne moto. Mais nous pouvons faire mieux, bien mieux. Le potentiel du Honda Racing Competition (HRC) est bien supérieur à ce que nous avons démontré à Estoril. Malheureusement, j'ai dû courir avec ma moto de réserve. La première, celle sur laquelle je me sentais bien mieux, a rencontré un problème technique. De la sorte, la troisième place nous satisfait. Je suis personnellement heureux et je le suis aussi pour mon écurie. Finalement, je les ai vu sourire. Nous avions besoin de ce podium pour recharger les batteries. Notre travail n'est pas terminé, mais nous sommes sur la bonne voie"
Ruben Xaus (Yamaha, 10e) : "Tout au long du week-end, j'ai amélioré mon rythme, mais lorsque j'ai vu la pluie ce matin, j'étais mal. Je suis parti de la quatrième ligne, mais lors des deux premiers tours j'ai eu du mal et j'ai perdu du terrain, ce qui m'a obligé à attaquer pour essayer de rattraper le peloton. Ce fut difficile de terminer la course, mais nous l'avons fait ce qui était le plus important. Pendant la plus grande partie du Grand Prix, j'ai roulé seul ce qui était difficile, surtout en slicks sous la pluie. C'était un challenge délicat, mais nous l'avons relevé."
Toni Elias (Yamaha, 14e) : "Ce fut un week-end très difficile. Physiquement je n'étais pas en grande forme compte de la douleur ressentie à mon genou, suite à ma chute d'hier. En course les conditions changeaient tout le temps. Je crois que j'ai appris beaucoup aujourd'hui et nous allons continuer à essayer de nous améliorer à chaque course."
Hervé Poncharal (Yamaha Fortuna, directeur) : "Je suis vraiment content du travail accompli ici, car ce fut un Grand Prix difficile et finalement nos deux pilotes se sont bien comportés. Prendre des points était important pour la suite du championnat. Je suis particulièrement satisfait de Ruben, qui a su se faire justice. Toni eut un premier jour d'essais formidable, puis il est tombé hier, et dans ces conditions climatiques il avait perdu un peu de confiance en lui. Pourtant aujourd'hui il a démontré en course, qu'il savait comment faire pour être compétitif."





















