Ce n'était qu'une question de temps. Jorge Lorenzo a finalement décroché le gros lot au bout de son troisième Grand Prix dans la catégorie reine et après trois poles positions consécutives, dimanche à Estoril. Signe que le Majorquin est de la trempe des grands champions et que ses résultats depuis l'ouverture de la saison ne sont pas du tout le fruit du hasard. Le numéro 48 a cependant dû se battre jusqu'au bout pour s'imposer après avoir accéléré à la mi-course et décrocher le trio Pedrosa-Rossi-Dovizioso, dont il faisait partie.
C'est finalement son meilleur ennemi, Pedrosa, qui se décidait à aller le chercher. En vain, le Catalan devait s'incliner face à la maîtrise et le sang froid du meilleur des rookies. Le triomphe de Lorenzo a été donc arraché de haute volée après un départ introduit par des gouttes de pluie et une première partie très serrée où pas moins de trois pilotes se sont partagés la tête de la course: Rossi, Pedrosa et le lauréat du jour. De plus, Andrea Dovizioso (Honda) prenait un excellent départ pour suivre le trio infernal avant de tomber à mi-course.
De Puniet faiblit
C'est cet évènement majeur qui décantait la course puisque Lorenzo prenait le commandement pour ne plus le lâcher jusqu'à la fin. Et ce malgré, la pression mise par Pedrosa jusque dans le dernier tour. Derrière, Rossi assurait comme il pouvait en se contentant de la troisième place devant un très bon Colin Edwards (Yamaha) et un surprenant John Hopkins (Kawasaki), un temps à la bagarre avec l'ancien quatuor de tête. Le tenant du titre, Casey Stoner (Ducati), a, lui, livré une course honnête avec ses propres moyens pour glaner une sixième place rassurante dans la perspective de la défense du titre et du prochain rendez-vous, en Chine.
Les machines du team Tech3 de Colin Edwards et de James Toseland livraient une belle prestation avec la 4e place de l'Américain, discret et efficace, et la septième du néophyte britannique qui s'est défait à un tour et demi de l'arrivée de Randy de Puniet. Pas de la manière dont les supporters du Francilien le souhaiteraient.
Celui-ci a encore raté son départ pour pointer en 14e position au premier tour avant de remonter régulièrement pour se battre en fin de course pour la sixième place. Stoner, trop rapide, c'est finalement avec Toseland qu'il devait cravacher mais ses nerfs ont eu raison de lui puisqu'il chutait avant de repartir pour ne récupérer que la 15e place, juste derrière Sylvain Guintoli, toujours en délicatesse avec sa Ducati. Dimanche, le Lorenzo's land, du nom du drapeau que plante habituellement le nouveau leader du championnat sur les circuits qu'il conquiert, gagne de plus en plus de terrain et cela ne fait que commencer.
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