FREDERICK BOUSQUET, o bjectif atteint avec ce titre et cette qualification pour les Mondiaux de Shanghai en juillet ?
F.B. : Oui, mission accomplie, c'est validé mais ça n'a pas été facile ! Toute la journée a été difficile, même depuis hier où je ne réalise pas tout ce que je voulais sur le 100 m papillon (qu'il a également remporté): je me demande si la forme est là, je me rends compte que je ne suis pas dans la facilité. Du coup j'ai vécu une journée de doute à me demander si je ne m'étais pas un peu trop avancé à dire que je me sentais favori. En plus j'ai vu Fabien (Gilot) et Alain (Bernard) très bien nager ce matin en séries.
Etes-vous satisfait de votre course ?
F.B. : Je suis crispé sur ma course mais à l'arrivée je touche quand même devant, je suis vraiment content. C'est un soulagement, une énorme satisfaction parce que je ne me sens pas aussi bien que je le souhaiterais. Je ne me sens pas dans une condition physique extraordinaire, mentalement, c'est pas non plus l'idéal. Je termine ce 50 m vraiment à plat mais malgré ça j'arrive quand même à sortir mon épingle du jeu et à décrocher mon billet (pour Shanghai).
Vous avez malgré tout réalisé le meilleur chrono mondial de ce début d'année (21 " 82) ?
F.B. : Le chrono en terme de performance pure c'est pas génial mais ça reste pas trop mal pour un mois de mars. C'est à peine moins rapide que l'année dernière (21.71 en finale à Saint-Raphaël) mais chaque course est différente et l'année dernière ça ne m'a pas empêché de nager trois ou quatre dixièmes plus vite durant l'été. J'espère que ça ira dans le même sens cette fois-ci.
Est-ce que vous vouliez frapper fort ?
F.B. : Avoir envie de frapper un gros coup, ça peut être dangereux à cette période de l'année. Là l'objectif principal était de passer le cap des qualifications, sans doute les plus dures en Europe pour les épreuves de sprint.
Le 50 m c'est vraiment votre domaine réservé ?
F.B. : Maintenant que c'est passé je peux le dire mais je n'aurais jamais osé l'affirmer avant parce que rien n'est jamais gagné, surtout sur 50 m avec les adversaires que j'ai sur cette course, qui sont bourrés de talent et plein de qualités.
Vous sentiez sous pression à cause de la polémique ?
F.B. : Il y avait de ça et aussi le fait qu'on m'annonce comme le favori à chaque fois. On dit que c'est mon épreuve et que je suis imbattable donc forcément ça rajoute de la pression. Je ne sais pas si cette pression a rendu les choses plus difficiles ou si au contraire ça m'a encouragé à essayer de faire mieux. J'ai essayé de m'en servir comme motivation.
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AFP






















Lui donner les moyens de battre César Cielo, en étant accompagné de son coach, me parait raisonnable et même incontournable...
Bravo, Freddd !!!!Le 24/03/2011 à 22:32