Moto - Saison 2009
12/03/2009 - 16:00Di Meglio : "J'ai compris ce que j'ai à faire"

Champion du monde 125cc en titre, Mike di Meglio va débuter en 250cc chez Aprilia Aspar. Il doit se faire à un pilotage différent, ce qui ne l'empêche pas d'être ambitieux.
Qu'avez-vous fait depuis la fin de la saison 125cc ?

Mike di Meglio : Je me suis de suite préparé pour la 250cc en prévision des essais fin novembre. Je suis rentré directement chez moi en me demandant ce que j'avais à faire pour m'adapter à ma nouvelle catégorie. Mes essais en piste ne se sont pas très bien déroulés et je me suis alors reporté sur ceux de fin janvier, en me demandant ce que je pouvais bien améliorer, comment je pouvais être mieux sur la machine. J'ai fait la fête avec les amis car l'hiver est le seul moment de l'année où on peut faire ça. Ça m'a permis de faire le vide. On m'a aussi offert un stage chez Serge Blanco, où j'ai passé un très bon moment.
Qu'avez-vous du changer dans votre pilotage ?
M.D.M. : Avec une 125cc, j'arrivais vraiment à freiner plus loin que tout le monde, et pas fort. Je rentrais très vite dans les virages et je parvenais à faire tourner très vite la moto en la faisant glisser. Avec une 250cc, il faut freiner très fort, bien la ralentir en ligne pour ensuite virer très large puis s'appliquer dans la phase d'accélération. Au début, j'ai eu du mal avec ça car je rentrais très vite dans les virages et je ne me ralentissais pas assez droit. Je ne pouvais donc pas faire tourner ma moto et accélérer fort. A chaque fois que j'essaie de faire ça, j'ai l'impression de ne pas avancer. Cependant, je m'applique et les chronos commencent à venir tout seuls. J'ai compris ce que j'ai à faire. Il me faut juste du temps pour m'habituer à ce style.
Quel est l'impact des pneus, qui sont plus larges qu'en 125cc ?
M.D.M. : La moto glisse plus, et plus facilement, mais j'arrive à gérer, à contôler. J'y parvenais déjà en 125cc. C'est parfois un peu plus amusant même si les chronos ne tombent pas.
Vous continuez donc de la faire glisser...
M.D.M. : Oui, c'est quelque chose que j'aime beaucoup. J'ai suivi quelques fois des pilotes expérimentés et j'ai constaté qu'en me servant de ça, je restais plus qu'eux à l'intérieur dans les virages. C'est positif.
Où vous situez-vous dans la hiérarchie ?
M.D.M. : Peut-être pas dans le groupe des cinq premiers, mais juste derrière. Tout dépend de la façon dont je vais pouvoir progresser en pneus usés.
Qui vous entoure dans cette équipe Aspar ?
M.D.M. : Trois mécaniciens, un chef mécanicien, un télémétriste, le patron de l'équipe Gino Borsoi, associé d'Aspar Martinez. Je travaille plus avec mes mécaniciens, avec qui je règle la moto. Autrement, mon entraîneur me regarde en piste et me donne quelques conseils.
Qui comprenait bien votre machine l'an dernier ?
M.D.M. : Simoncelli (ndlr : champion du monde 250cc 2008) ; il roulait très bien avec avant de changer de moto. Mais la comparaison s'arrête là car on n'a pas le même style de pilotage.
Quels sont vos objectifs ?
M.D.M. : Comprendre cette machine dans le but de gagner des courses cette année, me battre pour des podiums.
Sur quoi mettez-vous l'accent dans votre préparation ?
M.D.M. : Le physique et le pilotage. Le mental vendra juste avant Losail.
Le programme des Grands Prix a changé. La séance d'essais du vendredi matin a été supprimée. Ça n'a rien d'idéal...
M.D.M. : Effectivement, mais si j'arrive à bien assimiler le style de pilotage, ça ira. J'apprécie le circuit du Grand Prix du Qatar.















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