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Poncharal : "Rossi a dit à Johann : 'Bravo, de ce que j'ai vu, tu roules très très bien !' "

"Rossi a dit à Johann : 'Bravo, de ce que j'ai vu, tu roules très très bien !' "

Le 10/02/2017 à 10:35Mis à jour Le 10/02/2017 à 11:38

MOTOGP 2017 - Hervé Poncharal a vu beaucoup de pilotes arriver en catégorie reine et pour lui, Johann Zarco (Yamaha Tech3), développe une excellente approche, tout en détermination sans trop en faire. Valentino Rossi. Et à Sepang

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Arrivé en MotoGP avec le statut de double champion du monde de Moto2 en titre, le Cannois fait preuve d’une extraordinaire maturité face au défi d'un apprentissage complexe.

"N'ayant jamais travaillé avec Johann, je l'avais observé de l'extérieur et j'avais noté que c'était quelqu'un qui voulait comprendre avant de pousser, quelqu'un de très méticuleux, quelqu'un qui avait besoin d'une méthode et d'un entourage", raconte le patron de Bormes-les-Mimosas. "Et c'est ce qui fait que je suis encore plus bluffé aujourd'hui car je m'attendais à ce qu'il monte en puissance, qu'il y aille crescendo mais pas qu'il soit aussi performant tout de suite. Malgré cela, il s'est de suite bien senti sur la moto et a de suite pu réaliser de belles performances."

Johann Zarco (Yamaha Tech3) lors des tests IRTA le 1er février 2017

Pour lui, Johann Zarco dégage une confiance à l'abri d’une arrogance qui en a perdu plus d’un. "Il est impressionnant de calme, de sérénité, de sang-froid… ce n'est absolument pas quelqu'un qui bombe le torse et te fait des déclarations à l'emporte-pièce du style ‘moi je vais faire ceci, cela’, par contre tu sens que dans sa tête, il y a un plan avec beaucoup d'ambitions", explique le directeur de l’équipe satellite de Yamaha.

"Il a vraiment une adoration et un respect pour Valentino"

"Tu sens qu'il ne veut pas monter en MotoGP et que ce soit la dernière phase de sa carrière, tu sens qu'il veut être performant", poursuit-il. "C'était marrant parce que le mercredi, il y avait une dualité dans sa tête ; il a d'abord réalisé une simulation de course, malheureusement écourtée par la pluie et puis là il nous a dit "j'arrête ! on a réalisé de bons essais et je suis fatigué alors ce n'est pas la peine de tout jeter à terre avec une bête petite erreur. Ce n'est pas parce que je ne réussis pas un tour en 1'59" que mes essais seront ratés". Il est parti, s'est reposé, s'est fait masser et puis il est revenu, est monté en piste pour le ‘time attack' et a réussi un tour en 1'59"7. Quand il est rentré il nous a dit que cela signifiait réellement quelque chose pour lui d'avoir cassé la barre des deux minutes parce que c'était comme un mythe pour lui."

Valentino Rossi (Yamaha Factory) lors des tests IRTA à Sepang le 30 janvier 2017

Et puis, Johann Zarco n’a jamais caché son admiration pour Valentino Rossi. Et à Sepang, une expérience extraordinaire l’attendait. "Il a eu l’occasion de faire quelques tours devant et quelques tours derrière Valentino Rossi qui, d’ailleurs, en a parlé et tu ne peux pas savoir à quel point cela lui a fait plaisir !", rapporte le patron des Bleus. "Il a vraiment une adoration et un respect, que d’autres n’ont d’ailleurs peut-être pas, pour Valentino. A la fin du second jour, il l’a croisé car ils étaient au même hôtel et il l’a remercié pour l’avoir laissé faire quelques tours derrière lui en lui disant qu’il avait adoré cela car c’était son rêve depuis qu’il avait commencé la moto. Valentino lui a alors dit "Viens, on va aller boire une bière ensemble". Ils y ont été, ils ont bu une bière et Rossi lui a dit 'Bravo, de ce que j’ai vu, tu roules très très bien !'."

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