Vous n'avez plus remporté de finale au niveau national depuis 2008 et une nouvelle fois vous échouez sur votre distance favorite ?
ALAIN BERNARD : "C'est décevant mais c'est comme ça, c'est le jeu. Comme je le disais, c'est assez usant les années les unes après les autres de devoir être au top une fois, deux fois, trois fois dans l'année comme ça. Sur le 100 m c'est beaucoup plus fatigant nerveusement une finale aux Championnats de France qu'une finale aux Jeux ! Je suis fatigué d'autant de stress. Mais c'est le jeu, à moi d'analyser, de réfléchir calmement, de me poser avec Denis (Auguin, son entraîneur) et de travailler comme il faut pour revenir."
Qu'est-ce qui vous a manqué pour rivaliser avec vos adversaires ?
"Je ne sais pas ce qui a péché. Certainement un peu de fatigue nerveuse avec hier (le 50 m libre) et puis cette approche des séries du 100 m, puis de cette finale. Avant même le 50 m je pensais déjà au 100 m. C'est très usant et ça fait trois ou quatre ans qu'on répète ça. Après, techniquement et musculairement j'étais bien, c'est ça qui est dommage. L'enjeu est super important mais si on n'est pas la le jour J..."
Vous aviez regretté d'être un peu trop crispé à l'issue du 50 m libre, était-ce encore le cas pour cette finale du 100 m ?
"Une grosse performance ça se construit sur tout un ensemble de choses qui doivent être en osmose. Tout doit être bien dans l'eau, mais là j'ai eu certains blocages qui m'ont empêché de m'exprimer pleinement aujourd'hui. Il y a des concurrents, ils sont là, ils sont forts, bravo à eux."
Est-ce qu'on peut considérer ce mauvais résultat comme un coup d'arrêt ?
"Non, mais il va falloir être vraiment vigilant sur les week-ends de compétition et faire les choses de manière plus ciblée: faire un peu moins de meetings peut-être... On verra. Je ressens beaucoup de déception, on va réfléchir avec Denis. Mon principal objectif de toute façon ça reste Londres: les Jeux c'est autre chose."



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